‹ ChroniquesChapitre 14 sur 74 · Pas-de-Calais, arr. Saint-Omer, c. Aire-sur-la Lys · texte numérisé non relu

Pas-de-Calais, arr. Saint-Omer, c. Aire-sur-la Lys

5. Alquines est aujourd'hui un village du Pas-de-Calais, arr. Saint- Omer, c. Lumbres. Froissart se sert, en jilusicurs passages de ses Chroniques, du mot Altqtiinc pour désigner rancien pays des Morins. Philippe de Valois était près d'Ausques (auj. Nordausques, Pas-de-Calais, arr. Saint-Omer, c. Ardres, sur la voie romaine de Leulingue, au nord-ouest de Saint-Omer et au sud-est de Guines), le 2^ juillet (JJ68, p. 299* et 310), le même jour entre Ausques et Tournehem (JJ68, p. 299*), enfin près de Guines (Pas-de-Calais, arr. Houlogue-sur-Mer, à trois lieues environ au sud de Calais) le 26 juillet (JJ68, ]k 261).

6. Pas-de-Calais, arr. Boulogne-sur-M<r, c. Calais, à 10 kil. de cette ville. Ce que Froissart appelle \e mont de SangatCe est une falaise liante de 13'i mètres, située entre la mer et de vastes marécages, aujourd'hui desséchés en partie. Puisque Philippe de Valois était encore à Guines le 26, il ne put arriver à Sangatte que le vendredi 27 juillet au plus tôt : c'est du reste la date donnc'e par Edouard III lui-même dans une lettre rapport<'(; par Robert de .Vvesbury : a ceo darreiu vendredy proschein devant le goul d'aust. » Uist. Ed. I/I , p. 163.

7. Froissart veut sans doute désigner ici l'antique voie de communication, marcjuée sur la carte de Cassini comme Chemin de Lrtdingue.^ ancienne route des Romains, qui aboutit à Sangatte et dont une prolongation va tout droit, comme dit le chroniqueur, de Sangatte à Calais.

xxir CHRONIQUES DE J. FROISSART.

le rivage de la mer, ou par Guines^ Marck'^ et Oye*, mais les routes qui vont en ligne directe de ces trois forteresses à Calais sont impossibles à suivre, tant elles sont coupées de fosse's , de fondrières et de marécages. Du côté le plus accessible, il n'y a qu'un pont où l'on puisse passer, qu'on appelle le pont de Nieuley *. Le roi d'Angleterre fait ranger en ligne tous ses navires sur la grève et charge les bombardiers, les arbalétriers, les archers qui montent ces navires, de garder le passage des dunes. Quant au pont de Nieuley, le comte de Derby en garde l'entrée à la tête d'une troupe de gens d'armes et d'archers, afin d'en interdire l'accès aux Fi-ançais et de ne leur laisser d'autre moyen d'approche que des marais impraticables. En même temps, à l'appel d'Edouard III, les Flamands du Franc, de Bruges, de Courtrai, d'Ypres, de Gand, de Gi'ammont, d'Audenarde, d'Alost et de Termonde, passent la rivière ^ de Gravelines et se postent entre cette ville et Calais. Grâce à ces mesures, l'investissement est si complet qu'un oiselet n'aurait pu s'échapper sans être aussitôt arrêté au passage. P. 47, 48, 276, 277.

Entre la hauteur de Sangatte et la mer s'élève une haute tour, entourée de doubles fossés , où se tiennent trente-deux archers anglais pour interdire le passage des dunes aux Français. Les gens de la commmiauté de Tournai aperçoivent cette tour, s'en emparent après un assaut meurtrier, et la jettent par terre aux applaudissements des Français. P. 48, 49, 277, 278.

Les seigneurs de Beaujeu et de Saint-Venant, qui sont allés, aussitôt api'ès l'arrivée des Français à Sangatte, examiner la position des Anglais, déclarent au roi que cette position leur paraît inexpugnable. Philippe de Valois envoie le lendemain Geoffroi de Charny, Eustache de Ribemont, Gui de Nesle et le seigneur de Beaujeu, offrir la bataille au roi d'Angleterre en tel lieu qui se-

1 . Guines est au sud de Calais ; Marck et Oye sont à l'est de cette TÏlle, du côté de la Flandre.

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