‹ Chroniques (volume 4)Chapitre 96 sur 125 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

LF, DUC DE LAJ.CASTRE PRÉPARE l'eXPÉDITION E\ CASTILLE [début 1386) . SIÈGE DE BREST [juillet 1386). DÉRABQUEMENT DE CHEVA- LIERS FRANÇAIS EN CASTILLE [mai 1386). ARRIVÉE DE l'eSCADRE

ET DE l'armée anglaises A LA COROGXE [juillet 1386). INVA- SION DE LA CALICE PAR LES ANGLAIS. RESISTANCE DU ROI DE CAS- TILLE (§§ 97 à 101).

Ayant écouté le récit de Lourenço Fogaça, le duc de Lanf astre comprit que le seul moyen pour lui de se rendre maître de la Castille était de se rendre en Portugal. Le Parlement anglais, réuni à Westminster^, lui vota une somme nécessaire pour armer douze cents lances, deux mille archers, mille gros valets^, payés d'avance pour dix mois. Richard II remit aux

1. Celte rencontre ne fui pas une escarmouche due au hasard. Après le relour du roi de Castille dans son royaume el l'aharulon du blocus de Lisbonne par la Hotte castillane, le roi de Portugal décida d'envahir la Castille. Le connétable Nufio Lopez Pereira réunit en septembre ses troupes à Evora (D. Nniiez, p. 279), au nombre de 800 hommes d'armes et 6,000 fantassins, avec d. Alvar Gonzales Camelo, prieur de l'Hôpital. Il passa à Tajo et envahit la Castille par Merida (Lopez de Avala, p. 239). I^e 2 octobre il était à Badajoz (D. Nuriez, p. 279). .1.yant écrit au maître de Santiago d. Pedro Muniz, au maître de Calatrava d. Gonzalez Nufiez de Guzman, et au maître d'Alcantara Yanez de liarbudo. Portugais (Lopez de Ayala, p. 239), son intention d'envahir leurs territoires de Badajoz, il s'avança vers Almendral et Villa Garcia, oii il recul les lettres de déli du uiailre de Santiago: de là il s'établit à Merida prés de Val- \erJe, où il fut informé que t,OUO Castillans rallendaienl au passage de la Guadiana. La bataille qui se livra en octobre à Valverde fut très dure; Lopez de Ayala dit que les Portugais furent battus (Lopez de Ayala. p. 240). Du récit de F). Nunez qui prétend au contraire que le connétable résista heureusement à .ses ennemis, il semble résulter que les Portugais, après négociations ultérieures, rentrèrent en Portugal.

I.liiiliili. luvliaineiiUirum, ul el iielilinnes cl pkwita i» parliamcnto, lemptire Iticiirdi II. H, l. 111, p. 20i, et H. Wallon, oiivr. cité, t. 1, p. 261 et suiv. — Le subside voté fut de 11,000 marcs (L. Mirot, Ine tenta lire..., p. 04, n. 2.)

3. Ch. de La Roncière, Histoire de la Marine française, t. 11, p. 89, évalue d'après les écrivains anglais celte armée à deux cents transports,

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