‹ Chroniques (volume 4)Chapitre 95 sur 125 · SOMMAIRE DU LIVRE TROISIEME, §!; 70-96. LXIX · texte numérisé non relu

SOMMAIRE DU LIVRE TROISIEME, §!; 70-96. LXIX

tugal se toiirna-t-il vers l'Angleterre. P. 276 à 290, 378 à

A la demande que lui (it le duc de Lancastre de relater une autre rencontre entre Castillans et Portugais « au champ de Séville », Fogaça raconte que le roi de Castille alla de Séville à Burgos, tandis que les Portugais poussaient des pointes en Castille. Lopez Alvarez de Pereira, connétable de Portugal, s'étant un jour avec quarante lances avancé jusqu'au champ de Séville, vint courir devant Valverde de Merida, où étaient casernées environ deux cents lances. Les Castillans ne bougeant pas, les Portugais se préparèrent au retour. Mais, à peine avaient-ils fait une lieue, que les troupes de Valverde, sous la conduite de Diego Goraez de Padilla, grand maître de Santiago, se mirent à leur poursuite. Mettant pied à terre, les Portugais confièrent leurs chevaux aux pages et aux valets, qui durent se rendre aux Castillans. Ces derniers discutèrent pour savoir s'ils s'empareraient des cavaliers; pendant ce temps, les Portugais se fortifièrent derrière un ruisseau que Lopez Alvarez de Pereira fit repasser ensuite à ses troupes; il fonça sur les Castillans, écrasés par le poids de leurs armures. Le grand maître de Santiago et soixante des siens périrent; le

vain, auraient trouvé le roi Charles VI à Paris. A en croire la Chronique (lu bon duc Louis de Bourbon (éd. Cbazaud, dans Société de l'Histoire de France), cette ambassade, que l'auteur semble dater de 1386, aurait rencontré le roi en Flandre à Bourbourg (p. 188); mais il parait y avoir de la part de ce dernier auteur erreur d'une année. Charles VI promit au roi de Castille deux mille lances et un subside de cent mille francs d'or. Le duc de lîourbon devait diriger l'expédition, et avant que le duc, retenu en 1385 et 1386 par l'expédition contre l'Angleterre, fut ])arti, Olivier du Guesclin et Pierre de Villaincs allèrent avec mille lances au secours de l'Espagne (G. Daumel, ouvr. cité, p. 48). Ce fut ce contingent, qualilié par Lopez de Ayala de volontaires, ((ui arriva en mai 1386 (Lopez de Ayala, p. 15i). La cour de France se préoccupait dès le début de 1386 (les événeuients d'Espagne el de l'attitude de l'Angleterre, comme en témoigne une lettre de Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, du 23 avril 1386 (cf. Léon Mirot, Cne Icnlutiee d'invasion..., p. 64). Dès le mois de décembre 1385, des contingents français seraient passés en Espagne (dom Vaissetp, Histoire de Languedoc, t. X, col. 1736-1737). A l'automne 1386, le comte d'Armagnac signa avec la Castille nn traité d'alliance et envoya des secours [Ibid., t. IX, p. 929, n. 2); enfin, au début de 1387, Guillaume de Naillac et Gaucher de Passac recevaient cent mille francs pour conduire deux mille hommes en Espagne (G. Daumet, oucr. cité, p. 49- 51). Le duc de Bourbon les rejoignit plus lard, au moment où un accord venait d'être signé entre les adversaires.

LXX CIIKOMQUES DE J. FllUlSSAKT.

reste s'enfuit'. Dieu, disait Lourenço Fog-aça, se déclarait en faveur des Portugais et de leur roi, dont il vantait les vertus. V. 290 à 294, 381-382.

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