‹ Chroniques (volume 4)Chapitre 81 sur 125 · Avec Tamerlaii · texte numérisé non relu

Avec Tamerlaii

8. Cette principauté avait comme émir Tacca, qui y rentra en 1373 (Jorga, uiivi: cité, p. 410).

9. Palatscha, à deux lieues et demie dans les terres, sur la rive gauche du Méandre, au nord-ouest du lac Bafli. Voir à son sujet L. de Mas- Latrie, Commerce d'Éphèse et de Milet iiu Moyen At/e, dans Bibliolliéi/iie (le t École îles Charles, t. XXV (1864), p. 219-232.

10. Allologo ou Aya.solouk {Ibid.). Cette place fut soumise par Pierre P" après la prise de Salalie (Jorga, o^ivr, cité, p. 52, n. 3).

11. On ne saurai! identifier ce personnage. Le roi de Hongrie régnant il l'époque d'Aniurat était Louis le Grand, de 1342 à 1382.

LVI CHRONIQUES DE J. FllUlSSAKl'.

Malkabée el de Robée, de se soumettre'. Le comte refusa, mil les défilés en état de délense; l'armée d'Amurat lut écrasée, el ce prince dut renoncer à ses projets, bien que surveillant toujours la Hongrie.

La cour de France el le roi Charles \'l étaient vivement intéressés par ces récits'- ; le roi projeta d'aider le roi d'Arménie; en attendant, il lui donna six mille francs d'or de pension annuelle'*, mille francs pour ses premiers besoins, el la jouissance de la noble maison de Sainl-Ouen '. P. 211-224, 371-372.

A cette époque, Otton de Brunswick vint à Avignon pour obtenir des subsides du pape Clément Vil, comme ayant comlialtu contre Urbain VP. Le trésor pontifical étant vide, on ne

t. Ce passage de Kroissart est incompréhensible. Si l'on admet l'idcnlilication précédemment faite de Salalic avec Adalia, de Palati avec Palatska, de Hauteloge avec Ayasolouk. on ne saurait les sitner vers la Hongrie. Buclion (éd. Froissart, dans Panthéon lilléraire, t. Il, p. 453, n. 1, et p. 454, n. 1) identifie très dubitativement le comte de Nazara avec Lazare, roi de Serbie, la Palati avec la Valacbie, Malcabée et Robée avec la Moldavie el la Bessarabie. Les événements racontés par le roi d'Arménie sont antérieurs à son arrivée en Europe. Se rapportent-ils à la victoire des Serbes en 1.387, où vingt mille ottomans demeurèrent sur le cham|) de balaille ou à la victoire remportée par les chrétiens entre Smyrnc et llauleloge en 1347'.' (Jorga, oiivr. cité. p. 52). Peut-être peut-on envisager une confusion et un mélange des deux faits.

2. Le roi d'Arménie arriva à Paris le 30 juin 1384 (Moranvillé, Clironograplna..., t. III, p. 04). Le Religieux de Soint-Pcni.i (t. I. p. 324) dit que Charles VI envoya des olluiers de sa maison an-devant de lui et le reçut à son conseil.

3. Le 9 décembre 1384, le roi d'Arménie donnait (|uitlance a Jean Clianteprime de cin(| cents francs, reçus de pension mensuelle pour le mois de novembre, a i)arlir de la Toussaint 1384 (Bibl. nat., Clairambault, VI, n° 209). De sou coté, le duc de Bourgogne Uii remellail en don 1,0110 francs le 31 octobre 1384 (Arch. départ, de la Côle-d'Or, IS. 1463, fol. 124). En 13S8, le roi d'Arménie recevait encore des harnais eu don (Douét d'Arcq, Comptes de l'Hôtel des rois de Fronce inu: .\l\' et .W siècles, dans Société de l'Histoire de France, p. 242).

4. Pannier, La noble maison de Saint-Uiien, la villa Vlippiaciim el l'ordre de l'Étoile, d'après les documents originaux. Paris, 1872, in-8°, p. 159.

5. Otton de Brunswick avait épousé la reine Jeanne 1" de .\aples en 1.376 et avait été fait prisonnier par Charles de Durazzo. Liliéré, il s'était mis au service de Louis d'Anjou. Le 31 mars 1385, Clément Vil lui avait fail don de (i.OOO llorins et lui avait accordé une pension mensuelle de .500 francs, payable moitié par le pape, moitié par Marie de Bretagne, veuve de Louis I" d'Anjou (N. Valois, oiivr.rilé, t. H, p. 120, et H. Moranvillé, Journal de Jean Le Fèvre. t. I, p. 222); de nouvelles

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