SOMMAIRE DU LIVRE TROISIÈME, §§ 9-1?. XVII
deux écuyers béarnais, Bertrand de Barège' et son cousin Arnauton de Pau^. Le jour suivant, le duc d'Anjou leva le siège de DervaP et partit pour Toulouse, afin de détruire Lourdes, dont la garnison incommodait le Toulousain. Avec huit mille hommes, des arbalétriers génois et des gens des communes, il assiégea Mauvezin, que défendait Raimonet de L'Epée, et s'établit dans les prés arrosés par l'Arros entre ïournay et Mauvezin''. Le maréchal de l'ost, Garsis du Châtel, avec cinq cents hommes d'armes, deux mille archers et arbalétriers, deux mille hommes des communes, alla assiéger Tuzaguet^, que le Bascot de Jlauléon* gardait pour le seigneur de La Barthe de Neste", son cousin, et dont la garnison, ainsi que celle de Lutilhous*, détroussait tous ceux qui traversaient les Landes de Burg, sauf cependant les pèlerins de Saint-Jacques-de-Coinpostelle. Après cinq jours de siège, les défenseurs de Tuzaguet manquèrent de munitions. S'en étant aperçu, Garsis conseilla au Bascot de se rendre, ce qu il fit. La garnison fut conduite à
Jean II el de Charles V (éd. Delachenal, clans Ibid.), aucun historien de Clisson, ni A. Lefranc {Olivier de Clixsoii. Paris, Retaux, 1897, in-S"), ni François Bruel {Olivier de CiLison, dans PosiHnns de.i tlièses pour l'obtention du diplôme d'archivixle-paléoijraphe soulenues par lex élèves de l'École des Charles de In promnlion de 1903) ne mentionnent cet épisode.
1. Ce personnage, qui figure dans l'ost du comte de Foix en 1376 (cf. Raymond, ouvr. cité, p. 32), périt à la bataille d'Aljubarrota.
2. Il s'agit du propriétaire de Vliotel de lu Lune, où descendit Frois- .<art à Orihez, et qui ligure dans un acte du 5 novembre 1376, appelé Arnauton de Pau. donzels (Arch. des Basses-Pyrénées, E. 804, fol. 6). Sur la parenté de Bertrand de Barége el d'Arnauton de Pau, voy. Froissnrt, éd. Kervyn de Lettenhove, t. XI, p. 43.
3. C'est-à-dire le 30 septembre. Le duc d'Anjou quitta Gien-sur-Loire le 28 octobre (cf. Froissarl, éd. Luce, t. VIII, p. civ, n. I); le 27 novembre il était à Lyon, le 29 à Roquemanre, le 2 décembre â Avignon, le 13 à Nîmes, où il demeura jusqu'au 2 janvier 1374, et d'où il partit pour Toulouse, où il arriva le 8 janvier 1374 (cf. Froissnrt, éd. Luce, ibid.).
i. La campagne de Bigorre est antérieure à la venue du duc d'Anjou devant Derval (cf. Walckenaer, f.ouis /" d'Anjou, dans Positions des thèses pour ioblenlion du diplôme d'archivistc-iialèor/raphe, soutenues par les élèves de l'Kcoledes Chnrles de la promotion de 1890..., p. 192-193).
5. Hautes-Pyrénées, arr. Bagnères-dc-Bigorre, cant. Sainl-Laurent-de- Neste.
6. Ce personnage qui joue un rôle important dans le récit de Froissart était peut-être un bâtard de la famille à qui appartenait Arnaut-Guillaurae de Mauléon, qui prêta hommage à Gaston Pliiebus le 10 août 1388 (Arch. des Basses-Pyrénées, E. 300, fol. 100).