Pas-de-Calais, arr. Saint-Omer. c. Aire-sur-la-Lys
5. Philipjie de Valois fait sans doute allusion à ce siège dans une charte d'avril 1347, où il amortit mille livres de terre en faveur des hôpitaux et maladreries de Bëthune « pour ce que nos amez les eschevins, prevost, maieur et comunaute de la ville de Betune ont esté moult domugiet ceste présente année pour cause de noz guerres et leurs malsons arses. » (Ârch. nat., sect. hist., JJ68, p. 168.) D'autres pièces du 27 octobre 1346 (JJ81, p. 944), de janvier 1347 (JJ81, p. 950), de février 1347 (JJ81, p. 945, 946 et 948), de mars 1347 (JJ81, p. '947), de juillet 1347 (JJ68, p. 331 et JJ81, p. 949) contiennent des confirmations ou concessions de privilèges en faveur des habitants de Bt'thune. La plus Importante de ces donations est celle de la ville de la Gorgue (Nord, arr. Hazcbrouck, c. MervlUe) située au nord de Béthune entre cette ville et Arracntières (JJ81, p. 948).
6. Louis, III du nom, dit de Maie, comte de Flandre, de Nevers et de Rethel, baron de Donzy.
7. Mahieu Legler de Mouy fut le négociateur employé par le roi de France, avant le lo janvier i347, pour ses « besoignes sécrétez es parties de Brebant ». Arch. nat., JJ68, p. ia8.
8. Par lettres de janvier i347 (n. st.), le roi de "France autorise le comte de Flandre à aller et venir en Flandre, espérant que « pour la présence de lui en son pais do Flandre les habltans et subgez d'icellui se porteront et auront envers lui comme bons et vrais subgez — en se retralant et délaissant de leurs simples et Indeues emprises et asseml)l('es » (Arch. nat., sect. hlst., JJ77, p. 4a.) Louis de Maie fit sa première entrée à Bruges le a3 janvier 1847 • '«"t""'""'*' des Archives de Bruges^ •n-4°) Bruges, 1871, p. 5oo.
son comté. Il est pressé de nouveau de contracter mariage avec la fille du roi d'Angleterre ; et comme il résiste, ses bonnes villes le tiennent en chartre privée. P. 30 à 34, 249 à 252.
Le comte de Flandre, pour amener ses sujets à se relâcher de l'étroite surveillance où ils le soumettent, feint de consentii' au mariage qu'on lui propose. Il a une entrevue à Bergues, entre Nieuport et Gravelines, avec le roi et la reine d'Angleterre dont il fiance solennellement la fille Isabelle ^ Edouard III et la reine Philippe retournent à Calais, où ils font des préparatifs magnifiques en vue de la célébration prochaine du mariage. Mais peu après cette entrevue, le jeune comte de Flandre, profitant de la liberté plus grande dont les Flamands le laissent jouir, s'égare à dessein un jour qu'il est en partie de chasse et se réfugie en Artois, d'où il se rend auprès du roi de France^. P. 34 à 37, 252 à 259.
Sur ces entrefaites, Robert de Namur' vient à Calais se mettre
1. Un contrat, stipulant promesse de mariage et fiançailles entre le comte de Flandre et Isabelle d'Angleterre , fut signé par Louis de Maie, à Dunkerque, le 3 mars i347- Edouard III donnait pour dot à sa fille le comté de Ponthieu et Montreuil, ou en échange vingt-cinq mille livrées de terre, et en outre, comme cadeau de mariage, quatre cent mille deniers d'or à l'écu. L'instrument authentique de ce contrat fut délivré solennellement par le chancelier du comte de Flandre, le i4 mars i347, à Bergues, comme le dit Froissart, en présence du roi d'Angleterre, du marquis de Juliers, de Guillaume comte de Northampton, de Renaud de Cobham, de Barthélémy de Burghersh et de Jean Darcy le Jeune. Rymer, Fœdera^ vol. III, p. m et 112.
2. Louis de Maie dut s'échapper de Flandre entre le i4 mars et les Pâques suivantes, c'est-à-dire le i'^'^ avril i347- Ue principal instigateur de cette évasion fut un seigneur à la dévotion du roi de France , nommé Marquet du Galleel, chambellan et écuyer du jeune comte. Par lettres datées de Montdidier en mai i347, Philippe de Valois assigne cent livrées de rente à parisis à prendre sur le havage des grains et argent appartenant au havage de Vernon, à son amé et féal Marquet du Galleel, chambellan et écuyer du comte de Flandre, « par le conseil duquel, avecques la très grant loiauté de nostre dit cousin, nostre dit cousin est, en grant péril de son corps et de son estât, venu devers nous et parti d^ave* noz anemis et de leur plus grant povoir.... -a Bibl. nat., dép. des mss., Cliartes royales, t. II, p. 161.
3. Robert de Namur était fils de Jean I^"", comte de Namur, et de Marie d'Artois. Froissart écrivit la première rédaction du premier livre de ses Chroniques à l'instigation et sous le patronage de ce pensionnaire d'Edouard III, personnage à la fois si important et si détesté du roi de France, que le roi d'Angleterre, en concluant les trêves du 28 septembre i347, du ï8 novembre i348 et du 3o juin i35o, eut
SOMMAIRE DU PREMIER LIVRE, §§ 304-305. xv
au service du roi d'Angleterre qui lui assigne trois cents livres sterling de pension annuelle. P. 37, 38, 259 et 260.