‹ Chronologie de la Vie et de l'Œuvre de Thomas GrayChapitre 47 sur 83 · PTS · texte numérisé non relu

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Old Park. Au commencement de juillet, il se met en route pour York, où il passe quinze jours auprès de Mason, absorbé par ses nouvelles fonctions de chanoine et de chantre de la cathédrale. Le 17, il quitte York; se rend chez Wharton, à Old Park; y séjourne jusqu'à la fin de septembre.

Au lieu de rentrer directement à Cambridge, il fit seul, sous la pluie, une excursion dans le Yorkshire, le Derbyshire et le Nottinghamshire : Richmond et son vieux château; Ripon et son église; ruines de Fountain’s Abbey: Leeds; Wakefñeld; Wentworth Castle, où il retrouve enfin le soleil et la campagne riante. De là, 1l gagne Sheffield (église St Peter, avec chapelle et tombe des Talbot), traverse la stérile région du Peak, visite en détail le château de Chatsworth et ses richesses artistiques. Par Chesterfeld et Mansfeld, il va revoir « son ami » le Trent, à Nottingham, où il passe deux ou trois jours; arrive à Londres au début de novembre et en repart dans la semaine du 19.

A son retour à Cambridge, il apprend la mort du Dr. Shall:t Turner, professeur d'Histoire et de Langues modernes. Il crut le moment venu de solliciter un poste, comme Walpole et Chute le lui avaient déjà suggéré. Walpole agira; on s'em- presse; on soumet sa candidature à Lord Bute, alors premier ministre. Cependant la chaire ne fut donnée ni à Gray, ni à Delaval, comme tout le monde s’y attendait, mais à Lawrence Brockett, de Trinity, ancien Tutor de Sir James Lowther, gen-

dre de Bute“.

Stimulé par son voyage d'octobre, Gray poursuit pendant l'hiver ses études d'archéologie, d'architecture gothique, d'histoire anglaise. Les poèmes celtiques le captivent toujours; il y découvre comment, dès les premiers âges, « l’imagination régnait dans toute sa force dans la stérile Ecosse ». Il lit Emile, paru l'année précédente; tient scrupuleusement son journal (température, floraisons, chant des oiseaux): dans la solitude de son appartement, il se distrait en jouant sur son clavecin les Etudes d'Emmanuel Bach.

Il se plaint pourtant de la tristesse de son existence, dont les seuls incidents furent une visite rapide de Walpole et un

54. Sur cette affaire, voir les lettres du Dr. Toynbee au T. L. S., 4 mars et 14 octobre 1926, pp. 163 et 698.

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