‹ Chroniques (volume 2)Chapitre 37 sur 60 · Pierre de Genève, frère du pape d'Avignon · texte numérisé non relu

Pierre de Genève, frère du pape d'Avignon

7. Le 17 septembre, le duc est à Aiiuila, dans l'Abruzze, où il est reçu avec les honneurs souverains. Il reprend sa marche en avant et le 6 octobre pénètre sur les terres de l'abbaye du Mont-Cassin: le 14, à Maddaloni, l'armée angevine est à six lieues et demie de Naples (Valois, La France et le grand schisme, t. II, p. 49, 52-53).

8. La reine Jeanne était moric 1res probablement le 27 juillet 1382.

Liv . CHRONIQUES DE J. FROISSART.

Siciliens, qu'elle ait pu disposer de son royaume en laveur de l'antipape Clément.

11 se contente de pourvoir d'hommes et de vivres le château de l'OEuf, imprenable sinon par magie, et compte sur le temps pour rentrer en possession de ses provinces, sachant bien qu'une armée, fût-elle de 30,000 hommes^, finit toujours, loin de son pays, à s'épuiser et à manquer d'argent. P. 173 à 175, 358, 359.

Le duc arrive en Fouille et en Calabre, pays riches et fertiles, et reçoit la soumission des villes. Les habitants de Naples laissent leurs portes ouvertes, sachant bien que les gens du duc n'oseront point s'aventurer dans leurs rues dangereuses-.

Mise à mort de l'enchanteur, qui propose au duc de le rendre maître du château de l'Œuf^. P. 175 à 178, 359, 360.

Au commencement d'avril, les chevaliers qui ont tenu garnison tout l'hiver à Villa Viçosa envoient à Eslreuioz le syndic de Latrau, pour demander au comte de Cambridge l'autorisation de chevaucher. Le comte leur dit de patienter jusqu'à l'arrivée du duc de Lancastre, qui doit venir avec une grosse armée. Le roi de Portugal, en uiénie temps, leur députe .lean Fernandez ' pour leur défendre toute action.

Malgré tout, les chevaliers sont résolus à marcher et décident Jean Fernandez à les suivre. P. 178 à 181, 360, 361.

Cette date, nouvellement proposée par M. Jarry [Bibl. de l'Éc. des chartes, I. LV, p. 236\ semble concorder avec celle du service solennel que Charles de la Paix lit célébrer le 31 juillet pour le repos de son âme (Valois, La France et le grand schisme. I. Il, |>. 51).

1. L'évaluation du uoiubro des houmios comiiosanl l'arMiéo angevine varie suivant les chroniiiueurs. M. Valois [toc. cit., p. 39, noie 1), que nous ne pouvons mieux l'aire que de suivre pour loule cette période, a relevé des difrérenees allant de Ifj.OOO à 100,000.

2. Four des raisons multiples, le duc s iinuiobilisa devant Naples, sans pouvoir empêcher les bandes de Ilawkwood de l'aire leur jondion (31 novembre) avec Charles de la Paix, qui l'amusait en le déliant à des combats personnels, doni la date était éternellement rémise (Valois, ioc. cit., p. 53-57).

3. L'enchanleur donl parle Froissarl dait un clicvalii'r nommé (ïarillo Caracclolo et surnoniiui'' le Chevalier sauvage. Va\\o\>' par Charles de la Paix pour délier le duc d'Anjou, il lui ar<usé de |irali<pies ténébreuses et inat;ii|ues et brùli'', en di'pil de sim caractère de messa}j;<'i' (Valois, loc. cit., p. 56).

4. l'eu de teui|is auparavant. .Ican fernandez Andeini avail été fait comlc d'Ourem (D. Nunez, t. Il, |>. 325),

Page 1