‹ Chroniques (volume 5)Chapitre 16 sur 91 · Gironde, arr. de Libourne · texte numérisé non relu

Gironde, arr. de Libourne

4. Avant de rejoindre l'arme'e du duc d'Anjou, le 26 août, Enguerrand de Couci avait écrit au roi d'Angleterre cette lettre mémorable, publiée d'après Rymer par Kervyn de Lettenhove [OEuvres de Froissart, t. XXI, p. 41-42) et par M. f.mile Labroue (Bergerac sous les Anglais, 1893, p. 99), où il renonce aux domaines qu'il tenait de la couronne d'AngleteiTC, ainsi qu'à l'ordre de la Jarretière, pour embrasser ouvertement la cause du roi de France. Cette lettre fut remise au roi le 29 octobre par un page nommé Jean Pière, sachant parler l'anglais {Rec. Off., Close Rolls, 1 Rich. II, m. 24 r°). A la date du 7 avril 1377, les gages mensuels de guerre d'Enguerrand de Couci au service du roi de France étaient de 500 francs d'or [nlbl. Xat., Pièces orig., vol. 875).

5. Jean de Roye, chevalier, donne quittance à la date du 27 novembre 1377, à Toulouse, d'une somme de 100 francs d'or au duc d'Anjou : il est au service du duc de Bourbon le 12 juillet 1385. Seigneur d'Aunoy en 1385, chambellan du roi en 1390, il est capitaine et garde du chastel et ville de la Ferté-Milon le 29 mai 1393 {Biùl. A'at., Pièces orig. vol. 2584). Un mandement de Charles VI daté de Màcon, 10 février 1390, accorde 500 livres à J. de Roye [Musée nritannique, Add. Charters 4230).

6. Tristan de Roye, frère du précédent, seigneur de Busancy, est au service du duc de Bar en 1380 [Ilibl. Nat., Pièces orig., vol. 2584). En

SOMMAIRE DU DEUXIEME LIVRE, g^ i-20. xxin

mont*, Jean de Rosai-, Robert de Clermont^ et autres chevaliers, et rejoint bientôt l'armée du duc, dont l'avant-garde avait reçu en passant la soumission de la ville de Sainte-Foy*. P. 13,

Les escarmouches devant Gastillon^ durent environ quinze jours, la ville étant défendue par quelques Gascons et Anglais qui s'y étaient réfugiés après la déconfiture d'Eymet. Pendant ce temps on rend la liberté à Thomas de Fui ton, moyennant 30,000 francs payés à Jean de Lignac; quant aux quatre barons prisonniers, les seigneurs de Duras, de Rauzan, de Mussidan et de Lagoiran, on les décide à se ranger dans le parti français. Les deux premiers partent pour retourner dans leur pays; les deux autres restent auprès du duc d'Anjou. P. 14, 296.

Mais à peine libres, les seigneurs de Duras et de Rauzan ne peuvent se résoudre à abandonner la cause anglaise, et se rendent à Bordeaux pour protester de leur dévouement auprès du sénéchal des Landes et du maire de la ville''. Informé de cette défection, le duc d'Anjou, ayant de nouveau reçu la promesse des seigneurs de Mussidan et de Lagoiran, jure de détruire à

février 1380, une querelle éclata dans son hôtel de Paris, à propos d'une vilaine (Arch. Nat.^ JJ 116, fol. 31 v").

1. Jean de Barbenson, dit le Jeumont, est conseiller et chambellan du roi et du duc de Bourgogne en \k\0. Le 22 juillet 1377 il était en guerre privc'e avec Geoffroi de l'Eschielle, &' de Balaham {^Arcli. Nat.^ JJ 111, fol. 79).

2. Jean de Rosai, chevalier, se retrouve en septembre et octobre 1380 « à la poursuite des Anglois en la compaignie de mon- « seigneur de la Rivière et soubz le gouvernement de monseigneur le « duc de Bourgogne ». [Dibl. Nal., Clair., vol. 97, n°' 141-142.)

3. Nous trouvons ce Robert de Clermont, qu'il ne faut pas confondre avec le maréchal de Normandie, sous les ordres d'Enguerrand de Couci, à Arras, 1" et 3 août 1380, et à Corbcil, 1" septembre 1380. A la date du .'j février 1382 nous avons la mention d'une guerre privée entre lui et Raoul Poiré [Arch. Aat., JJ 120, fol. 125).

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