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À rosees, … vingt-cinquième, elle commence à prendre le petit trot.
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de la Corporation, ete.” C’est ce qui n’est nullement démontré, attendu que tous les moyen: tentés jusqu’aujourd’hui n'ont abouti qu'à multiplier ses torts indéfiniment,
au point qu'il a fallu constituer dans Québec un comité de surveillance, comme il s’en est formé un à New-York pour. contrôler l’administration dilapidatrice et souvent criminelle du Tammany Ring. Toutefois, après avoir ressenti le coup et l'avoir rendu, la Corporation s’est vue forcée
d'améliorer le chemin St. Louis et de promettre La elle
J'erait paver la rue St. Jean.
La Corporation de Québec est comme toutes les vicilles Au premier coup de fouet, elle rejimbe ; mais au
Vous savez qu'on démolit en ce moment l’ancien bureau de poste ; on en profite pour démolir aussi quelques passants par la même occasion. La ruclle qui fait face au vieil édifice est très-étroite et aboutit à l'escalier de la basse-
+ ville où tout le monde doit passer pour se rendre à ses
affaires ou en revenir ; or, on n’a rien mis là pour garer des débris qui tombent et des pierres qui viennent sauter sur le pavé. Ce serait le moment pour le plus humble des contribuables de faire des remontrances ; maïs nous avons ici l'habitude des ruines; celles qui tombent ne fort qu’une
variété piquante au spectacle de celles qui sont tombées déjà et qui restent où elles sont.
Les gens de notre bonne vieille ville ont adopté depuis quelque temps une nouvelle spécialité ; c'est la mort subite. Tous les jours il y a deux ou trois narquois qui se paient cette boutade aux fils d'Esculape, ce qui varie un peu les
12 CORKESPONDANCES,
faits-divers, devenus monotoncs, d’orteils écrasés entre deux
madriers de trottoirs. La boue des rues s’est durcie depuis hier, de sorte qu’au lieu d’éclabousser quand elle vous jaillit au visage, elle vous casse une dent ou vous crève un œil ; ik n’y a que l'embarras du choix. On avait craint beaucoup l'apparition de la petite-vérole ; dimanche dernier les curés avaient fait les plus vives recommandations sur ce sujet à tous les prônes. Recherches faites, on a trouvé que la petite-vérole en question se réduisait à deux cas de jaunisse. Rien n’est tel que de prendre ses précautions. +
I] vient de paraître une nouvelle brochure sur la colonisation, sujet d’une haute nouveauté, Vous savez que, dans la province de Québec, toute la colonisation se fait par brochures. Celle-ci sort des presses du Courrier de St. Hyacinthe, et on y lit les préceptes suivants donnés aux colons comme base fondamentale du développement de notre jeune pays :
19 Un colon doit être sobre et jouir d’un bon caractère.
(Cela, bien-entendu, remplace les instruments aratoires et le petit capital nécessaire pour commencer.)
29 JT doit avoir une bonne santé, de l'énergie et l'amour
du travail,
(Supposons qu'il soit perclus de rhumatismes, mou comme un boudin, paresseux comme un lézard, il n’a pas
de chance.)
30 Il doit avoir quelques ressources à su disposition.
(La brochure du Courrier, probablement, et beaucoup de
Petits Albert.)
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CORRESPONDANCOES. 13
4° IT lui faut faire le choix d’un lot âvantageux.
(Oui; s’il se met sur le haut d’une montagne, le gouvernement ne lui garantit pas les moyens de communication.)
59 Le colon, s'il se livre à une entreprise quelconque pour lu première fois, doit demander conseil.
Tencez-vous bien là-dessus, tout est en friche maintenant.
Remarquez, s’il vous plaît, que cette brochure est publiée par ordre du gouvernement local.
Encore une conume celle-là et le pays sera désert.
PR
Maintenant, que je vous parle un peu politique. Tout le monde m'en casse les oreilles, je me venge sur vous, Et d’abord, je vous annonce que l'honorable Mr. Langevin, compagnon du bain et du Grand-Tronc, vient de partir pour Ottawa, ne jugeant pas sans doute qu’il lui fût nécessaire de rester pour acheter lui-même en bloc les électeurs de Québec-centre; il abandonne ce soin à des comptables ordi-
naires, mais il n’a pas voulu laisser la capitale sans faire une grande chose.
Vous vous rappelez qu’autrefois les épiciers avaient la permission de vendre au verre comme les aubergistes. (Cet usage était tomb£ en désuétude, non pas parceque les épiciers l'avaient négligé, mais parceque le nombre des aubergistes était devenu si formidable que le détail des liqueurs au milieu de la chandelle et de la canelle ne payait plus. Aujourd’hui les épiciers se sentent repris d’un vif désir de concurrence; aussi ont-ils énvoyé une députation à l’honorable Hector, lui assurant leurs votes, s’il obtenait qu'ils pûssent reprendre leur petit commerce d'autrefois. L'hono-
14 CURRESPONDANCES, «|
rable compagnon le leur a promis. Pendant ce temps, les À amis de Mr. Pelletier essaient de se remuer; ils ont eu un Æ tr
caucus vendredi soir et vont convoauer ces jours-ci une as- À moy semblée publique sur laquelle ils comptent pour porter un M cette grand coup. d À avec
Des assemblées publiques ! vous savez ce qui en est presque du toujours résulté rour les libéraux. Presque toujours ils y M jours ont remporté les triomphes de la parole, et séduits par lés # disai
acclan,ations du peuple, ils s’endormaient sur leurs lauriers, 4% d’un attendant avec une déduigneuse confiance la victoire des Un