Le 19 novembre 1380 [Ordonnances..., t. VL p
3. D'après Michel du Bernis (p. 587), le comte de Foix aurait, dès le 6 janvier 1381, répondu à l'appel des habitants des sénéchaus,sées de Toulouse, Beaucaire et Carcassonne. — En avril 1.381, il con\oqua une assemblée de communes de Languedoc à Mazères (Ariège, arr. Painiers). Celte réunion eut lieu du 24 avril au 5 mai; il n'y vint guère que des députés de la sénéchaussée de Toulouse; on décida (|ue la sénéchaussée de Carcassonne paierait 4,000 francs en un mois au comte de Foix (dom Vais.sete, Histoire de Lrinyiiedoc. t. IX, p. 893, n. 6).
4. La bataille eut lieu le dimanche 2! juillet, veille de la Madeleine, entre Rabastens et Coullouleux. Les routiers furent l)atlus par le comte de Foix, le ca|ital de Bueh, le sire de Duras; d'après Jlichel du Bernis, sept cents hommes d armes du duc de Berri, deux mille pillards auraient vie pris et sept drapeaux enlevés.
5. Cf. dom Vaissele, Histoire de Lanyuedoe, l. LX, ]). 896, n. 2, p. 904-905, et Edmond Cabié, Érénements relatifs à l'Albigeois itendant la (/tierelle du comte de Foix et du due de Herri, de 1380 à 138:', Albi, impr. Nouguiés, 1879, in-4°, 40 p. Arrivé à Albi le 24 juin, le duc de Berri était
SXVI CHRONIQUKS DE J. IHOISSART.
Six ans auparavant, Eléonor de Coiuminges ', femme de Jean, fils du comte Jean de Boulogne-, cousine du comte de Foix et héritière du comté de Comminges'', occupé par le comte d'Armagnac', s'était retirée auprès du comte d'UrgeP, son oncle, avant auparavant confié sa fille*, âgée de trois ans, au comte de Foix, qui accepta cette tutelle dont il pensait tirer avantage. Le pape', cousin germain du comte de Boulogne, encouragea le duc de Barri, qui était veuf*, à épouser cette princesse'. P. 68 à 70, 339.
le 30 devant Gaillat; il licencia les tjeiis d'armes, que le coiiitc d'Annagnac avait réunis ,S Revel le 16 juillel. Ce sont ces routiers qui furent écrasés à Raljastens. l.o duc et le comte eurent deux entrevues : lune au débul d'août à N.-D.-ile-Marceille, vers Liiuoux le 8 (à Mazères-en-Foi\ le i août, d'après Miiliel du 15ernis, ]i. 588), une seconde à Mazéres au conimencement de septembre; une entrevue projetée à la lin d'août à La Pomarède n'eut pas lieu. La paix fui signée tin 1.381 ou au débul de 1382: d'après Michel du Remis (p. 588), l'accord aurait été signé le lundi 9 septembre 1381, après une nouvelle conférence tenue à Mazères.
1. Éléonor de Comminges était Mlle de Pierre-Raimond II [f 1376) et de Jeanne de Comminge.s: celle dernière élail lille de Bernard VII de Comminges, frère aîné de Pierre-Raimond. — Éléonor épousa : 1" Bertrand 11, comte do L'Isle-Jourdain ; ï° Jean II, comte de Boulogne et d'Auvergne, en 1374.
2. Jean II, comte de Boulogne et d'Auvergne, était fils de Jean 1" cl de Jeanne de Clermont.
3. Eléonor avait une so^ur cadette, Marguerite, qui avait épousé Jean 11, comte d'Armagnac, et en faveur de (|ui elle avait, lors de .«on mariage, renoncé à ses droits sur le comté de Comminges, moyennant le versemeut d'une somme de 40,000 francs, dont le paiement n'était pas achevé en
4. Le comte d'Armagnac avait occupé le Comminges en 1376, malgré le comte de l'oix, qui aurait voulu faire épouser A son lils Gaston l'héritière de Comminges, Marguerite (voir plus haut, p. xni, n. 9|.
5. Pierre, comte d'Urgel (1347-1408), était lils de Jacques, comte d'Urgel, et de Cécile de Comminges (sieur de Bernard Vil, de Pierre- Raimond Il et d'Éléonor, comtesse de Foix, mère de Gaslon Phiebus).
6. Née en 1377. Elle épousa en 1389 Jean, duc de Berri, et après la mort de ce dernier, survenue en 1416, Georges de La Trémoïlle.
7. Clémint VII (Robert de Genève) était lils d'Ame III, comte de Genève, et de Mathilde, lille de Uolierl VIII. comte de Boulogne et d'Auvergne, aïeul de Jean II.
S. Jeanne d'Armagnac, première femme de Jean de Berri, était morte en mars 1387.
9. Sur ces événements, (lue Frois.sarl raconte plus longuement dans la suite de ses chroni(|ues, consulter : Mauri(C de liengy-Puyvallée. In épisode de la rie du duc Jean de licrri/. Son mariage iivee Jeanne de Boulogne ll389l, dans Mémoires de la Société des Antiquaires du Centre, t. XXXVl (1913), p. 93-129.
SOMMAIRE UU LIVRE TROISIÈME, SiS 13-2?. XXVIl
Interrogé ])ar Froissart sur la guerre entre les coiules de "'^ Koix et d Armagnac, il en retraça les causes lointaines. Un siècle auparavant, Gaston de Béarn ' avait deux filles-, dont l'aînée épousa le comte d Armagnac^ et la cadette le comte de Foix*, neveu du roi d'Aragon', dont Gaston Phœbus porte les armes, palées d'or et de gueules. Etant en guerre avec le roi de (bastille, Gaston de Béarn, menacé d invasion", fit appel à ses gendres. Le comte de Foix accourut avec cinq cents chevaliers et deux raille fantassins, qui campèrent au delà du gave de l'au, entre Sauveterre et L'Hôpital-d'Orion'. Le comte d'Armagnac, au contraire, ne répondit pas à l'appel de son heau-père. Les Castillans lurent battus, dix raille périrent; le fils" et le frère '■• du roi de Castille, le comte de Médina et d <i Osturera » furent faits prisonniers, l'armée pi)ursuivie jusqu'à Santander '",