‹ Chroniques (volume 5)Chapitre 82 sur 91 · Loir-et-Cher, arr. de Vendôme · texte numérisé non relu

Loir-et-Cher, arr. de Vendôme

"i'1 12. C'est Jean de Bcuil, chambellan du duc d'Anjou, qui servit d'intermédiaire dans cette négociation (Dom Morice, Hist, de Bret., t. I, p. 374).

SOMMAIRE DU DEUXIÈME LIVRE, g§ 437-168. cix

fendre; le duc d'Anjou à Nantes, le duc de Bourgogne au Mans*, partout aux environs les ducs de Bourbon, de Lorraine et de Bar, le comte d'Eu, le seigneur de Couci s'apprêtent, malgré les ordres du roi, à empêcher l'armée anglaise de traverser la Sarthe.

Le roi tombe gravement malade. On dit qu'autrefois il avait été empoisonné par le roi de Navarre^, puis guéri par un médecin que lui avait envoyé l'empereur. Se sentant mourir, il appelle auprès de lui ses trois frères, les ducs de Berri, de Bourgogne et de Bourbon, laissant de côté le duc d'Anjou, dont il connaît les idées ambitieuses; il leur recommande son fils Charles, leur parle de la gravité des affiiires de Flandre, que lui a prédite un astrologue^, leur conseille de lutter contre les tendances anglaises du duc de Bretagne, de nommer Olivier de Clisson connétable de France, de chercher en Allemagne une femme pour son iils Charles, et enfin d'alléger le plus tôt possible les impôts qui écrasent le peuple*.

Le duc d'Anjou, quoique absent de Paris, était mis au courant de tout ce qui se passait, et quand le roi mourut, il se tenait dans la pièce voisine de la chambre mortuaire. P. 279 à 284, 35o à 3o7.

L'armée de Buckingham cependant avait quitté la forêt de

bre

1. Le séjour au Mans du duc de Bourgogne vers le 9 septeui n'est pas marque dans les Itinéraires de M. E. Petit.

2. C'est à Tannée 1371 qu'il faut reporter les tentatives d'empoisonnement attribuées au roi de Navarre; cf. Grandes Chroniques, t. VI, p. 425-426.

3. Jusqu'à sa dernière heure, Charles V montra son goût pour l'astrologie et les astrologues; le 20 mai 1380, moins de quatre mois avant sa mort, il faisait don à Thomas de Pisan d'une place et tour « faisant « le coing sur Saine d'entre les vie/- murs et les nouviaux qui passent « pardevant noslre liostel de Saint Pol, droit au front du fossé de « i'ille Nostre Dame » {Arch. A«^, ,)J 117, fol. 66). Un ms. ayant appartenu à Charles V, et décrit dans le Cabinet des mss. de M. L.Delisle (t. III, p. 336, note 1), contient au fol. 158 la table des nativités du roi et de ses enfants.

4. Dès l'année 1380, Charles V avait diminue' un certain nombre de feux en France (Mandenienls de C/i. /', n°" 1900, 1901, etc.). A la date même de sa mort, on connaît une ordonnance {Ordonnances des rois de France, t. VII, p. 710-711 ; Kervyn, t. IX, p. 549-550; Mandements de Cil. V, n" 1955), par laquelle le roi faisait a abatre le subcide « des feux qui couroit par son royaulme sur le peuple, dont le peuple « estoit moult grandement grevé » (Clir. des Quatre feulais, p. 288). On se demandait jusqu'ici si cette ordonnance avait été mise à exécution ; M. L. Finot a prouvé dans la Bi/i/iot/iùijue de l'École des Chartes (t. L, 1889, p. 164-167) qu'on ne saurait le mettre en doute.

ex CHRONIQUES DE J. FROISSART.

Conlommiers. Près de Vendôme, elle rencontre les gens du seigneur de Hangest; Robert de Hangest', Jean de Montigny*, Guillaume de Launai et cinq ou six autres Français sont faits prisonniers. Un peu plus loin Robert Knolles s'empare du seigneur de Mauvoisin. L'armée passe devant Vendôme, traverse le Loir et gîte à Azé^; le lendemain elle gîte à Saint-Galais''^, où elle se repose deux jours; le troisième jour, elle gîte au Grand-Lucé^, le lendemain, à Pontvallain«. P. 284, 283, 357.

Le duc d'Anjou ayant quitté Angers, les gens d'armes français, garnissent le lit de la Sarthe de longs pieux, et creusent de grands fossés. Ces travaux retardent l'armée anglaise, qui, après de grands efforts, passe quand même et vient gîter à Noyen"'. P. 285 à 287, 357, 358.

Le même jour le roi Charles mourait à Paris en l'hôtel Saint- Pol^. Le duc d'Anjou se saisit aussitôt de tous les bijoux du roi,

1. Robert de Hangest reçoit le 19 mars 1389 certaines sommes du duc de Touraine [Coll. de Bastard, p. 16).

2. Jean de Montigny figure comme ecuyer panetier du duc d'Orléans en 1406 [Coll. de Jiastard, p. 56).

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