DE LA CHRÉTIENTÉ. APOLOGUE DU FRÈRE JEAN DE ROQUETAILLADE
En ce temps, le roi Léon d'Arménie''', chassé de son royaume
1. Marguerite de Bourbon, lille de Pierre I", duc. de Hourhoii, et sœur de Jeanne de Bourbon, femme de Charles VI.
2. Raiinond de Montaut {Froissart, éd. I.uce. t. VI, \i. lvi, n. 3; t. VII, p. Lxx, n. "2; I. I.\, p. lxi, n. 3; Labroue, Le livre de vie. Bordeaux et Paris, Gounouilhou, 1891, grand in-S", |). 247-310). — Mussidan (Dordogne, arr. Ribérac).
3. Guillaume Aramon de Madailhan. — Sur ce per.sonnage, voy. Drouyn, La Guyenne mitilaire, I. I, p. Si; R. Delachenal, Chronique de Jean 11 et de Charles V, t. Il, p. 191; Froissarl, éd. Luce, t. I.X, p. xxv, n. 1.
— Rauzan (Gironde, arr. Libourne, cant. Pujol).
4. Guillaume de Durfort (cf. Froissarl, éd. Luce, I. I.X, p. xxv, n. I).
— Duras (Lot-el-Garonne, arr. et cant. Marmande).
5. Bérard d'Albret priHa serment de lidclilé a Charles V le I'2 septembre 1377 et il demeura depuis lors lidèle au parli français (cf. Drouyn, onvr. eili, t. Il, p. 8; Froissart, éd. Luce, t. VI, p, lvi, n. 3; l. IX, p. xxTii, n. 5).
G. Léon V (1355-1390) l'ut fait prisonnier par l'émir d'Alep et enfermé au Caire en juillet 1375; il obtint sa liberté grâce au pape Clément VII et
LIV CIIROXIQUKS DK J. FKOISSART.
où il lui lestait une seule place, Gorliigos'-, occupée par les Génois, vint en France^. Dans les régions de Méditerranée orientale, le coraraerce génois l'emportait sur celui de Venise; les Génois, en effet, occupaient Chypre, Rhodes, Chio, les côtes jusqu'en Turquie, Péra, en face de Constantinople, et Samsoum. Sans eux, les mécréants auraient poussé leurs courses jusqu'à Gaëte, Naples, Corneto et même jusqu'à Rome. Et si le roi de Chypre, Pierre de Lusignan, qui enleva Adalia^ et Alexandrie*, n'avait pas été assassiné par son frère Jacques', il aurait pu résister aux Turcs. Pour venger sa mort, les Génois s'emparèrent de Famagouste' et firent prisonnier Jacques de Lusignan', puis firent couronner Pierre IP, qui mourut bientôt'. Froissart sut à la cour du comte de Foix, en 1388, de la bouche d'un chevalier béarnais, le seigneur de Balansun, que
au roi de Caslille le 7 oclolirc 1382. Il partit pour 1 Europe, visita les deux papes Urliain VI el Clccnpnl VII (cf. N. Valois, oiirr. rite. I. II, p. Î21-222) el le duc d'.injou, puis vint en Castille, où le roi Jean I" lui donna les seigneuries de Madrid, Villareal el Andujar (Jorga, ouvr. cité, p. 462).
1. Auj. Kyrkalesi (Turciuic, vilayel dAlexandrie-Aroas). Cetle place tomba aux mains de Pierre de Lusignan en 13G1 (Jorga, ouvr. rite, p. 112; Mas-Latrie, Des relations politiques et écoiwmic/iies de l'Asie Mineure avec Vile de Chijpre sous le règne des princes de la maisoti de l.usicjiwn, dans liihliolhèqve de l'École des Chartes, t. VI, p. 491; et Joseph Delaville le Roulx, La France en Orient, 1. 1, p. 119). — Dès 1381, le roi d'Arménie avait envoyé en Europe son gendre Schaham, comte de Gorhigos (N. Valois, ourr. cité, t. Il, p. 221, n. 5).