Voj. plus haut, p. iv et suiv
SOMMAIRE DU LIVHK TROISIÈME, i^g 70-96. lAX
Foix, au contraire, en était bien informé, quand il voulut détourner les ciievaliers et écuyers béarnais d'aller servir le roi de Castille'.
Comprenant toute l'imjjortance de ces événements, Froissart prit soin de se bien renseigner, en contrôlant la version castillane, (ju'il avait connue à la cour de Gaston Phœbus, par ce qu'il apprit d'un conseiller du roi de Portugal, .loao Fernandez Pacheco^, qu'il vit pendant cinq jours à Middelbourg'. G est grâce à ces diverses informations qu'il écrivit les événements de Portugal jusqu'en 1390. P. 232 à 239, 374.
Après la victoire d'Aljubarrota, le roi de Portugal, entré solennellement et triomphalement à Lisbonne', y réunit une assemblée en l'église Saint-Dominique. On décida d'envoyer une ambassade au duc de Lancastre, prétendant au trône de Castille, du chef de sa feiume, fille de Pierre le Cruel, après qu'il fît valoir ses droits. Le grand maître de Saint-Jacques et Joao Lourenço Fogaça, qui parlait bien le français, en furent chargés', et on leur remit des lettres en français et en latin pour Richard II, le duc de Lancastre et les frères de ce dernier^.
Ayant pris congé du roi de Portugal, de l'archevêque do