PREFACE
Ceux qui ont passé par les plus mauvaises années du second empire n'ont pas oublié l'impression produite par ^apparition des premières Chroniques de Lanfrey dans la Revue nationale. C'était vers la lin de 1860, aa lendemain de ce décret du 28 novembre qui venait de rfodre à la France, avec une ombre de gouvernement parlementaire, un semblant de liberté de la presse. L'opinion était incertaine et défiante à l'endroit du libéralisme gouvernemental. Cependant un mouvementseproduisk.On sait quelles voix s'élevèrent à la tribune et quelle fut la mesure de leur opposition. Parmi celles qui prirent la parole dans la presse pour la revendication de la liberté et du droit pohtique, aucune ne retentit avec pi us d'éclat et d'autorîté que la voix de Lanfrey.
Lanfr0y,^à cette date de 1860, n'avait pas encore commencé cette Histoire de JSapoléon qui devait porter à la légende impériale un- coup décisif et placer son auteur au premier rang parmi, les historiens contemporains. Mais, quoique jeune encore, il avait déjà cependant signalé, dans plus d'une œuvre remaf-
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