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petit voyage qu il fut obligé de faire à Londres, à la fin du printemps. Parti dans la semaine du 29 avril, il y reste six semaines, y rencontre Stonhewer et Jonathan, frère de Wharton: fait « un tour » à Epsom, chez le Dr. Clarke, et rentre dans la semaine du 10 juin.
Algarotti. Cependant, sa renommée grandissait. À la fin de 1762, un membre honoraire de Pembroke, William Taylor Howe, voyageant en Italie, montra au célèbre Comte Algarotti les poèmes de Gray et les tragédies de Mason. Algarotti adressa à Howe une lettre d'éloges ampoulés. Howe la transmit à Brown. Brown, à son tour, la communiqua aux intéressés, qui sen exprimèrent mutuellement leur satisfaction. En avril, Algarotti leur écrivit directement, annonçant à Gray l'envoi de ses essais sur la peinture et sur l'opéra. Les ouvrages n arrivèrent qu à la fin de juillet. Gray fut malade, en août; ne répondit au Comte qu'en septembre. Cette relation flatteuse en resta là. Algarotti mourut l’année suivante.
En septembre, la science de Gray fut mise à contribution par Walpole, pour son Autobiography of Lord Herbert of Cherbury. Il fit pour lui des recherches à Cambridge; après quoi il s’absenta pendant une quinzaine de jours (de la s. 16 à la fin du mois). Il passa le mois d'octobre à Pembroke, le mois de novembre à Londres, où 1l vit Walpole et, sans doute, Robinson. Retour à Cambridge dans la semaine du 2 décembre
Le premier semestre fut assombri par la maladie. Depuis son retour de Londres, Gray souffre d'une affection locale que le traitement habituel ne réussit plus à soulager. Redoutant un accident plus grave, et malgré la compagnie de Nicholls et de Mason (qui passa le mois de janvier à Pembroke), il est dans un abattement absolu. I n'écrit plus à Wharton. Walpole lui demande des renseignements sur la poésie provençale; il ne peut les lui donner, et ses lettres sont si apathiques que Walpole s’alarme sur son compte. Cambridge, sa vie, ne lui ont jamais paru aussi insupportables. Le « stupide endroit » est tout occupé par l'élection du successeur de Lord Hardwicke, comme High Steward de l'Université, et la mauvaise humeur de Gray s'exprime en une satire contre l’un des postulants, Lord Sandwich, son ancien camarade
d'Eton (The Candidate, AB 87-9). Du 24 février à la fin de mars,
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il souffrit d’une longue crise de goutte. I] recommence à marcher en avril: à la fin du mois, il n'est pas encore complètement remis, mais peut se rendre à Londres, où il reste plus d'un mois (s. 18 mai à s. 22 juin). Peut-être pendant ce séjour, moins vraisemblablement à son retour à Cambridge, il se résigna à subir une opération trop longtemps retardée, mais qui le soulagea et lui rendit quelque courage.
Southampton et Netley Abbey. Wharton l'invitait à Old Park; il renonce au voyage faute d'argent. Il] demeura à Pembroke jusqu’à la fin d'août”; partit, au début de septembre, pour Londres, où il rencontra Walpole; en octobre, pour la côte sud. Passant par Winchester, où il soupe avec le Dr. Baïguy et visite l'Hospice St. Cross, il va s'installer à Southampton (chez Mr. Vining, plombier dans High St.). Là, en dehors d’une cordiale visite de Balguy, il vécut seul, perdu dans la foule des baïigneurs; se promena au bord de la me::; alla voir Netley Abbey et fit une excursion archéologique d= trois jours (Salisbury, Wilton et Stonehenge, 15-17 oct.). Il rentra à Londres le lundi 22, satisfait de sa cure d'air. Il fréquente Edward Delaval, mais trouve Londres morne, et, sans attendre l'ouverture de l'Opéra, rentra à Cambridge le 21 novembre. Le 11 du même mois il écrivait sa première lettre (connue) à Nicholls, alors chez son oncle, Mr. Floyer, à
Ripon (Yorkshire).
En décembre, il lit le Castle of Otranto, envoyé par Walpole, et, très péniblement, les Lettres de la Montagne, nouvellement parues.
Gray fut encore malade et abattu en hiver et au printemps. Il se plaint de sa solitude, souffre des yeux; la goutte l’immobilise dans sa chambre pendant tout février et la première
55. Les registres de Pembroke sont formels. Voir aussi la lettre de Gray à Walpole écrite de Cambridge le 17 août (CT Il 232). Gray n'a donc pas voyagé en Ecosse en 1764 (GL 225; TL III 35, n. 3). Le journal publié dans TF, pp. 260-4, est sans doute une transcription. L'original en pourrait être de Wharton (« since you know the way as far as Edinburgh », TL III 82). On remarquera le caractère heurté du style, différent de celui de Gray, même dans des notes de ce genre. Noter d'ailleurs que Gray déclare n'avoir même pas les moyens d'aller à Old
Park cette année-là (TL III 35).