loao Cabeca de Vaca III (1379, -i
3. Peut-être Gracc-Cluirch (cf. Froissart, éd. lUichon, t. Il, p. 464, 2* col., n. 1).
4. Ce (ut d. Enrique Manoi'l, coiiile do Vilheiia, oncle des rois Ferdinand de Porluual cl .lean de Caslillc, qui, le 23 novembre 13S3, lenla, il Lisbonne, de faire proclamer reine licalrioe (Lopez de .\yala, p. IS2- 183), tandis que Alvaro Perez de Castro voulait faire reconnaître les droits des infants Joao et Denis (D. Nufiiv., p. G). C'est a la suite de ces événements qu'un parti se forma en faveur de l'infant d. Joao, frère du l'eu roi, et alors en Castille.
SOMMAIRE DU LIVRE TROISIÈME, §§ 70-96. Lxl
liraents de Coïiubre, de Porto el d Evora, d'accepter la coul'onne. Et, après les obsèques de Ferdinand, tandis que Joao Fcrrandez Andeiro travaillait la noblesse en faveur de Béatrice et que les gentilshommes se retiraient, les communautés, réunies avec le maître d'Aviz en l'église Saint-Dominique, se concertaient^. La décision prise, la foule traversa la ville, arriva au palais de la Monnaie oîi se trouvaient la reine Leonor et Joao Ferrandez Andeiro^. Celui-ci fut massacré; la reine épouvantée se réfugia à Séville^, auprès de sa fdle et de son gendre. Ce dernier avait, pour délibérer sur les affaires de Portugal, réuni un grand nombre de nobles castillans avec des Portugais, partisans de Béatrice et accourus en Espagne, tels le comte Alfonso de Merlo, le prieur de Saint-Jean, son frère Diego Alvarez, Ange Avrez, Gomez da Silva de Velho, Jean Anseille et vingt-cinq autres^. Sur l'ordre du roi, nobles et gens
1. Ainsi qu'il a été dit plus liaut {|>. iv cl suiv.; p. xliii, n. 3), les êvénemenis ne se tléroulèrenl pas aussi rapidciiienl. Après la mort de Ferdinand {'23 octobre 1383), la reine Leonor fut nommée régente; ce fut seulement après deux assemblées et conseils lenus a Montalban le 17 novembre (voy. plus haut, p. iv, n. G) et à Plasencia, que le roi de Castille décida d'entrer en Portugal. Le meurtre d'Andeiro eut lieu le G décembre (D. Nufiez, p. ':0).
2. L'assassinat d'Andeiro fut le résultat d'un com|ilol tramé jiar le maître d'Aviz avec Alvarez Paez, Marlino Gonsalvez de Taide, Joao et Antonio Pîmentel, Pedro Rodriguez de Fonseca, Antonio Lopez de Miranda, Nuîîo Alvarez Pereîra (D. Nufiez, p. 1.5). Andeiro, après être allé à Ourem et Santarem, était revenu à Lisbonne où on lui reprochait de ne pas avoir pris le deuil du feu roi. Le maître d'Aviz, revêtu dune cote de mailles et accompagné de vingt-cin(| hommes, se rendit le G décembre au palais; Andeiro fut massacré. Le bruit s'étant répandu que le maître d'Avîz avait été tué, il dut se montrer à la foule (Ibid., p. 21- 24). Mais le peuple qui, à cette fausse nouvelle, s'était précipité vers le palais, mît à mort l'évèque de Lisbonne Martin et Gonzalez Velasco, prieur de Guimaraes (Portugal, dist. Braga) [Ibkl.. p. 24-29) Lopez de Ayala évalue le nombre des conjurés à quarante; Andeiro aurait été frappé d'un couteau par le maître d'Aviz et achevé par Ruy Pereîra (Lopez de Ayala, p. 184).
3. La reîne Leonor se rendit à Alemquer, puis à Santarem (Lopez de Ayala, p. 184, et D. Nuiiez, p. '27 et 41), d'oii son gendre la lit reléguer au monastère de TordesîUas (voy. plus haut, p. xlii, n. 3, et D. Nuiiez, p. 74-84).
4. Les principaux Portugais qui se rallièrent au roi de Castille furent Gonçalez Vasquez de Azevedo (à Terres Novas), Vasco Perez de Camoens (à Alemquer), Enrique Manoël, comte de Cintra (à Cintra), Joao Gonçalez deTeîxeîra (à Obîdos), Perez Alvarez Pereîra, prieur de l'Hôpital, Diego Alvarez et Ferrand Pereira, ses frères, Vasro Martinez da Cunha, Martin
LXn CHRONIQUES DE 3. FROISSART.
d'armes de Castille, au nombre d'environ soixante mille, se rassemblèrent autour de Séville. Sur les conseils de l'entourage du roi de Castille, Lourenço da Cunha, qui avait voulu reprendre sa femme, retourna en Portugal; trois jours après, il fit hommage au maître d'Aviz qui le nomma capitaine de Lisbonne'. P. 245 à 261, 375-37(5.
Pour empêcher le couronnement du maître d'Aviz^, le roi de Castille entra en Portugal' et marcha sur Lisbonne; Santarem* et autres villes lui ouvrirent leurs portes. Le Minho franchi, il assiégea Valencia de Minho ^, qui s'engagea, ainsi que Moura et Serpa", à se rendre à lui s'il entrait à Lisbonne. Négligeant Coïmbre, il assiégea Lisbonne. Le siège en dura près d'un an. Joao Lourenço da Cunha fut tué au cours d'une escarmouche" et remplacé comme capitaine par un de ses parents, Lopez Vasquez da Cunha, qui effectua trois ou quatre sorties heureuses. Les assiégés attendaient impatiemment les secours anglais qui devaient amener le duc de Lancaslre et le comte de Cambridge. Mais le duc expliqua à Fogaça que, par suite de la guerre de Flandre, les gens d'armes primitiveraenl destinés au Portugal furent envoyés avec l'évêque de Norwick au secours des Gan-
tois
Lourenço Fogaça, continuant son récit, raconta que durant
da Cunlia, Gil Vasquez et Vasco Marlincz. da Cunba, ses fils, Vasco Martinez de Xlerlo et ses fils, Joao All'onso Pimenlel, .Marlinez Porto Carrero. Martinez Gonçales de .\tayde, Alfonso Gomez da Silva, Ferrand Ooinez da Silva, le comte Joao, frère de la reine Leonor, le comte de Viana, Ferrand Goncalez de Soiiza et Gonçalo Rodriguez de Souza (Lopez de Ayala, ]>. 188; D. Nunez, p. 63).
1. Sur les rapports de Jo.io Lourenço da Cunha avec le maître d'Aviz, cf. D. Nunez, p. 40.
2. Le maître d'Aviz ne fui couronné qu'en 1385 (voy. plus haut, ]i. iv, et n. 1).