Pas-de-Calais, arr. Béthune
6. Le pays de Laleu, au diocèse dArras, était situé à jjeu près au point de jonction de ce diocèse avec ceux de Saint-Omer, d'Ypres et de Tournai.
7. Philippe de Valois et son fils Jean passèrent à Ai-ras la plus grande partie du mois de juin (JJ68, p. 170, 300, 323); le roi de France était à Hesdin à la fin de ce mois (JJ68, p. 335).
8. Le roi de France reçut sans doute à Ai'ras l'admirable lettre que lui adressa Jean de A'ienne dans le courant du mois de juin 1347- Les Anglais interceptèrent une copie de cette lettre le 26 juin, et voici dans quelles circonstances. Le lendemain de la Saint-Jean (25 juin 13rt7), les comtes de Northampton et de Pembroke surprirent, à la hauteur du Crotoy, une flotte de quarante-quatre vaisseaux français envoyés pour ravitailler Calais et la mirent en déroute. Le 26, à l'aube du jour, les Anglais s'emjDarèrent dune embarcation, montée par des Génois, qui essayait de sortir du port du Crotoy. Le Génois qui commandait cette embarcation, n'eut que le temps de jeter à la mer, attachée à une hache, une lettre très-importante adressée par Jean de Vienne, capitaine de Calais, au roi de France, pour lui exposer sa détresse et celle des habitants de Calais; on la retrouva à marée basse. « Sachiés, disait Jean de Vienne, que ly Ji'ad rieus qui ne soit tut mangé et lez chiens et les chates et lez chh'aux si qe de vifere nous ne poions pluis trovcr en la ville si nous ne mangeons chars des gentz, qar autrcfoiz vous avez escript que jeo tendroy la ville taunt que y aueroit à mangicr : sy sûmes à ces points qe nousn'avoms dount pluis vivcre. Si avons pris accord entre nous que, si navoms en brief socour, que nous issiroms hors de la ville toutz à champs pour combatre , pour vivre ou pour morir, q«r nous avoms meulz à morir as champs honourablement que manger l'un l'autre. » (Robert de Avesbury, IJi.st. Eil. lll ^ p. 157 et 158.) Si l'on songe que ces lignes étaient écrites dès le mois de juin
SOMMAIRE DU PREMIER LIVRE, §§ 306-314. xxi
ras et prend le chemin de Hesdin ', où il s'arrête pour attendre ceux de ses gens d'armes qui ne l'ont pas encore rejoint ; puis il passe à Blangy ^, à Fauquembergue', à The'rouanne *, traverse le pajs qu'on appelle \ Alequine^ ^ et vient camper sur la hauteur de Sangatte^ entre Wissant et Calais. P. 46, 47, 274 à 276.
Les assiégeants ont eu soin d'établir leurs campements dans une situation si favorable à la défense qu'on ne peut s'approcher d'eux, pour les attaquer, que par trois côtés : ou, par le grand chemin "^ qui va tout droit à Calais , ou par les dunes qui bordent
et que Calais se rendit seulement le 3 août, on ne saurait trop admirer la résistance vraiment héroïque de Jean de Vienne, de la garnison et des bourgeois de Calais.
1 . Philippe de Valois s'arrêta en effet assez, longtemps à Hesdin (auj. Vieil-Hesdin, Pas-de-Calais, arr. Saint-Pol-sur-Ternoise, c. le Parcq) ; car, arrivé dans cette ville dès la fin de juin (JJ68, p. 335), il y était encore le 10 juillet (JJ68, p. 321), il campa ensuite près d'Auchy (auj. Auchj-lès-Hesdin, au nord-est de Hesdin; JJ68, p. 337), et il était devant la Coiipele (auj. Coupelle-vieille, Pas-de-Calais, arr. Montreuil-sur-Mer, c. Fruges, entre Hesdin au nord et Fauquemberguean sud) les 17 et 18 juillet (JJ68, p. 288 et 289).
2. Auj. Blangy-sur-Ternoise, Pas-de-Calais, arr. Sainl-Pol-snr-Ternoise, c. le Parcq.
3. Pas-de-Calais, arr. Saint-Omer. Philippe de Valois étail campé près de Fauquembcrgue le 20 juillet (JJ68, p. 316).