‹ Chroniques (volume 3)Chapitre 49 sur 94 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

1330 et 1331. Nouvelle ambassade envoyée a londres par

PHILIPPE DK VALOIS, ET PRESTATION DE FOI ET HOMMAGE AU ROI DE FRANCE PAR LE ROI d'aNGLETERRE, (§§ 46 Ct 47.)

1330. Philippe de Valois envoie en Angleterre l'évêque de Chartres*, l'évêque de Beauvais*, Louis de Clermontduc de Bourbon, Jean IV comte de Harcourt et Jean II sii'e de Tancar\nlle', pour recevoir l'hommage lige qui n'a pas été prêté à Amiens. Les envoyés français assistent à Londres aux parlements réunis par Edouard III pour déUbércr sur la question de l'hommage auquel il est tenu comme duc de Guyenne. L'opinion circule déjà parmi le peuple que le roi d'Angleterre a plus de droits à la couronne de France que Philippe de Valois , mais Edouard III et ses conseillers ne font pas encore attention à ces rumeurs. P. 96 et 97.

1331. Après avoir passé tout l'hiver à Londres sans pouvoir obtenir une réponse df'linitivc, les ambassadeurs de Philippe de Valois reçoivent enfin, le 30 mars 1331, des lettres patentes d'Edouard III, scellées de son grand sceau, où le roi d'Angleterre se reconnaît l'homme lige du roi de France et lui fait prestation de ft)i et hommage lige. Voici en substance la teneur de ces lettres. P. 97.

Le roi d'Angleterre rappelle que naguère, à Amiens, il s'est refusé à la prcslati«)n de foi et hommage lige, et qu'il n'a fait hommage au roi de France que par paroles générales, en disant qu'il entendait faire seulement ce que ses prédécesseurs avaient

1. l'inrn de Cliappcs, f.iil cardiii;!! rii 1327, fut «'vi^quo de Cliartros de 1326 îi 1336.

2. Jean l", frère du ('('lèlne I'"nf;iirrmn(l <lc ."Vlarif^nv, fut ev(''qiie de Beanvais <li- 1313 à 13'é7, aiiiii'r <n"i II fut promu à l'arclievCchc de Rouen

3. l'Kiis.sail désigne tr sci^'iicur |)ar le litre de ef)mle de T«nearville, III. li» ee litre ne lut couler*- à Jean rie Melun i|u'eii 1352.

SOMMAIRE DU PREMIER LIVRE, §§ 48, 49. clxi

liiit; mais aujourd liai il n'hésite pas, aj)rès plus ample informalion, à se reconnaître Thomme lige du roi de France, et à déclarer lige l'hommage prêté jadis à Amiens , tant pour le duché de Guyenne que pour les comtés de Ponthieu et de Montreuil. Edouard III promet en outre, en son nom et au nom de ses successeurs, ducs de Guyenne, de faire hommage désormais, soit pour le duché de Guyenne, soit pour les comtés de Ponthieu et de Monh'euil , selon les formules de l'hommage lige qui sont textuellement énoncées. Enfin, le roi d'Angleterre termine en disant que ses successeurs, ducs de Guyenne et comtes de Ponthieu et et de 3Iontreuil, seront tenus de renouveler ces présentes lettres, toutes les fois qu'ils entreront en l'hommage du roi de France. P. 97 à 99.

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