‹ Chronologie de la Vie et de l'Œuvre de Thomas GrayChapitre 46 sur 83 · VII. — LES DERNIERES ANNEES · texte numérisé non relu

VII. — LES DERNIERES ANNEES

Gray va désormais rester attaché à Pembroke. Miné par une maladie déprimante qui le tourmentera presque sans relâche, il y vivra de plus en plus retiré, malgré la compagnie de quelques fidèles amis. Cependant il se déplacera de plus en plus à la belle saison, cherchera à tromper son ennui auprès de ses relations de Londres, explorera les régions de la Grande-Bretagne les plus riches en curiosités artistiques et archéologiques. Son goût pour la nature atteindra alors son plein épanouissement, et il continuera à s'intéresser à l’histoire naturelle et aux anitiquités nationales. Mais si, au début de cette. période, il s’enthousiasme encore pour les vieilles poésies du Nord, il n'écrira plus que de très courts fragments ou des poèmes de circonstance.

Le début de cette année s'écoule dans l'indolence. Au mois de janvier, Gray apprend sans émotion le mariage d# Miss Speed avec le Baron de la Peyrière, fils du Comte de Viry, ambassadeur de Sardaigne à Paris. Il est surtout préoccupé par la question des poèmes d'Ossian, qu'il veut croire authentiques en dépit de tous. En février, il échange ses impressions à ce sujet avec Walpole, dont il vient de recevoir les deux premiers volumes des Anecdotes of Painting, impatiemment attendus. En mars, il alla voir son ami à Londres. Il partit le 22, ne rentra que dans la semaine du 28 mai. Pendant son séjour, il eut deux petites crises de goutte, après être resté trois ans sans en souffrir.

Page 1