ET
1327. Une ambassade est envoyée en Hainaut avec mission de demander pour le jeune Edouard III la main de Philippe*, l'une
même personnage dont Whiltaker peut avoir été le nom patronymique ou le surnom, et Rokeshy le nom de lief.
1. Dès le 27 août 1326, Isabelle, reine d'Angleterre, s'était engagée
des filles du comte Guillaume de Hainaut. Les ambassadeurs vont d'abord à Beaumont prier Jean de Hainaut de vouloir bien appuyer leur demande et solliciter son frère en leur faveur ; de là ils se rendent au Quesnoy auprès du comte de Hainaut qui s'empresse de consentir au mariage de sa fille avec le roi d'Angleterre. La parenté des futurs époux rend nécessaire une dispense que le pape Jean XXH accorde volontiers, sur la demande des dits ambassadeurs. P. 74, 73, 282 à 285. — Philippe est épousée à Valenciennes par deux évêques envoyés par le roi d'Angleterre et en vertu d'une procuration spéciale. Après la cérémonie, elle prend congé de ses parents et part pour l'Angleterre en compagnie de Jean de Beaumont, son oncle, et d'un certain nombre de chevaliers du Hainaut, notamment d'un jeune écuyer qui devint plus tard fameux sous le nom de Gautier de ^launy. J>a jeune reine s'embarque à Wissant et arrive à Douvres. Cette princesse, qui fut mère de onze enfants, porta bonheur à l'Angleterre : ce pAys fut couvert de gloire et ne connut ni famine ni disette, tant qu'elle vécut. Philippe de Hainaut, à peine débarquée, se rend en pèlerinage à Canterbury, elle passe à Rochester, puis à Dartford ; et, après s'être arrêtée à la résidence royale d'Elthani où elle prend congé de son oncle, elle va rejoindre son mari Edouard HI et Isabelle, la reine mère, à York où elle était attendue. Après une réception magnifique , le mariage est célébré solennellement dans la cathédrale de cette ville. A Pâques, les nouveaux époux vont au château de Windsor, ils font ensuite leur entrée à Londres où des fêtes de toute sorte, qui durent plus de trois semaines , et de grandes joutes sont célébrées en leur iionneur. P. 76, 77, 283 à 288.
à ne rien n(*gligfr pour faire accomplir dans le tlélai de deux ans le mariage projeté entre Edouard duc de Guyenne et Philippe de Hainaut. (Orig. pareil., aux Archives du Nord.)
SOMaiAIRE DU PREMIER LIVRE, g§ 40, 41. cli