II, M
en publique joie et allégresse. L'empereur Maximilien , par le conseil et excité par le cardinal sedunois, vint par le champ véronois, avec une grosse armée, comme furieux, sur l'état de Milan. Le duc de Bourbon, vice-roi de Milan, pour rendre les effets de MaximiHen vains et inutiles, leva une soudaine armée des garnisons, et lui alla au rencontre; mais comme il étoitdéjà appareillé de bailler une bataille, encore qu'il fût beaucoup moindre de forces , il entendit que les Milanois tendoient à se soulever et sortir de l'obéissance du roi : qui fut cause que avec ses forces il retourna à Milan , et tous ceux qu'il trouva coupables de cette conspiration , ou il les fit mourir ou détenir en prison.
te traité îre Jlajrimilien.
th
Jt:
L'empereur Maximilien , par cette retraite faite par le duc de Bourbon , augmenta son cœur, etcourant le Milanois, par le fer et le feu ayant tout gâté, assiégea Milan; mais comme il entendit que les Suisses, suivant les conditions de la paix jurée avec le roi François, y en voyoient secours, se retiraaveccrainteet terreur, et prinl son excuse sur ce que le roi de Hongrieétoit décédé, et ledit rovaume lui étoit
échu ; et se retirant , fut suivi par le duc de Bourbon, qui, par fréquentes rencontres, par derrière lui bailla de grands empêchemens et dommages.
ft mi^nenv îre ffautrec fait t)ia-roi it illilan.
Ainsi la Lombardie pacifiée, le seigneur de Lautrec fut fait vice-i'oi de Milan au lieu dudit de Bourbon, qui s'en retourna en France et treuva le roi François à Chambéry, qui étoit allé en dévotion pour voir le saintsuaire : lequel y fut reçu avec bon visage et amitié, et la pérégrination parachevée, il retourna à Lyon , et de là à Tours.
2llUttna a traite îre mariage bVntre Cijarles y2lulrifl)e et iWaîrame ffouige, fille îru roi Stançoi^ , dgée Vnn an.
Où les ambassadeurs de Charles d'Autriche survinrent, qui, étant décédé le roi desEspagnes Ferdinand, par le moyen duquel décès ledit Charles étoit fait roi desdits royaumes, demandoient au roi d'accorder audit Charles sa fille Louise, encore qu'elle n'eût qu'un an , et ce.
DE HUMBERT VELLAY. 38g
afin d'assurer une plus sainte amitié et ferme confédération entre ces princes, et eut à envoyer ses ambassadeurs à Noyon pour extirper et déraciner toute sorte d'inimitié et dissension. Ils envoyèrent tous deux leurs ambassadeurs au lieu convenu et assigné, qui mirent par écrit les articles de ladite alliance ; et, pour les confirmer, le roi vint à Paris et y reçut le prince de Ravestain ; et après, à la manière accoutumée, représentées les reliques des saints martyrs au temple de Saint-Denis , en une grande assemblée, avec pompe et solennité , ledit traité de paix et alliance perpétuelle fut juré par les ambassadeurs; et le collier de l'Ordre, apporté de la part du roi Charles, fut reçu par le roi François avec la cérémonie militaire; comme, pour le semblable, ledit roi François lui envoya le collier de l'ordre Saint- Michel , en signification de perpétuelle amitié , et pour gage et symbole d^icelle.
Uatit)ité îre Jvancm^ !rattpt)in Ire Jtance.
Ce traite étant autorisé et publié, le roi s'en alla à Amboise avec la reine qui étoit enceinte, où elle accoucha d'une fille, et là prenant le plaisir de la chasse, il passa toute
jqfy CHRONIQUE
l'année ; et sur la fin d'icelle , naquit un fils , lequel fut porté sur les fonts, au nom du pape, par le duc d'Urbin, et fut appelé, du nom de son père, François 5 et ledit duc d'Urbin épousa la fille du duc de Bourbon, et, ayant reçu plusieurs beaux présents, s'en retourna avec sa femme en Italie.
JDim it Sonm^ filU 5u roi, ti mavia^t ic eon fil0 auer la filU i'2lnflUUrre.
Étant le duc d'Urbin départi , le roi alla visiter son duché de Bretagne, où, étant arrivé, on lui apporta la nouvelle du décès de Louise, sa fille aînée : etsembloit que laFortune voulût que, pour lui lever cette fôcherie, le roi d'Angleterre lui écrivît du mariage de sa fille unique avec le fils du roi; et pour traiter des conditions dudit mariage, il retourna à Paris où se dévoient trouver les ambassadeurs d'Angleterre : ce qui se fit , et avec tant d'allégresse , de jeux et de festins, furent célébrées les fiançailles, qu'on eût dit que c'étoient les noces de Péléuset deThétis.
DE HUMBERT VELLAT.
iîQl
Hûtipité in îruc y&tiiam, et Veniveme to rots ic Ivance et îr'Stnfllmrr^.
Les ambassadeurs d'Angleterre s'en étant allés , naquit au roi un autre fils qui fut destiné être duc d'Orléans: dont le roi fort joyeux retourna à Amboise, et de là alla visiter sa province de Poitou, où, ayantfait séjour d'environ huit mois, il reçut des lettres du roi d'Angleterre, qui le prioit et désiroit de pouvoir en personne conférer par ensemble. A ces fins, le roi retourna à Paris, où, ayant fait assemblée de tous les principaux de son royaume , il s'achemina avec eux et la reine en Picardie, où lesdits princes et leurs femmes, avec royal appareil, pompes, triomphes et chères, s'entrevirent et parlèrent familièrement de leurs affaires, et la magnificence de cette entrevue surmonta toute autre chose.
I II
tlatitjité ie maiame MaMeine.
Le roi, délaissant le roi d'Angleterre, revint à Paris, et delà à Saint-Germain-en-Laye : lui naquit une fille , laquelle l'ambassadeur des
hf
Vénitiens, au nom de la Seigneurie, porta sur les fonts , et fut nommée Madeleine. Dieu nous veuille conserverie père, la mère et les enfants en toute prospérité ! Cela fut fait que dessus, devant le sixième an du règne du roi François.
^«^6221. Ce Pro/ogue est adressé à Charles-Emmanuel de Savoie, duc de Nemours et de Genevois , fils de Jacques de Savoie, qui avait été avant lui gouverneur du Lyonnais. C'est à tort que la plupart des manuscrits de Humbert Vellay confondent ce prince avec Charles de Lorraine , en l'intitulant duc d'^Aumale. 11 suivait le parti de la Ligue, malgré les bienfaits dont Henri III Pavait comblé, et après s'être échappé de la prison où il fut retenu aux États de Blois, il combattit avec éclat à Arques, à Ivry, contribua beaucoup à la défense de Paris en 1590, et s'empara de Vienne et de plusieurs places royalistes du Dauphiné, en 1592. La généalogie qui précède les manuscrits de cette traduction prouve assez l'intention que Nicolas de Langes avait de produire les prétendus droits du duc de Nemours à la couronne de France, que convoitaient alors Philippe II , la maison de Lorraine et la maison de Savoie. Dans cette généalogie, il cherche à démontrer, assez peu clairement d'ailleurs , que le duc de Nemours doit hériter de Louis XII, son bisaïeul maternel en droite ligne. Ibidem. La maison de Nicolas de Langes était située dans un des trois petits villages qui portent le nom de Laval , en Dauphiné : ce doit être celui qui se trouve à deux lieues de Bourgoin. Il paraît que cette maison avait été ravagée dans l'expédition du duc de Nemours , en 1592 , et sans doute par ses troupes.
Ibidem. Peregrin veut dire étranger, lointain; du latin peregrinus.
Page 222. Ce portrait de Louis XII est tiré presque textuellement de Claude de Seyssel : « Si ne fut point k justice mieux entretenue à Rome , ne tant augmentée du temps de Trajan , qu'elle a été en France et aux autres pays sujets du roi... Le peuple, qui a connu son bon vouloir et qu'il n'en tire fors ce qui lui est nécessaire , gaiement et sans regret aucun, paieroit tout ce qu'il pourroit, pour le soulagement que lui a fait notredit roi , tant des tailles que des gens d'armes. ... Çonnoissant l'amour et charité de son peuple , lui crût gran-
2g4 WOTES.
dément l'amour et le vouloir envers sondit peuple... Pour lesquelles choses, à bonne cause, il avoit acquis le titre de trèsbon et très-glorieux roi, et le nom de père du peuple... Il est prince dévot et catholique, sans hypocrisie ni simulation... On ne lui peut imputer qu'il ait forcé les droits et libertés de l'Eglise... Jamais ne fut cruel ni vindicatif; car l'année même que mourut le roi Charles VIII , combien que , par instigations d'aucuns qui avoient autorité envers ledit roi, il fut si mal traité que à peine s'osoit trouver en sa présence; toutefois, étant roi, n'en fit aucun semblant, non plus que si lui en souvenoit... Il n'est besoin de déclarer la libéralité dont il a usé envers son peuple , etc. » Comme cette chronique abrégée est souvent fautive et obscure par sa brièveté , je désignerai à cliaque chapitre le passage qui y correspond dans V Histoire du Seizième siècle , pour tout le règne de Louis XII (lequel a déjà paru) , et pour le règne de François P"", dans l'Histoire de ce roi, par Gaillard. La fréquente citation de mon propre ouvrage n'étonnera personne , puisque cette collection de chroniques inédites lui sert en quelque sorte de pièces justificatives ; je crois d'ailleurs que mon histoire est plus complète et plus exacte que toutes celles publiées jusqu'à ce jour. Je renverrai aussi le lecteur aux chroniques de Jean d'Auton, quand il y aura lieu; car un commentaire de la chronique de Humbert Vellay serait plus long que le texte original.
Page 224. Les historiens de Louis XII , imprimés à cette époque , étaient Robert Gaguin , Pierre Desrey , Claude de 3eyssel, Arnould Leferron,Guicciardin,SymphorienCharapier, Jean Marot , Nicolas Gilles , Bernard Duhaillan , François de Belleforêt, etc.. Jean de Saint-Gelais , Jean d'Auton, les Lettres de Louis XII , étaient encore manuscrits.
P<ige 226 , chap. I. Lorsque Charles VIII mourut d'une attaque d'apoplexie au château d'Amboise , le 7 avril 1498, il était âgé de vingt-sept ans. Voyez Histoire du Seizième siècle, tome I, page 1 et suiv. « Jaçoit qu'il fut (Louis XII ) en assez lointain degré en ligne collatérale conjoint au roi Charles, toutefois, tous les princes et sujets, d'un accord merveilleux , incontinent le tinrent et réputèrent comme roi ;
ne jamais y eut roi , au commencement de son règne , si paisible en France. » Cl. deSeyssel.
Page 227 , chap. II. Voyez le divorce de Louis XII, et son second mariage avec Anne de Bretagne : Histoire du Seizième siècle, tome 1, page 100 et suiv. Le divorce ayant été prononcé le 17 décembre 1498 à Amboise , le roi épousa la veuve de Charles VIII, à Nantes, le 8 janvier 1499 ; mais le sacre avait eu lieu le 27 mai de l'année précédente , ainsi que l'entrée à Paris ,1e 1" juillet.
Ibidem, chap. III. Voyez Histoire du Seizième siècle, 1. 1 , p. 87. Ce traité avec les Vénitiens n'a pas été recueilli.
Page 228, chap. IV. Voyez, âarnsV Histoire du Seizième siècle, 1. 1, p. 183 et suiv., l'ordonnance qui excita la rébellion de l'Université , et les détails de cette rébellion qui eut lieu au mois de janvier 1499, tirés de Gaguin et des registres du Parlement.
Page 231. Le prévôt de Paris , ou gouverneur de la ville, était alors Guillaume de Poitiers, marquis de Cotron, seigneur de Clérieu.
Page 23G. Louis entra dans Paris le 13 juin.
Ibidem, chap. V. Voyez Histoire du Seizième siècle, t. 1 , p. 216 et suiv.
Page 237 , chap. VI. Voyez Pontus Heuterus , liber v , caput9.
Page 238, chap. VII. Voyez dans Comines, liv. viii , chap. 1 7 , les injures que le duc d'Orléans avait supportées, à Novare, en 1495. Voyez Histoire du Seizième siècle , t. i, p. 223 et suiv. Louis XII entra à Lyon le 10 juillet.
Ibidem, chap. VIII. Voyez Jean d'Auton, première partie , chap. I. — La descendance des ducs de Milan se trouve dans VArt de vérifier les dates.
Page 239. Le premier des Fisconte, ou Visconti, fut reconnu seigneur de Milan en 1295. Le chroniqueur se trompe en disant que Valentine survécut à son frère, mort en 1447 ; elle était morte en 1 408. — François Sforze laissa six fils , et non pas quatre.
Page 240. Jugurthin est un adjectif formé du nom de ./14gurlha, qui, de même que Ludovic on Louis Sforze, s'em-
para de la Numidie au détriment de son neveu Micipsa qu'il fit mourir , Tan 1 1 1 avant J.-C. — L'enfant de Jean Galéas se nommait François, et fut fait abbé de Marmoutiers par Louis Xn.
Page 241 , chap. IX. Voyez Histoire du Seizième siècte , t. I, p. 231 et suiv. , et Jean d'Auton , première partie, chapitre 2 et suiv. — Le chroniqueur se trompe en faisant traverser les monls par Louis XIÏ, qui resta à Lyon. — Le sîége de Non eut lieu après celui de la Rocca d'Arazzo.
Page 242, chap. X. Voyez Histoire du Seizième siècle y t. I, p. 251, et Jean d'Auton , première partie, chap. 6.
Page 243, chap. XL Histoire du Seizième siècle y t. i, p. 282 et suiv. — Voici les paroles de Gaguin dans la traduction de Desrey : « Le capitaine des galées des Vénitiens était Antoine Grimain , moultriche et opulent entre les Vénitiens , qui , comment il eut fortement gagné la victoire , néanmoins , par sa pusillanimité' y ne résista contre les Turcs , qui entrèrent à Lépante et la rasèrent. » — Lépantc se nomme, en latin, Naupactus,
Page 244. Friurli y c'est Cividal di Friuli, une des quatre principales villes du Frioul. — Bernardin Frankpani { c'està-dire le seigneur franc ) était un gentilhomme romain au service de la Hongrie ,
Ibidem , chap. XII. Voyez Histoire du Seizième siècle, 1. 1, p. 269 et suiv.
Page 245. L'évêque de Lucien ou de Luçon, Pierre de Sassierge , était chancelier de Milan ; mais le président du parlement fut Geoffroy Caries. La phrase du chroniqueur est évidemment incomplète. — Le seigneur de Scepey-y c'est Paul de Beusserailhe , sire de l'Espy, que le traducteur de Gaguin a écrit Stepy.
Ibidem, chap. XIU. Voyez Histoire du Seizième siècle, t. 1 , p. 277 et suiv. — La reine accoucha à Romorantin le 13 octobre, et le pont Notre-Dame tomba le 29.
Page 246. Le prévôt des marchands était Jacques Piédefer : il mourut en prison , faute de pouvoir acquitter l'amende à laquelle il fut condamné pour son incurie.
Page 247 , chap. XIV- Voyez Histoire du Seizième siècle.
NOTliS. 2Qy
l. I , p. 301 et suiv. , et Jean d'Auton , seconde partie , chapitre 6 et suiv. — Milan se révolta contre les Français le 25 janvier 1500.
Page 248 , chap. XV. Voyez Histoire du Seizième siècle, t. I, p. 335 et suiv., et Jean d'Auton , seconde partie, chapitre 22 et suiv.
Page 249 , chap. XVI. Voyez Histoire du Seizième siècle, 1. 1 , p. 333 et suiv. , et Jean d'Auton , seconde partie et suiv.
Page 250. Le seigneur de Monteson doit être le brave Montoison. ~ Jean d'Auton nomme Rivole, et non Hauterive, le château où fut pris le cardinal Ascaigne.
Ibidem, chap. XVII. \ oyez Histoire du Seizième siècle, t. i,p. 357 et suiv., et Jean d'Auton, seconde partie, chap. 35 et suiv.
Page 261 , chap. XVIII. Voyez Histoire du Seizième siècle y t. I, p. 3G9 et suiv., et Jean d'Auton, seconde partie, chapitre 39 et suiv.
Page 252. La plupart des manuscrits portent Empisbaron ou Rtipisbaron , parce que dans le latin le seigneur de la Roche-Laval , qui épousa la princesse de Tarente , est nommé Barorupis, Le traducteur, qui a corrigé en marge Rochebarr7/i, s'est trompé aussi grossièrement, la famille de ce nom n'ayant aucun rapport avec le baron breton dont il est question ici.
Page 253 , chap. XIX. Voyez Histoire du Seizième siècle, t.u,p. 1 et suiv., et p. 111, et Jean d'Auton, seconde partie, fin du chap. 43. — Cette exhortation du pape à la croisade fut publiée au commencement de 1501. — On ne voit nulle part que Louis XII soit allé à Bologne avec la reine Anne : aussi un manuscrit porte cette rectification, à Troyes en Champagne, comme dans le latin. Le traducteur avait sans doute écrit en Bourgogne, dont un copiste ignorant a fait Boulogne. — Les autres historiens ne font pas mention de cette invasion des Suisses dans la Bourgogne , mais seulement d'un complot de Maximilien : voyez Jean d'Auton , troisième partie, chapitre 2. La descente des Suisses dans le Milanais eut lieu après la conquête de Naples : voyez Jean d'Auton , troisième partie, chap. 18 et suiv.
Page 264, chap. XX..\oyez Histoire du Seizième siècle,i. 11, p. 121 etsuiv., et Jean d'Auton, troisième partie, chap. 31. — Le passage de l'archiduc en France s'effectua au mois de novembre , tandis que les ambassadeurs allemands étaient venus à Paris dès le mois de septembre de l'année précédente : les faits sont souvent intervertis dans cette chronique.
Page 256 , chap. XXI. Voyez Histoire du Seizième siècle ^ t. II , p. 67 et suiv., et Jean d'Anton , troisième partie, chap. 6 et suiv.
Page 256 , chap. XXII. Voyez Histoire du Seizième siècle^ t. u, p. 113 et suiv., et Jean d'Anton, troisième partie, chap. 27 et suiv. — Le cardinal d'Amboise était légat en France depuis 1499 ; mais, en 1501 , sa légation qui allait expirer fut prorogée : ce fut après cette prorogation que le cardinal entra à Lyon, le 17 octobre. — Fils donné , signiGe bâtard ; en bas latin: Donatus. \oyez ce mot dans Ducange. — Reué était fils du duc Philippe VII.
Page 267 , chap. XXIII. Voyez Histoire du Seizième siècle, t. Il, p. 161 et suiv., et Jean d'Anton, troisième partie , chap. 33 et suiv. — C'est sans doute le frère Olivier Maillard qui est désigné ici sous le nom de général des Cordeliers. — D'après le supplément de Moustrelet , que souvent Humbert Vellay copie mal, on voit que ces fâcheuses impositions concernaient la navigation du Rhône jusqu'à Lyon , que le roi affranchit de certains péages, trùSy impôts et autres noui>eaux subsides mis sus depuis cent ans sans octroi du roi.
Page 258 , chap. XXIV. Voyez Histoire du Seizième siècle^ t. H, p. 288 etsuiv., et Jean d'Anton, quatrième partie, chap. 33. — L'archiduc arriva à Lyon le 22 mars 1503.
Page 259, chap. XXV. Voyez, pour la conquête du royaume de Naples par Gonzalve, presque tout le t. 11 de V Histoire du Seizième siècle, et dans Jean d' Anton , toute la quatrième partie et le commencement de la cinquième.
Ibidem. Le Chroniqueur confond sans doute le seigneur d'Aubigny, qui avait été fait prisonnier des Espagnols après la bataille de Seminara , avec Louis d'Ars , qni conserva en pffet quelques forts de la Calabre , lorsque Gonzalve était
maître de tout le royaume de Naples : voyez la cinquième partie de Jean d'Auton.
Page 260, chap. XXVI. Voyez Histoire du Seizième siècle, t. II, p. 342,, et Jean d'Auton, cinquième partie, chap. 18.
Page 261, chsip.XKVn.YoyezHistoire du Seizième siècle, t. II, p. 336 et suiv., et Jean d'Auton, cinquième partie, chap. 11, 16 et 20. —Alexandre VI mourut le 18 août 1503.
Page 262, chap. XXVIII. Voyez Histoire du Seizième siècle, t. II, p. 356 et suiv., et Jean d'Auton, cinquième partie, chap. 12, 13, 16 et suiv. — La guerre de Naples se termina parla déroute du Garillan.
Page 263 , chap. XXIX. Voyez Histoire du Seizième siècle, t. in, p. 1 et suiv., et Jean d'Aulon, cinquième partie.
Page 264. Jeanne de France mourut à Bourges le 4 février 1506, mais Frédéric était mort à Tours le 9 septembre de l'année précédente.
Ibidem, chap. XXX. Voyez Histoire du Seizième siècle , t. m, p. 16,170, 96, 127 et suiv., et Jean d'Auton, cinquième partie, fin du chap. 28, et sixième partie, chap. 1 .—Humbert Vellay se trompe encore de dates : Isabelle d'Aragon mourut le 26 novembre 1504, etson gendre Philippe, deux ans après, le 26 septembre 1506.
Page 265, chap. XXXI. Voyez Histoire du Seizième siècle, t. m, p. 177 et suiv., et Jean d'Auton, sixième partie, chap. 7 et suiv. —Monaco, que d'Auton appelle Monigue, est nommé ici Monèce, à cause du latin Monecus.
Page 266, chap. XXXII. ^ oyez Histoire du Seizième siècle, t. m, p, 174 etsuiv., 368 et suiv., et Jean d'Auton, sixième partie, chap. 4 et suiv. — Humbert Vellay a tort de placer la conquête de Bologne, qui eut lieu en novembre 1506 , après la révolte de Gênes, qui éclata et fut domptée l'année suivante. — Le traité de Cambray fut conclu le 10 décembre 1508,
Page 267, chap. XXXIH. Voyez la guerre des Vénitiens et la victoire d'Aignadel dans le quatrième volume de Vm> toire du Seizième siècle. Ces qvénemens, que le chroniqueur indique à peine, malgré leur importance , occupent les premiers mois de 1609.
Page 207, chap. XXXIV. Voyez Histoire du Seizième siècle, t. IV, p. 186 etsuiv. —Le concile de Tours se tint, le 17 septembre 1610.
Page 269, chap. XXXV. Voyez Histoire du Seizième siècle , t. IV, p. 205 et suiv. — Charles d'Amboise mourut le 1 1 mars 1511. — Humbert Vellay est le seul historien qui prétende que le cardinal d'Urbin eut la tète tranchée.
Page 270 , chap. XXXVI. Voyez Histoire du Seizième siècle , t. V. La bataille de Ravenne se donna le 1 1 avril
Page 271 , chap. XXXVII. Voyez Histoire du Seizième siècle j t V. — Maximilien Sforze, fils de Ludovic le More, avait été élevé à la cour de Tempereur.
Page 272, chap. XXXVIII. Voyez Histoire du Seizième siècle, t. V. — Ces prélats, guide Pise s'étaient retirés à Milan, sont les pères du concile j mais ils avaient transporté leur assemblée dans cette ville dès la fin de 1511 : le concile fut transféré à Lyon deux mois après. — Le cardinal Jean de Médicis fut depuis Léon X.
Page 273, chap. XXXIX. Voyez Histoire du Seizième siècle, t. v. — Le roi de Navarre avait été excommunié comme adhérent de Louis XII, et ses États offerts au premier occupant par le pape. — Le comte de Dunois , duc de Longueville.
Page 274, chap. XL. Voyez Histoire du Seizième siècle , t. V. — Jean d'Auton entre dans de grands détails au sujet du navire la Cordelière , chap. 3 et 27 de la troisième partie. Page 275, chap. XLI. Voyez Histoire du Seizième siècle, t. V. — Jules II mourut le 21 février 1513. — La bataille de Novare eut lieu le 6 juin.
Page 277, chap. XLII. Voyez Histoire du Seizième siècle, t. v. — L'Angtois, c'est le roi d'Angleterre , Henri VIU. — Georges Talbot , comte de Shrewsbury . — Ce fut à la journée des Eperons que le duc de Longueville fut pris , le 22 août 1513 : — Thérouenne se rendit le jour même. — La bataille de Flodden, où le roi d'Ecosse Jacques IV fut tué, se donna le 9 septembre, et Henri ne revint dans son royaume que le 24 octobre.— La femme de Henri VIII était Catherine d'Aragon , fille de Ferdinand le Catholique.
NOTES. 5oi
Page 279, chap. XLIU. Voyez Histoire du Seizième siècle, t. V.— Le wet^ew du roi d'Angleterre, c'est Charles , archi- . duc d'Autriche , qui devait épouser la princesse Marie.
Page 280, chap. XLIV. Voyez Histoire du Seizième siècle,
t. V. — Le traité avec Venise fut signé le 23 mars 1514.
L'Alviane avait été fait prisonnier à Ravenne, en 1509, et Gritti, àBrescia, en 1512.
Page 281 , chap. XLV. Voyez Histoire du Seizième siècle, *• V.— Anne de Bretagne mourut le 9 janvier 151 4.— Le duc de Valois épousa Madame Claude , à Saint-Germain-en-Laye, le 18 mai de la même année.
Page 282, chap. XLVI. Voyez Histoire du Seizième siècle, t. V. —Ce mariage fut célébré le 10 octobre, et Louis XII mourut le premier janvier 1515.
Page 283, chap. XLVII. Voyez Histoire de François l" , par Gaillard, liv. i, chap. 1 .—La relation de son sacre est dans le Cérémonial françois.—W n'y a pas ici de comparaison entre François I" et François II , cette chronique étant écrite avant la naissance de ce dernier ; mais Humbert Vellay veut dire seulement que François F"" ne saurait avoir d'égal.
Ibidem, chap. XLWlll.y oyez Histoire de François I",liv. i, chap. 1. 5 avril 1515.
Page 284 , chap. XLIX. Voyez Histoire de François l", liv. 1, chap. 1 . — Ce passage de la traduction est évidemment fautif; on comprend pourtant que les Suisses feignaient de traiter, enfin d'enleverl'argentconfiéà Lautrecet au bâtard de Savoie pour acheter d'eux cette paix : tel est du moins le sens de l'original latin qui est bien plus détaillé. — Ce fut la balail de Marignan. — Ce n'est pas Imbert, mais Charles de la Trémoille , prince de Talmond. — C'est Jacques Bussy d'Amboise, un des neveux du cardinal d'Amboise.
Page 285, chap. L. Voyez Histoire de Françoise, liv. i, chap. I . — Ce n'est pas manda le roi de Navarre , qu'il faut lire, mais bien : manda, le roi, de Navarre ; car il s'agit du fameux stratégiste, Pierre Navarro.
Page 286, chap. LI. Noyez Histoire de François P^ liv. i, chap. 2.— L'entrevue du roi et du pape, à Bologne, fut le 8 décembre 1515. — Adrien de Bolsy, frère d'Artus Gouffier,
seigneur de Boisy , connu pour avoir été gouverneur du roi , était évêque d'Alby.
Pag. 286, chap. lÀl.Voyez Histoire de François I«', liv. i, chap. 3. — Le cardinal sedunois , c'est-à-dire de Sion. — C'est la campagne de 1516.
Pagtf 287, chap. LlU.Yoyez Histoire de François P% liv. t, chap. 3. — Les Suisses avaient conclu , le 23 mars 1516, avec François P'", une confédération qu'ils ne rompirent jamais.
Page 288, chap. LIV. Voyez Histoire de François F'"", liv, i, chap. 4. — Le duc de Bourbon fut rappelé, en 1517, de son gouvernement de Milan, qu'il remit àLautrec.
Ibidem^ chap. LV. Voyez Histoire de François l", liv. i, chap. 3. — Ferdinand était mort le 23 janvier 1616. — C'était le collier de l'ordre de la Toison d'Or, que Charles-Quint envoyait au roi de France.
P.age 289, chap. LVL Voyez Histoire de François I", liv. i, chap. 4. — Charlotte de France, née à Amboise le 23 octobre 1516. — François, dauphin, né au même lieu le 28 février 151 7. —Laurent de Médicis, neveu du pape, qui l'avait fait duc d'Urbin, épousa Madeleine de Boulogne, fille de Jean de Latour-d' Auvergne et de Jeanne de Bourbon. Le duc de Bourbon n'avait pas de fdle , et une ressemblance de nom a causé l'erreur de l'historien.
Page 290, chap. LYU.Yoyez Histoire de François I", liv. i, chap. 5. — La dauphine mourut le 21 septembre 1517. — Le dauphin François, âgé de 8 mois, fut accordé, le 4 octobre 1518, à Marie, fille aînée de Henri VDL
Page 291 , chap. LVIU. Voyez Histoire de François 1" , liv. I, chap. 5. et liv. ii, chap. 2.— Henri, qui régna après son père, naquit le 31 mars 1 5 1 8 . — Cette entrevue, qui dura depuis le 7 jusqu'au 24 juin 1520 , fut nommée le camp du drap d'or , à cause de la magnificence que les deux rois y déployèrent : elle se fit entre Ardres et Guines.
Ibidem y chap. LIX. — Madeleine de France, née le 10 août 1520. — Tous les manuscrits finissent là de même qne l'imprimé latin.
riN DES II0TI9.