‹ Chronologie de la Vie et de l'Œuvre de Thomas GrayChapitre 33 sur 83 · AE · texte numérisé non relu

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Pembroke pour le jeune Stonhewer. À Peterhouse, Whallev a été remplacé par Edmund Keene, qui fit de Gray son conseiller au moment où les élections du Collège lui créaient des difficultés.

Son plus grand travail alors consiste à lire l'Esprit des Lois?*, qui l’intéressa beaucoup, mais l’amena sans doute à abandonner son poème sur l'éducation. Il se sent envahi par l’atmosphère de paresse et d’ennui qui l'entoure, et se tient seulement au courant des œuvres nouvelles, particulièrement des ouvrages d'histoire et de voyages. Il se trouve encore à court d'argent, doit emprunter vingt guinées à Wharton.

À la fin de mai, il fut appelé à Londres par des affaires. Il y resta jusqu à la semaine du 23 juin; après quoi, contrairement à ses habitudes, il revint à Cambridge, où devait avoir lieu la cérémonie d'installation du nouveau Chancelier de l'Université, le Duc de Newcastle. Il réside tout l’été à Peterhouse. sauf un court voyage à Londres, au milieu de septembre. Le 5 novembre, sa tante Mary mourut à Stoke. A la fin du mois, il quitta Cambridge, allant de Londres, où il voit Walpole, à Stoke, auprès de sa mère en deuil, sans qu'il soit possible de préciser ses mouvements.

Gray rentra à Peterhouse au début de janvier, et y resta jusqu'à la fin de mai. En juin, il revint à Stoke avec l'intention d'y séjourner une bonne partie de l'été. Il s'intéresse de plus en plus à l’histoire naturelle, étudie les premiers volumes de Buffon, parus l’année précédente. Mais il languit dans son isolement; la tristesse de la maison endeuillée l’accable. Manquant d'argent, il doit renoncer une fois de plus à ses vacances chez Wharton. Î|l transcrit son Ælégie, maintenant terminée, et l'envoie à Walpole, dès le 12 juin, satisfait d’avoir au moins fini quelque chose.

Lady Cobham et Miss Speed. Walpole montra le poème à un cercle d'amis, parmi lesquels se trouvait la châtelaine de Stoke, Lady Cobham”*, qui vivait au Manor House en compa- : gnie d’une Française, Lady Schaub, et d'une jeune nièce de 27 ans, Henrietta Speed. Celles-ci voulurent adresser leurs

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