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un monument à Montg-omery," donne une teinte d'actualité militante.
Les résolutions de la Société Historique et Littéraire, ont donné le coup de g-râce à la commémoration de l'événement néfaste du sièg-e de Québec par les Bostonais, en 1775, et de la mort de Montg-omery; lequel, selon la chronique du temps, aurait lors de l'engagement, ordonné des traitements barbares contre les blessés et prisonniers tombés entre ses mains.
Mais si l'ennemi se montrait cruel et inhumain, dans la poursuite de ses projets de conquête du Canada: il nous semble juste de rappeler ici l'héroïque conduite du peuple canadien dans les circonstances critiques de cette invasion américaine. Le gouvernement, le clergé et le
peuple tout entier, s'unirent pour repousser les offres mielleuses et dorées des émissaires du Congères. Adresses, suppliques, argent, rien n*y fit ; la nation resta fidèle au drapeau britannique.
Ceci est d'autant plus dig-ne de remarque, si l'on songe que * *r Acte de Québec," contre lequel murmurait bon nombre de Canadiens, venait d'entrer en vigueur. Mais à l'incertitude du lendemain, ils préférèrent sagement le principe de liberté nouvellement établi et dont ils espéraient étendre le bienfait, à leurs justes revendications d'alors. L'Histoire leur a donné raison.
Quoi qu'il en soit, nous ne saurions, trop louer la conduite héroïque des habitants de la petite colonie, qui à peine sortie d'une guerre désastreuse ; dont elle ne venait que de se remettre, se
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voyaient menacés d'un chang^ement de domination. Les **Mémoires" des témoins oculaires de cette époque orag'euse, mouvementée et décisive pour notre avenir dans l'Amérique du Nord, en font foi. Le gfouverneur Guy Carletop admira la valeur de nos troupes, et les milices canadiennes en maintes circonstances se couvrirent de gloire et remportèrent d'éclatantes victoires sur l'ennemi bien munitionné et toujours supérieur en nombre.
Nous avons tenu à rappeler ce fait historique afin de prouver le loyalisme constant, raisonné, éclairé des Canadiens, à la noble cause de la défense de la patrie menacée. Leurs sentiments d'hier à aujourd'hui, n'ont pas chang-é.
20 Mai 1901.