Maing et Monchaux, Nord, arr. et c. Valenciennes
5. Abbaye de femmes de l'ordre de Cîteaux au diocèse de Cambrai, commune de Maing.
ccLii CHRONIQUES DE J. FROISSART.
pas le fait du roi de France, mais de l'évêque et des habitants de Cambrai; le comte jure de tii-er vengeance de cet acte d'hostilité. P. 19o et l<J(j, 490 et 491.
Avant de prendre un parti , Guillaume II veut consulter ses hommes et convoque à une assemblée qui doit se tenir à Mens les barons, prélats, abbés, chevaliers et conseillers des bonnes villes du Hainaut. 11 fait dans le même temps un voyage à Bruxelles et à Gand afin de s'assurer, dans la guerre qu'il veut entreprendre contre Philippe de Valois, le concours du duc de Brabant et des Flamands. Jacques d'Arteveld s'engage à mettre sur pied aux frais des villes de Flandre un corps d'armée aiLxiliaire de soixante mille combattants. La nouvelle du sac d'Haspres comble de joie Jean de Hainaut qui ne cherche qu'une occasion de se venger du ravage de sa terre de Chimay. Ce seigneur se rend à l'assemblée de Mons; et tandis que les seigneurs d'Eughien, de Barbançon et de Ligne sont d'avis qu On commence par demander réparation au roi de France et des excuses, le seigneur de Beaumont insiste au contraire pour qu'on envoie immédiatement délier Philippe de Valois, et il réussit à faire triompher son opinion. Seul de tous les chevaliers du Hainaut, le sire de Naast ' refuse de signer le déli , et \)()uv le punir, le comte conliscpie les terres du vassal récalciti'ant. Thibaud Gignos, abbé de Crespin^, est chargé de porter ce déli en France. Philippe de Valois n'en fait que rire et dit que son neveu est un fou et un présomptueux. Gui de Chàtillon, comte de Blois, vassal du comte de Hainaut, son cousin germain, pour les terres d'Avcsnos et de Landrecies, renvoie son hommage au comte pour rester Français et suivre le parti de Pliilipj)e de Valois, ce à quoi l'obligeait sa qualit»' de pair de France. Guillaume II, en revanche, se saisit d'Avesnes, de Landrccies, du
1. Naast , Btif^iqiKr, prov. Hainaut, arr. et <;. Soignies. Ce seigiinir est sans doute (ioclefroi fie Niiast, (|iii servit en 1339 sur l«'S frontières (le liainaut et qui est ainsi luentitjune dans une montre : c ('•odetVoi de Nasl hann. 1 hacli. et 7 esc; venu de Brugny en Chanipagni-. i De C.'inips, 83, f" 312 v". Dans les premiers mois de l'année l'ikO, Tiislan (Tnisv, Pierre .Maulniisson , le sei^nenr de N.iusl , .lein , vicomte de .Melun, eliamhellan «le l'Vance, Jean, sire de Walineonrt et le seign<MU- (le Mam renvoyèrent à (inillaume, comte de Hainaut, les liommages <|n'ils tenaient (\r lui pour se mettre an service du roi de l''rance eonlie ledit ertmlc. Iiitrnt . ar lu cliitmlirr <lr.\ ('niniiles ilf iMIr^ I. I, p. 137.
2. .Mihaye de lièiK-dictins an diocèse (le Camhiai, eomm. Crespiii, N(ird, arr. Valeiicieiiiies, c. Coudé.
SOMMAIRE DU PREMIER LIVRE, §§ 03-08. ccuu
château de Sassegnies' et y met garnison. Le comte de Hainaut j)arvient à recrutei', tant dans son comté qu'en Hasbaing, en Rrabant et en Flandre, une armée de dix mille armures de fer; Jean de Hainaut et Thierry III, sire de Fauquemont, fournissent pour leur |)art un contingent, le premier de trois cents, le second de deux cents lances. Jean de Looz, sire d'Agimont^ et le seigneur de Mon-Jardin* sont aussi venus servir Guillaume II. De Mons où elle sest rémiie, cette armée prend le chemin de Merbes- lez- Château *, [)asse la Sambre, traverse la Fagne ' de Trélon, les bois de Chimay et vient un soir loger à Chimay et aux environs. L'intention du comte de Hainaut et de Jean de Hainaut son oncle est de s'emparer le lendemain par surprise d'Aubenton, et de ravager la Thiérache et toute la terre de Jean de Coucy, sire de Bosmont " et de Vervins , principal auteur de la dévastation de Chimay. P. 106 à 198, 491 à 494.
Aubenton' n'a d'autres fortilications que des palissades et de petits fossés; mais sur la demande des habitants qui prévoyaient l'attaque de Jean de Hamaut et du comte son neveu , le grand bailli de Vermandois a mis dans cette place une garnison de trois cents armures de fer sous les ordi^es de Hue, vidame de Châlons, de Jean de la Bove, de Jean de Bosmont, sire de Vervins, et du seigneur de Grosley. Après avoir brûlé siu" leur route adroite et à gauche Signy-l' Abbaye ', Signy-le-Petit', Marcilly*", Regniowez ^', Maubert-Fontaine *', le comte de Hainaut et ses gens d'armes arrivent un vendredi matin devant Aubenton , grosse