‹ Chroniques (volume 4)Chapitre 87 sur 125 · Voy. |ihis haut, p. xn · texte numérisé non relu

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1. Fils de Diego Fernandez Pacheco; il avait épousé Inez Tcllez, nièce de la reine Leonor.

3. Hollande, ]irov. de Zélande. — Ces événements se rapportent à l'année 1390; la présence de Pacheco, conseiller éeonlé dn roi de Portugal, se rallachc peut-cire à la présence de l'infant dom Denis dans ces régions à celle époque (cf. Léon Mirot, Les mésaventures..., p. 21 et suiv.).

i. Le roi de Portugal (|uitta le champ de bataille, où il était resté quelques jours, pour aller à Santarem, ou il récompensa ses lidèles(voy. plus haut, p. xLVi, n. 5| et d'où il ne repartit que vers la rni-seplembre (D. Nuiiez, p. 289), vers Leiria, Co'inibre, Porto et dans la région entre Minho et Douro. Vers Noël, il lenla le siège de Chaves, et se logea le 24 décembre, k mi-lieue de celle place, à S. Pedro de Coslem. Il s'y trouvait encore au mois de janvier 1386, et y lit venir ses conseillers de Lisbonne, Co'nnbre et Santarem [Ibkl., p. 291). A ce moment arriva un chevalier anglais, envoyé par le dnc de Lancastre, el sans doute à la suite de l'ambassade portugaise alors en Angleterre.

5. Celle ambassade l'ut envoyée vraisemblablement en seplembre-oclobre 1385. Le sauf-conduil donné par Richard II au\ envoyés |iorlugais est dalé du 20 octobre 1385 (Rymer, t. III, p. m, 18G), et le Parlement qui devait accorder les subsides au duc de Lancastre s'ouvrit ce même jour (voy. plus loin, p. lx.x).

6. Le comle de Cambridge et le comie de Buckingham, qui furent créés en I38G ducs d'York et de Gloucester.

LX CllUOiMQL'KS 1)K J. I-ROISSART.

Braga^ ei de l'cvéque de Coïmbre^, ils s'embarquèrent à Porto. Après quatre jours de navigation, ils débarquèrent à Soutliampton, où ils demeurèrent une journée. Ils partirent de là pour Londres, où ils arrivèrent à heure de tierce, et descendirent en « Grecherche^ « à V Hôtel du Faucon, chez Thomas de Wincesler. Après dîner, ils allèrent présenter leurs lettres de créance au duc de Lancastre. Le jour suivant, à heure de prime, ils montèrent en barque avec le prince, traversèrent la Tamise, pour trouver le roi à Westminster. Bien accueillis par Richard II, ils lui remirent leurs lettres, ainsi qu'aux comtes de Cambridge et de Buckingham, puis ils se retirèrent, attendant le duc de Lancastre, qui les rejoignit à heure de hautes nones et les emmena dîner. P. 239 à 245, 374-375.

Le duc de Lancastre, qui s intéressait fort à ces événements de Portugal, reçut un jour les envoyés à sa table et dans sa chambre, et, ayant fait sortir les autres assistants, il leur parla de la situation de leur pays, interrogeant Lourenço Fogaça, qui s'exprimait bien en français. Fogaça raconta comment le roi Ferdinand, ayant pris la femme de Joao Lourenço da Cunha, l'épousa et en eut Béatrice, femme du roi de Castille Jean. Avant 1 arrivée du comte de Cambridge en son royaume, Ferdinand avait réuni à Lisbonne les prélats, nobles et représentants des communautés, qui jurèrent de reconnaître après sa mort sa fille' Béatrice comme héritière du royaume''. Si le roi avait eu un fils, les comnjunautés l'auraient volontiers reconnu comme roi, préférant tout à la domination castillane. Aussi, après la mort du roi, qui ne se méfiait pas de lui, son frère Jean, maître de Tordre militaire d'Aviz, ordre comprenant deux cents gentilshommes au costume lilanc à la croix rouge, fut-il pressé par les habitants de Lisbonne, qui connaissaient les sen-

L Laurent (12 avril [Tri, -p 1397).

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