Veuve du feld-maréchal Richard Temple (D.N.B. LVI
compliments au poète leur voisin, et allèrent à West End House. Gray était en promenade; elles lui laissèrent un billet. Intrigué, il rendit la visite et entama des relations avec les hôtes du Manor House. En veine d'humour, il écrivit sur l'incident sa Long Story (AB 48-54). Commencé en août, le poème fut terminé dans la seconde semaine d'octobre. Miss Speed, que sa tante désirait fort voir se marier, écrivit elle-même à Gray pour l’en féliciter et inviter le poète à dîner. À partir de ce moment, il eut ses entrées au château.
De retour à Cambridge dans la semaine du 26 octobre, il en repartit aussitôt, et n'y revint définitivement que vers le 7 décembre.
Publication de l’ « Elégie ». Walpole avait continué à faire circuler le manuscrit de l'Elégie; il tomba entre les mains des éditeurs dù Magazine of Magazines, qui s’en emparèrent et entamèrent des pourparlers avec Gray pour sa publication. Gray ne l’entendait pas ainsi; craignant qu'on n’imprimât son poème malgré lui, il prit les devants et demanda à Walpole (11 février) de faire éditer l'Elégie par Dodsley. Walpole et Dodsley s’empressèrent, et quatre jours plus tard (15 février) l'Élégie paraissait sur || pages in-4°, avec un Avertissement rédigé par Walpole. Ce fut la première édition du poème: :l eut un succès immédiat, fut aussitôt lu et admiré par tous”. Au même moment, Gray envoyait à Walpole le manuscrit de l'Elfrida, de Mason, en lui recommandant son auteur.
Gray quitta Cambridge pendant quinze jours, au milieu de mars, pour aller à Londres, et prit ses vacances le 7 juin. Il fut empêché à nouveau d'aller chez Wharton par l’arrivée de sa cousine Mrs. Forster, qui rentrait de l'Inde. Il dut passer le : mois d'août en sa compagnie, après quoi il retourna à Peterhouse (s. 30 août).
Pendant tout ce temps, soit qu'il le voie à Londres ou à Twickenham, soit qu'il lui écrive, il poursuit ses entretiens littéraires avec Walpole. Tandis qu'il s’intéressait aux projets de ce dernier (Fables : The Funeral of the Lioness) et à la documentation de ses Memoirs, Walpole, de son côté, se préoccupe de préparer, chez Dodsley, une édition de luxe des œuvres de Gray, illustrée par son ami Richard Bentley. Il n’y a que