‹ Chroniques (volume 5)Chapitre 55 sur 91 · IX- f · texte numérisé non relu

IX- f

Lxxxii CIIKONIQLIES DE J. FROISSART.

n'auront pas été châtiés, et cela en dépit de toutes leurs excuses. Les bourgeois rentrent à Gand, porteurs de ces mauvaises nouvelles, tandis que le comte se rend à Lille et, rassemblant sa noblesse de Flandre, lui demande aide et secours pour se venger. P. 185, 186, 329.

Heureux d'avoir provoqué la guerre, Jean Yoens s'occupe des alliances des Gantois. « L'amitié de Grammonl* et de Courtrai- « est sûre ; mais ne serait-il pas bon de s'assurer du concours de « Bruges? » Neuf ou dix mille hommes, choisis par paroisses, partent donc pour Bruges, sous la conduite de Jean Yoens. On veut parlementer et gagner du temps. Les Gantois forcent les portes, et Jean Yoens fait son entrée dans la ville aux côtés du bourgmestre, un bâton blanc à la main. P. 186 à 189, 329, 330.

Un traité d'alliance et de bonne amitié est alors signé entre les villes de Gand et de Bruges; et le calme le plus grand et l'union la plus complète régnent entre les deux partis.

Au bout de trois jours, les Gantois se rendent à Damme, où ils sont bien accueillis. Tout à coup Jean Yoens tombe malade à la suite d'un souper : on parle d'empoisonnement, mais on ne sait rien de positif à cet égard. Transporté de nuit à Ardembourg^, Jean Yoens y meurt*, au grand désespoir des Gantois. P. 189, 190, 330.

Le corps, transporté à Gand, est enseveli dans l'église Saint- Nicolas. Cette mort ne brise pas l'alliance de Bruges et de Gand (car les Gantois ont de bons otages leur répondant de \ la fidélité de leurs alliés), mais elle réjouit fort le parti Mahieu et aussi le comte de Flandre, qui envoie à Ypres de nombreux chevaliers de Lille et de Douai, pour venir à bout promptement des Gantois. Ceux-ci nomment de leur côté quatre capitaines : Jean Pruneel, Guillaume Boele, Basse d'Herzeele et Pierre du Bois^, qui,

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