‹ Chroniques (volume 4)Chapitre 21 sur 125 · Loire-Inférieure, arr. Châteaubrianl · texte numérisé non relu

Loire-Inférieure, arr. Châteaubrianl

9. Espan désigne nettement comme béarnais ce personnage, dont on a

le prince de venir en Bigorre à Mauvezin; le duc accéda à cette requête; en même temps, Garsis le pria de faire grâce aux otages anglais qu'il détenait. Mais Olivier de Clisson, outré du manque de parole des Anglais et surtout de leur capitaine, Hue Browe, qui refusait de livrer Derval aux Français, ainsi qu'il avait été convenu, exigea et obtint leur mise à mort'. En riposte, Robert Knolles, entré à Derval, massacra les Français qui s'y trouvaient prisonniers, puis fit une sortie, au cours de laquelle Olivier de Clisson fut l)lessé^. et où se distinguèrent

voulu faire un (ils cadel deTansui du Châtel el de Tiphaine de Plusquellec (cf. Bibl. nal., doss. bleus, vol. CLX.XII. dit Chn.stel, (. 6; nouv. acq. fr. 9665, n. 71 à 79; Froissnrl. éd. Kervyii de I.eltenliove, I. \X. p. 549). Ce prénom, bien gascon, ne se rencontre pa.s dans la famille brelonne des du Châtel. Par ailleurs. Garsis qui, le 21 mai 1369, donnait quittance à Nicolas Odde, Irésorier des guerres, de ■26.3 livres 10 sous tournois, moulant de .ses s^ses et de ceux de vingt-neuf écuyers servant sous Jean il'Armagnac, scellait du sceau suivant : un êcu à uit château à trois tovr.i, accompagné d'une cloilc ou iiuaiiier dextre du chef et d'une tète de pro/il tournée à de.rire au quartier séneslre: au bas à droite et à gauche un griffon (cf. Roman, Inventaire des sceaux des pièces originales, dans Collection des documents inédits. Paris, Impr. nationale, 1899, in-'r, n° 2966); l'écu de Bernard du Châtel qui. en admettant que Garsis appartint à la famille bretonne, aurait été son aïeul, était, ainsi que celui de Tangui, prévôt de Paris, fascé de six pièces. Au reste, un acte de donation fait à Garsis par le duc d'Anjou en juillet 1372 ne permet pas d'hésiter sur l'origine méridionale de ce personnage, venu « ja pieça à l'obéissance de niond. seigneur fie roy] et de nous et a congncu mond. seigneur comme son seigneur souverain à cause de la duchié de Guienne... en enduisant à ce plusieurs autres qui par sa bonne diligence sont venus à l'obéissance de mondit seigneur... »: le duc lui donna en récompense la seigneurie de Gontaut et appartenances en Agcnais. Celle donation, conlirniée par Charles V en octobre 1373, le fut à nouveau jiar Charles VI en avril 1381 en faveur du (ils de Garsis (Arch. nat., .IJ. 118, n° 451 : document signalé dans doni Vais.sete, Histoire de Languedoc, I. IX, p. 832, n. 2). Garsis avait pris part en 1353 à la campagne de Jacques Winn en Nivernais (notes inédites de M. de Flamare, à Nevers). Cf. à son sujet, Froissart, éd. Luce, t. VI, p. xxiii, n. 3.

1. Sur ces événements, voy. Froissart, éd. Luce, t. VIII, p. lxxv à Lxxxii, et R. Delachenal. ourr. cité. t. IV, p. 477-479. La capitulation de Derval eut lieu au début de juillet 1373. En efl'el, on voit à ce moment Olivier de Clisson guerroyer en diverses parties de Bretagne {Froissart, éd. Luce, t. VllI, ]i. lxxxv, n. 2) et ne revenir à Derval que pour lexécution de la capitulation, lixée à la Saint-Michel (29 septembre). C'est à cette date (|u'eut lieu sans doute l'cxéculion des otages {Ibid., p. lxxx, n. 2). Le duc d'Anjou, revenant du Midi et étant passé par Paris, ne dut arriver à Derval (|up tin septembre //>»/., p. xcii, n. 1).

2. Aucun chroniqueur, ni la Chronique des quatre Premiers Valois (éd. Luce, dans .•iociété de l'Histoire de France), ni la Chronique de

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