‹ Chroniques laurentiennes [microforme]Chapitre 27 sur 37 · SE UE · texte numérisé non relu

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métropoles Canadiennes, telles que Torontoet Montréal, ces messieurs ont remarqué la triple influence Française, Américaine,

Pirer de la troisième initiative de tout progrès Économique et social.

Mais avant tout le vieux Québec, demeure un Souvenir du Passé, une relique de l'histoire, château-fort des temps héroïques,

En faisant Je tour de nos rem- Parts, où sous l'égide du drapeau d'Albion, veillent les vieux chiens de bronze, peut-être ces français venus de France, ont-ils entendu raisonner à leurs oreilles, la

Patriotique Complainte du vieux

troupier canadien, qui du haut du . bastion de la fière citadelle, ded mande à son fils en sentinelle :

Dis moi mon fils ne reviendrontils jamais ? Et le gaillard en faction sous l'uniforme anglais de pouvoir maintenant tout joyeux leur répondre : Oui, ils sont revenus, les français, serrer la main de leurs cousins d’'Amérique !

Puissent-ils, désormais, venir plus souvent nous visiter; retrouver forte et vivace, sur nos bords, la foi et la langue des anciens jours, l'honneur de tout un peuple qui vit en paix sous le meilleur des rois.

Maintenant, reprenons le cours ordinaires des choses.

Sur la terrace, rendez-vous habituel des promeneurs et des touristes, ombrelles et toilettes claires, circulent à travers l'élé-

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Sante foule, alternent avec les habits de couleurs fantaisistes des messieurs. Nos jeunes demoiselles viennent y faire, le soir, au son de la musique Militaire, une dernière apparition avant leur départ Pour les “eaux ;" fashionable retraite contre les chaleurs. Après avoir goûté à tous les sports de la vie en plein air, elles nous reviendront en Septembre prochain (le teint bruni, hâlé par les bains de soleil sur la grève, sous la brise saline souflant du large), juste à temps Pour saluer, souhaiter la bienvenue aux hôtes royaux, dont le yacht ‘“ Ophir ” escorté de plusieurs navires de guerre (formidables frégates anglaises), fera escale dans notre beau port si Propre à ce déploiement de force Militaires et aux Parades navales.

En attendant jes réjouissances

publiques et démonstrations de loyalisme à la couronne britannique, dame picote fait son apparition coutumière; cette fois en Gaspésie, apportée dans ces parages par un étranger en villégiature. L'an dernier, cette épidémie variable, s'étaolissait en permanence dans. un cœur de paroisse ou place d’eau ; la voilà maintenant qui émigre ou se fait colporter ; demain elle aura dis- :

paru, le bureau de santé aura eu raison de ce microbe vieux jeu, si antipathique aux bains de mer.

Nous inaugurons évidemment un siècle de lumière, ainsi tout dernièrement un procès était intenté par une ancienne compagnie contre une corporation sœur, jeune et entreprenante.

Jugement fut rendu, condamnant la téméraire novice à l'enlèvement de ses poteaux, sans toute-

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fois parler des bougies incandescentes qui resteront Suspendus aux fils conducteurs : Car la moderne cité de Québec, n'en restera pas moins doublement et judiciairement éclairée,

Non contente de voir le Canada figurer avec avantage À Glasgow et à Buffalo, Québec aura tout de même, cet automne, Son exposition régionale, où l'on trouvera réunis en faisceaux les produits agricoles et industriels qui ont poussé ou ont été inventés depuis l'ouverture des deux pré.

cédentes exhibitions internationales. Les €Xposants recevront des médailles sans revers et des mentions honorables de vive-voix, au son du phonographe,

Le proverbe : ne touchez pas aux armes À feu, À failli coûter la vie À un chasseur amateur, sellier de son métier ; son fatal

fusil à éclaté, lui infligeant de profondes blessures aux mains et aux poignets.

C'est la saison des touristes, nos rues regorgent de feutres gris et de jupes courtes : l'accoutrement obligato de ces visiteurs amoureux des merveilles ‘* of the Old and New Franre” combinées avec celles plus admirables encore de notre cap diamant ; citadelle, ville et port uniques au monde, montrant à l'étranger le Gibraltar d'Amérique.

Les Américains, non contents d'y venir individuellement, y viennent en corps de musique, font retentir l'écho de nos parcs publics, de leurs entrainantesharmonies, capricieuses mélodies rythmiques auxquelles applaudit la foule à la promenade.

Le plaisir ne serait pas complet, s’il n’y avait dans la réalité

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