‹ Chroniques (volume 5)Chapitre 3 sur 91 · Buchon, t. II, p. 349; Kervyn, t. X, p · texte numérisé non relu

Buchon, t. II, p. 349; Kervyn, t. X, p

peut-être encore faut-il Tavancer d'un an, en supposant, ce qui est assez probable, que la narration s'arrêtait primitivement à la paix de Tournai, en décembre 1385, et que les chapitres subséquents ne sont que des additions postérieures.

Remarquons que, dans le préambule publié plus haut, le chroniqueur se nomme trésorier et chanoine de Chimai, C'est la première mention que l'on ait de ce titre, qui depuis 1372 était à la nomination de Gui de Châtillon, comte de Blois. Froissart, ([ui en juillet 1382 était encore curé des Estinnes, ne l'était donc plus quand il écrivit sa Chronique de Flandre. Depuis quelque temps déjà il s'éloignait de Robert de Namur; et quand le 7 décembre 1383 il vit mourir le duc de Brabant Wenceslas, un de ses protecteurs, il n'eut plus qu'à s'attacher tout entier à Guide Blois, son « bon maistre* », comme il l'appelle, auprès duquel il dut achever cette chronique, dont il avait recueilli les éléments pendant ses fréquents séjours en Flandre.

Des trois manuscrits qui ont conservé la Chronique de Flandre., et que je désigne par les lettres F 1, F 2 el F 3, le premier (F 1 = B. N. fr. 5004) contient 295 chapitres et finit au récit abrégé de la mort de François Ackerman ; le deuxième [F 2 = Bibl. de Cambrai, ms. 677, catalogue Molinier n" 746) est incomplet au commencement, et se divise en 73 chapitres, dont les deux derniers, développés ou ajoutés postérieurement, se rapportent à la mort de François Ackerman et à l'entrée du duc de Bourgogne à Bruges; le troisième (F3=:Bibl. de Cambrai, ms. 700, catalogue Molinier n° 792) n'a pas de rubriques et est incomplet à la fin.

J'ai absolument écarté ces trois manuscrits pour la constitution (hi texte et le relevé des variantes : ils représentent en effet un clat antérieur des Chroniques, que Frois-

1 Buchon, t. II, p. 654 ; Kervyn, t. XIII, p. 18.

INTRODUCTION. v

sart a accommodé plus tard à son nouveau plan. Ce n'est que tout à fait exceptionnellement, dans le cas où tous les autres manuscrits faisaient défaut, que les leçons de ces trois manuscrits ont été adoptées, par exemple à la p. 160, 1. 6-7, où la Chronique de Flandre est seule à fournir la leçon Jean d'Iorque, forme estropiée de Jean Doncker, que Froissart se réservait sans doute de restituer dans une nouvelle revision de ses Chroniques.

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