Mariette, Pap. de Boulaq , I, pl
3. L., D., 11,3 = Æ(] i/pt. Inscltr. aus dem Berl. Mas., p. 79 (Æ. Z., 17;, cf. Schæfïer, Bruchstück altiiggpt. Annalcn, p. 40.
4. Quibell, Hierakonpolis , H, pl. 70, 1. — Je mentionne encore le scarabée O 3Z7 £?, de Petrie, Hislory , I, 106.
ANNALES DU MUSÉE GUIMET
5e, on n’a conservé que des morceaux en piteux état. Par bonheur, nous possédons deux fragments plus grands (59 et 61 + 62 + 63), qui ont conservé les fins de lignes d’une colonne et les commencements de ligne de l’autre, de telle façon que les deux colonnes se complètent réciproquement. Le fr. 59 appartient à la col. 4, c’est-à-dire à la VIe dynastie, car, à la ligne 5, mention est faite d’un règne de plus de 90 ans, et à la ligne 6, d’un règne de 1 an 1 mois; comme Hincks l’a déjà reconnu, ces règnes ne peuvent être que ceux de Phiops (Apappous) et de Menthesouphis de Manéthon. Le morceau du fr. 61 qui appartient à la col. 5
contient à la ligne 1 les mots : tsfo (rouge) 1 n
« total 18 rois » ; à la ligne 2, également en rouge, la rubrique de la dynastie suivante : I 00 1 (( rois ». Immédiatement au-dessous, quatre commencements de ligne avec des titres de rois ; les deux lignes suivantes ont gardé encore les noms. Ce sont les rois, bien connus par leurs monuments, Nebchroure' et S'anchkere', qui apparaissent dans les tables d’Abydos et de Sakkara (et ailleurs aussi) immédiatement avant Amenemhet Ier. Ils appartiennent donc à la fin de la XIe dynastie. Immédiatement après le fr. 61, vient le fr. 64 + 67, qui contient les règnes de la XIIe dynastie et termine la colonne. Seyffarth (quoiqu’il n’eût aucun pressentiment de la dynastie à laquelle ils appartenaient) a donc ici parfaitement bien coordonné les fragments, en observant surtout le verso où ils se joignent très bien les uns aux autres.
Sur le fr. 64 se trouve, ligne 2, la rubrique de la XIIe dynastie (« [rois de la] cour d’Ithtaoui ») avec, au-dessus, ligne 1, le nombre 160 ’, qui doit être la somme des années de la XIe dynastie. Dans les éditions, la dernière ligne, qui est sous S'anchkere' au fr. 61, est mise sur le même
1. On serait tenté de lire 260. Mais en outre que ce nombre serait historiquement trop élevé, le trait, qui devrait marquer la deuxième centaine, ne dépend pas du signe 100, mais appartient clairement au signe 60.
plan que la première du fr. 64 ; donc, dans cette hypothèse, le commencement du total devait se trouver ici. Mais on voit distinctement deux traits noirs, qui ne peuvent être que les ailes de l’abeille du titre « roi de la Basse Égypte », et celui-ci ne peut pas se trouver dans une formule de total.
Si, malgré cela, l’on regarde généralement comme juste l’assemblage proposé par Seyffarth du fr. 61 et du fr. 64, c’est qu’on voit en S'anchkere' le dernier roi de la XIe dynastie. Or, Breasted a soutenu que cette hypothèse ne s’impose pas absolument; il croit possible, au contraire, d’admettre après ce roi un autre, Nebtaouire' Mentouhotep IV. A ma prière, Breasted a bien voulu donner la conclusion de ses recherches dans le mémoire suivant, ce dont je lui exprime tous mes remerciements’.
La XIe dynastie, par James Henry Breasted 5
« Depuis que Steindorff1 2 3 a montré que les ’Intf n’appartiennent pas à la XIe dynastie, la plus grande incertitude a prévalu quant à la durée de cette dynastie, et à l’ordre des rois qui lui appartiennent. Un examen attentif permet toutefois, à mon avis, de rétablir le véritable ordre de ces rois et de déterminer aussi combien de temps la famille a régné.
Il est évident, d’après les monuments par eux laissés, qu’ils ont conquis le Nord, et renversé les Héracléopolitains.
1. Comme on le verra plus loin (p. 225), M. le prof. Ed. Meyer n’accepte plus aujourd'hui la reconstruction de la XIe dynastie proposée par Breasted. Cependant pour comprendre les corrections exposées plus loin, il est nécessaire de connaître et la théorie de Breasted et les premières reconstructions proposées par M. Meyer. Aussi ai-je cru devoir conserver à cette partie de la Chronologie sa forme primitive, en priant le lecteur de se reporter ensuite aux corrections. (N. du traducteur.)