CHUTES DE MONTMORENCY
A cette époque printanière de l'année, sous un soleil plus ardent, tout dans la nature reprend couleur et vie : les branches des
arbres se couvrent de feuilles, les plantes se balancent sur leur frèle tige, les fleurs entr'ouvrent leurs corolles. Quel plaisir
ineffabie, alors de Quitter le brouhaha de la ville, pour Ja ver.
doyante Campagne dans les
Qui réjouiraient le cœur et Char.
meraient l'œil du plus Prosaï.
que mortels.
siteur étranger, en quête d'émotions Srandioses, qu'offre partout aux regards Émerveillés, la gran.
de nature laurentienne.
Deux voies directes, s'ouvrent devant nous. Voyageur ou touriste (qui ne battez PAS record), Prenez-vous la Sranderoute: votre calèche roule une heure durant Sur le chemin Pierreux, traversant de coquets et riants villages restés bien Canadiens de langue et
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du costumes. Sur le parcours :
ici une croix, là les pans de murs d'un vieux moulin seigneurial, où les heureux et paisiblessensitaires jadis allaient faire moudre leur grain ; précieuses reliques de l'ancien régime, qui attestent l'esprit de foi, d'industrie des premiers colonisateurs de la Nouvelle-France.
Ou encore simple excursionniste, optez-vous pour la voie ferrée : un char électrique, ouvert et spacieux vous y même, longeant la rive sinueuse et boisée, de la pittoresque côte de Beaupré. Ainsi emporté, grisé d'air et d'espace,on semble voler à la conquête d'un vaste territoire.
A votre droite, le St-Laurent roule ses eaux majestueuses, à gauche, les cîmes crénelées des Laurentides qui bornent l'horizon bleuâtre ; au bas des ronts
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altiers, l'immense tapis vert de la vallée laureatienne, Peuplée de maison,
ment desquelles brille idi, le symbolique l'église Paroissiale.
Une demi tion rapide Pied de Ja
au soleil du clocher de
Enfin on gravit
l'escarpement de]
du haut du ki de Contempler 4 Plaisir, la torrentielle masse d'eau ; de Ja Suivre alors dans les Capricieuses
évolutions de son cours, jusqu’à sa descente vertigineuse du sommet de la pente de granit.
La source prophétisée, tout d'abord, minc: filet d'eau filtrant au flanc grevassé de la montagne ; l'impide cascade, alimentant l'humble ruisseau, qui bruit sous l'herbe, serpente À travers champs et valons ; de détours en détours, le ruisselet augmentant son liquide volume, devient la petite rivière grossie de ses affluents, qui s’attarde de rapides en rapides, arrose à plein bords la campagne fleurie.
Puis soudain, pareille à une cavale qui longtemps maintenue sous le frein par la main de l'habile cavalier ; sentant la rêne se relâcher, elle fait un bond prodigieux et s'élance, nasaux au vent, sur la route poudreuse, dévorant les distances plutôt
qu'elle ne Jes franchit.
fluviale Substance,
entraînée Par cette force incontrôlable d'écoulement, elle dé.
borde Par-dessus Ja digue, elle Coulé, déferle et tombe mugissan.
te à deux cent Cinquante Pieds au fonds de] ‘abîme, Ç est un perpé.
tuel déversement d'ondes ra.
Seuses, hydrauliques annea qui se déroulent les un autres ; lesquels AUX aspérités du roc, forment
remous au bas de la Cascade bouillonnante ; d’où
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