‹ Chroniques (volume 5)Chapitre 54 sur 91 · Château près de Bruges · texte numérisé non relu

Château près de Bruges

3. Le comte promettait la libération des deux prisonniers et s'engageait de plus à abolir l'impôt des bateliers (J. Meyer, loc. cit., fol. 171 r°).

k. Roger d'Auterive fut tué sur le Cauter, le 6 ou le 8 septembre 1379, d'après la Chronique rirnée, p.p. Le Glay (p. 27 et 29, note 1), le lundi 5, d'après J. Meyer.

SOMMAIRE DU DEUXIÈME LIVRE, gg 101-122. lxxxi

et leurs biens, et se réfugient auprès du comte de Flandre, et lui apportent ces nouvelles qui l'irritent.

Les chaperons blancs, maîtres de Gand, donnent la chasse aux partisans des Mahieu, et font la loi à tous, secrètement soutenus, disait-on^ par les e'chevins et de puissants personnages de la ville, car autrement l'audace d'une telle canaille eût été inexplicable. Roger d'Auterive fut enseveli dans l'église des Frères Mineurs de Gand. P. 177 à 179, 327.

Les gens sages de Gand regrettaient cependant ce qui s'était passé, mais nul n'osait se mettre en avant pour proposer une réparation au comte. Jean de la Faucille lui-même, renommé pour sa sagesse, avait quitté la ville pour ne pas se compromettre, et attendait les nouvelles à sa maison de campagne. P. 179, 180, 328.

Enfin les notables de la ville se joignent à Jean Yoens et à ses principaux chefs, et décident d'envoyer au comte dix d'entre eux pour lui demander pardon du meurtre de son bailli. Jean Yoens, ne pouvant faire autrement, approuve le projet; et les douze bourgeois arrivent à Maie, oi!i ils trouvent le comte fort irrité et ont bien de la peine à obtenir la grâce de la ville, moyennant une amende. P. 180 à 182, 328.

Jean Yoens, resté à Gand, comprenait bien que si le comte pardonnait, c'en était fait de lui; aussi résout-il de l'irriter au point de refuser tout arrangement. Sous prétexte de passer mie revue des chaperons blancs, il emmène toute son armée, plus de six mille hommes, dans la campagne, près du château de Wondelghem', appartenant au comte. On entre dans le château pour le visiter; bientôt on le pille, finalement le feu prend... par aventure. « Rien à faire, dit Jean Yoens; du reste, c'était pour « nous dangereux voisinage-! » On rentre à Gand, où les habitants voient encore une fois disparaître l'espérance qu'ils avaient de faire la paix avec le comte. P. 182 à 18o, 328, 329.

Le comte, fort irrité de ce nouvel attentat de Jean Yoens, fait venir les douze bourgeois de Gand et leur jure qu'il n'y aura pas de paix entre lui et leur ville, tant que les coupables

1. Château près de Gand, aujourd'hui localité assez importante.

2. Le château fut brûle le 8 septembre 1379, le jour de la Nativité' de Notre-Dame (J. Meyer, loc. cit.^ fol. 171 r").

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