SOMMAIRE DU DEUXIEME LIVRE, §§ 169-192. IX
la Trinité', elle vient traverser l'Oust à Brehan^, et campe sur la rive droite de la rivière.
Effrayés de l'approche des Anglais, les habitants de Vannes demandent conseil au duc de Bretagne qui les rassure et les engage à ouvrir leurs portes au comte, sous la condition qu'il ne logera que quinze jours dans leur ville. Lui-même, le lendemain, il sort de Vannes au-devant de Buckinghara qui, après un arrêt à Brehan, avait, la nuit précédente, couché à Saint- Jean^.
Le duc s'excuse auprès du comte de son manque de parole : il invoque les résistances qu'il a rencontrées chez ses vassaux et les menaces des seigneurs de Clisson , de Laval et autres hauts barons. La saison, du reste, est avancée; mieux vaut attendre l'été pour recommencer la campagne. Le comte, bien accueilli par les habitants de Vannes, jure de n'y séjourner que quinze jours et est logé au château de la Motte'', tandis que le duc s'en va à son château de Sucinio^, d'où il échange des visites avec le comte.
Les lieutenants de Buckinghara devaient, d'après les conventions, être logés avec leurs hommes à Hennebont*, à Quimper-Corentin' et à Quiraperlé^; mais ils ne peuvent réussir à se faire ouvrir les portes de ces villes et sont forcés de se cantonner dans les faubourgs, où ils souffrent du froid et du manque de vivres'.
Harcelées sans cesse par les garnisons des châteaux de Kaer'" et de Guéméné-Guingamp", appartenant au vicomte de Rohan,