‹ Chroniques [microform]Chapitre 36 sur 74 · FIN DES CHRONIQUES DE JEAN D ACTON · texte numérisé non relu

FIN DES CHRONIQUES DE JEAN D ACTON

Page 3. Pour compléter le nombre de joia:a/i/e charrettes et le sens de la phrase, nous en avons ajouté trois que ne porte pas le manuscrit , dans lequel on lit : à chacune charrette huit barils de fil de botte et de trait. Il est clair que ces barils contenaient la poudre , dont il y avait six charrettes avechuit barils dans chacune. Le fil de botte servait pour les arbalètes.

Ibidem. On ne trouve pas ce Florimond Frotier dans la généalogie de la maison de Frotier.

Page 4. 11 est remarquable que la plupart de ces simples canonniers appartenaient à des familles nobles. — Cet Odille de Doyac était sans doute fils de Jean de Doyac, gouverneur d'Auvergne , l'un des favoris de Louis XL

Page G. Berault Stuart , c'est le seigneur d'Aubigny. — Odet de Foix, c'est le vicomte de Lautrec. -^Francisque de Gonsago , c'est Jean- François , II' du nom. — Encore Jean- Guillerme au lieu de Guillaume. — Charles de Bourbon , comte de Vendôme, avait alors dix-huit ans, — Le chroniqueur confond encore Charles de Bourbon , comte de Roussiilon , avec Jacques son père, mort avant cette époque. — On écrivait plutôt Framezelles. — Le grand-écuyer de France était alors Galéas de Saint-Severin , qui avait succédé à Pierre d'Urfé.

Page 7. Il n'y avait pas à cette époque de cardinal d'Alby, puisque le cardinal Louis d'Amboise, frère de Georges et évêque d'Alby, était mort en 1503 ,et que son neveu Louis Chaumont d'Amboise avait hérité de l'évêché , mais non encore du chapeau rouge, qu'il obtint seulement en 1509. Ces deux cardinaux sont confondus dans Gallia Purpurata, V. Gallia Chris tiana. Ce passage prouverait que Jean d'Auton écrivait sa chronique après les événemens.

Page 8. £n attendant à couvrir doit signifier : en attendant que la table fût couverte.

Page 12. En 1507 , François de Clermont-Lodève , qu'on avait appelé tour à tour cardinal de Castelnau et de Narbonne , était alors plus habituellement désigné sous le titre de cardinal d'Auch , parce qu'il avait alors cet archevêché.

Ibidem. Pierre de la Guiche, seigneur de Chaumont, fut continuellement employé dans les ambassades sous quatre rois.

Page 17. S'il s'agissait ici d'un maître de chapelle de mu5(</iie, ce passage contredirait les historiens de la Chapelle du roi , Guillaume Dupeyrat et Oroux, qui prétendent que cet office fut créé par François I''; mais comme ces deux historiens ne parlent pas de Prioris , on peut croire que le copiste du manuscrit a iuPrioris au lieu du cardinal de Prie, lequel était alors maître de la chapelle, comme J. d'Auton le désigne plus loin , p. 1 50.

Page 27. Cette amende honorable ressemble tellement à celle des Milanais en 1500, qu'on peut assurer que le cérémonial de ces lits de justice était toujours le même. Nous avons rétabli le sens du discours italien, qui est entièrement perverti dans le manuscrit et dans l'édition de Godefroy ; la traduction française a subi aussi quelques corrections indispensables. On a lieu de penser que cette traduction littérale n'est pas de Jean d'Auton. IVIichel Ris ou Rizo, ou Ritius, qui répond au docteur Ilice , était un savant milanais que Louis XU avait attaché à sa personne et qui fut fait conseiller au Parlement de Paris : on le trouve nommé Michel Biget dans le catalogue des Conseillers, par Blanchard.

Page 50. L'office de Saint-Georges était le trésor de Gênes, encore ainsi nommé à cause du saint sous les auspices duquel il est placé.

Page 51 . La mer du Levant , c'est la riviera di Levante. — Bonifacio. Sarzana. La Spezzia. Levanto doit être Sestri di Levante. Cranaro ne se trouve que sur les anciennes cartes ; c'est peut-être le Creveri moderne, s'il faut lire Cravari dans le manuscrit. — Noli. Albenga. Le Gouffre de Rapaîe, c'est la baie de Rapallo.

Page 52. Rivarolo. Bosseneau, peut-être Boschetto ou Bogliasco. Pontedecimo. Jugum Vultabium doit former un seul mot qui représente en latin Voltaggio. Novi. Borgo di Fornari. Ca^eZ/a pour Casella. Arcola sans doute , au lieu de Arcora. Serra valle plutôt que Sarravalle.

On ne saurait hasarder que des conjectures au sujet de ces noms, la plupart si éloignés de leur origine.

Page 54. Ce Z)eme/ri Justinian est nommé ailleurs Dernetrius: nous avons laissé subsister la variante.

Page 55. Le prévôt des maréchaux était l'ancien roi des Ribauds; mais on voit ici que le tribunal de la maréchaussée avait plusieurs prévôts ou exécuteurs de ses jugemens. Nous avons remarqué déjà, dans V Histoire du seizième Siècle, que le supplice de Démétrius Justiniani est identique avec la guillotine française.

Page 61. Jason Mayno , recteur de l'Université de Pavie, l'un des plus célèbres savans de son temps , fut protégé par Louis XII et le cardinal d'Amboise. Voyez les Hommes illus^ très, du P. Niceron.

Page 68. Jean de la Tremoille , archevêque d'Auch , puis évêque de Poitiers, avait été nommé cardinal l'année précédente; mais sa nomination ne fut déclarée que le 17 juillet 1507. Nouvelle preuve que Jean d'Auton n'écrivait pas un diaire , mais rédigeait une histoire sur ses notes , peutêtre long- temps après les événemens.

Page 69. Ce Gilles de Louvain est nommé ailleurs le chevalier de Louvain. On ne trouve pas s'il descendait des anciens comtes de Hainaut.

Page 80. Les détails de tournois que renferment les chapitres suivans sont extrêmement précieux : Wulson de la Colombière les a mal rapportés dans sop Théâtre d'Honneur.

Page 87. Les généalogies n'indiquent pas si c'était la première femme de Trivulce , Marguerite CogUoni , ou la seconde , Béatrix d'Avalos. — La comtesse de Misocchio était Paulede Gonsague, fille du seigneur de Castiglione.

2o8 NOTES.

Page 88. Charles III, duc de Savoie, avait succédé à Philibert , son frère , en 1504.

Page 89. Encore Jacques, pour Charles de Roussillon, son ûls.

Page 99. Il est difficile de savoir au juste quel était ce jeune Candale. Nous pensons tjue ce doit être Charles ou Frédéric , l'an des fils de Gaston de Foix , III^ du nom , comte de Candale et de Benauges. — Chandiou est écrit quelquefois Chandieu dans l'original. N'est-ce pas le même que Chandio ? Oq a vu un seigneur de Chandée mourir à Cérignoles. — Guillaume du Cos, seigneur de la Hitte ou de la Fitle, de Montbrun , etc. , gentilhomme de la maison du roi , fut nommé , vers ce temps-là , capitaine , garde et gouverneur de Gênes. — Louis Lhermite, seigneur de Moulins, fils du fameux Tristan , prévôt de Louis XI. — Encore Jean Guil" Icrme , pour Guillaume de Montferrat.

Page 105. Le cardinal de Clermont, c'est t'rançois de Qermont-Lodève , qui s'intitulait alors cardinal d'Auch , et qui est encore nommé cardinal de Narbonne , page 108.

Page 106. L'archevêque de Sens était Tristan de Salazar; celui d'Aix , Pierre le Filleul ; l'évêque de Périgueux , Jean Auriens; celui de Soissons, Jean Milet j celui de Lodève, Guillaume Briçonnet , fils du cardinal de ce nom ; celai de Marseille , Jean Dufour ou de Furno , l'un des confesseurs du roi ; l'abbé de Fécamp , Antoine , II" du nom , Bohier ou Boyer.

Page 107. Desiderius est appelé Z)iVi/crdans nos histoires modernes.

Page 108. La marquise de Mantoue , femme de Jean-Francois II, était Isabelle .d'Esté , fille d'Hercule I", duc de Ferrare.

Page 109. Le manuscrit écrit mal digne, au lieu de mal dîné que donne l'édition de Godefroy; mais nous avons suivi cette dernière leçon comme plus proverbiale. *

NOTES. :îo9

Page 111. Nous renouvellerons nos conjectures au sujet de James , infant de Foix , qui pourrait bien être Jacques, infant de Navarre , quatrième fils de Gaston , IV^ du nom , si le père Hélie s'est trompé en le faisant mourir au retour de la croisade de Métélin. Hist. Fux. comit.

Page 112. Antoine d'Arizzoles fut depuis ambassadeur en Angleterre, où il mourut en 1510.

Page 118. Nous avons cru devoir écrire ici, comme dans le manuscrit, Odet Z>e5ie pour conserver l'ancien nom, quoique ce capitaine soit bien connu sous celui à^Aydie.

Ibidem. Binasco.

Page 119. Ces deux cents archers de messire de Crussol sont les archers de la garde du roi , commandés par le 'seigneur de Beaudiner, capitaine de la première compagnie de cent gentilshommes pensionnaires.

^ Page 121. C'est la Nativité de saint Jean-Baptiste, qui se fête le 24 juin.

Page 123. Jayme ou James d'Albion fut celte même année ambassadeur du roi d'Aragon auprès du roi de France. Voyez Lettres de Louis XII, tome I, page 107.

Page 123. Le duc de ViUa-Hcrmosa, plutôt que Fille-' formose. — Ce don Jean d'Aragon est peut-élre l'infant d'Espagne. — Le comte d'Aranda. — Est-ce Ferdinand de Tolède , comte d'Oropesa , ou Ferdinand de Tolède, seigneur de Villoiias? — Antoine de Cardone, fils de don Raymond, vice-roi deNaples. — Vilamarino, comte de Capaccio.

Page 130. La femme de GonzaJve était Marie Manrique, fille de Frédéric Manrique , seigneur del Hito-Bagnos.

Page 133. Au lieu de Catalan, le manuscrit porte Catelan, que ne justifie pas l'étymologie Catalanus.

Page 135. Jean Jourdain des Ursins. — Jacques de Bourbon étant mort à cette époque, c'est son fils Charles , également comte de Roussillon.

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