Cf. t. I, p. xxvii
§ 631). Quand enfin Froissart eut reculé le commencement du second livre à la place qu'il occupe dans cette édition et remplacé à la nouvelle fin de son premier livre la continuation par quelques chapitres ajoutés*, cette continuation forma tout naturellement la tête de la rédaction primitive du second livre, qui, une fois revisée, devint la suite de la première rédaction revisée du premier.
On a vu plus haut que la Chronique de Flandre avait dû être écrite très vraisemblablement en 1386. C'est à une année plus tard qu'il faut reporter la date de la composition du deuxième livre des Chroniques. Une allusion en effet au mariage de Jean, fils du duc de Berry, et de Catherine de France, qui eut lieu le 5 août 1386 (t. IX, p. 47) montre que la nouvelle œuvre de Froissart ne peut être antérieure à cette date. D'autre part, l'auteur nous dit luimême, dans son troisième livre^, qu'en 1388 il avait achevé la rédaction du livre précédent. C'est donc en 1387, alors qu'il était sur les bords de la Loire auprès de Gui de Blois, qu'il mit au jour la nouvelle partie de ses Chroniques, où il fondit sa Chronique de Flandre.
Les manuscrits de la rédaction primitive du second livre sont peu nombreux, 9 seulement, et se distinguent en trois familles par leur fin. Ils ont tous même commencement : « Vous avés bien chi dessus oï recorder comment li sires « de Moucident se tourna françois ».
Voici le tableau des mss. que je désigne par la lettre A :