‹ Chroniques (volume 4)Chapitre 67 sur 125 · Près d'.Mcobaça (Portugal, district Leiria · texte numérisé non relu

Près d'.Mcobaça (Portugal, district Leiria

4. D. Nunez (p. i.W) raconte ipie le roi prononça une harangue enllamluée pour inciter ses troupes à repousser les envahisseurs.

5. Cette allégation est en contradiction absolue avec celles des chroniqueurs castillans et portugais, qui tous sont d'accord pour aflirmer les conseils de prudence donnés au roi de Castille par Jean de Rye (Lopez de Ayala, p. 2:52 et suiv.; II. Nniiez. p. 238-239). Le chevalier français et certains conseillers castillans déconseillèrent l'attaque, étant donné l'heure tardive et le mauvais état des troupes qui n'avaient pas mangé et étaient fulignées. Ce furent de jeunes Castillans, tels d. Joam Alfonso, comte de Majorca, d. Diego Gomez Sarmiento, qui par leur insistance déciilèrenl le roi à engager le combat (Lopez de Ayala, h>c. cit.; D. Nunez, p. 239). — l'crnand Lopez insiste au contraire sur le bon état des Castillans et la mauvaise ordonnance des Portugais (p. 196).

SOMMAIRE OU LIVRE TROISIÈME, S.Sj 28-47. XI. v

Baigts, GeoETroi de Parthenay, Guillaume de Montdigy ; Jean de Rye déploya la bannière royale; le sire de Ijignac et autres étrangers obtinrent de former la première bataille, les Castillans formant celle du roi'. P. 151 à 156, 357-358.

La rencontre eut lieu un jour clair, chaud et serein. Les Français et les Castillans attaquèrent tardivement les retranchements portugais- ; mais grâce à I action des archers anglais^, le sire de Lignac fut fait prisonnier; Jean de Rye, Geoffroi Ricon, Geoffroi de Partiienay eurent leurs chevaux tués. Les Castillans se soucièrent peu de secourir les Français; aussi Portugais et Anglais prirent-ils mille chevaliers et écuyers. Le roi les excitait, monté sur un cheval paré de ses armoiries et bannière déployée devant lui''. P. 150 à 160, 358 à 360.

Cependant, au coucher du soleil, les Castillans, en voyant la défaite des Français et se rendant compte du danger, s'ébranlèrent et pressèrent le pas, à grand son de trompe. A leur approche, Portugais et Anglais mirent à mort leurs prisonniers. Leurs éclaireurs leur rapportèrent que vingt mille ennemis s'avançaient avec Pierre de Ker, Jean de Laspres, les sires de Bernech, des Bordes, Bertrand de Barège, le sire de Morlanne, Raimond d'Onzac, Jean Assalegie. Menant de Serraraia, Pierre de Sarraberre, Etienne de Balansun, Raimond de Coarraze,

1. Les détails les plus circonstanciés de cette bataille sont ceux fournis |iar D. iS'unez (p. 241 à 255). Les Castillans avaient lornié une jireinièri' aile double d'avant-garde forte de seize cents lances, commandée par le maître d'Alcantara et le maître do Calatrava, et comprenant les Gascons; à la première aile se trouvait le fils du marquis de Villena, premier connétable de Castille, Diego Fnrtado, lils de Pedro Gonçalves de Mendoça, avec la bannière royale aux armes de Castille et de Portugal : une autre aile d'avant-garde rassemblait les nombreux Portugais fidèles au roi de Castille. L'arrière-garde était formée de trois mille lances de grands seigneurs castillans.

2. L'armée portugaise s'était établie dans un champ de bruyères, avec deux petites ailes; le connétable était à lavant-garde avec l'étendard royal; l'aile gauche contenait six cents lances avec les étrangers et les auxiliaires anglais; l'aile droite était commandée par Ruy Mendez de Vasconcellos. En arrière et en soutien se trouvaient les archers à pied (D. Nuiiez, ioc. cil.).

3. Les deux ailes castillanes ne purent, comme l'avait prévu Jean de Rye, appuyer lavant-garde; un vallon ipii se trouvait devant elles les arrêta, et elles s'y écrasèrent, tandis que les ailes ennemies mettaient en déroute l'avant-garde (Lopez de Ayala, p. 2.33-234).

Page 1