‹ Chronologie égyptienneChapitre 120 sur 179 · Petrie, Season, pl · texte numérisé non relu

Petrie, Season, pl

2. Berichte sachsisch. Gosellsch. Phil. Cl., LVII, 1905, p. 255.

3. [Dans les Nachtrâge, p. 29, n. 1, Ed. Meyer avait tout d’abord parlé ainsi de cette découverte] : Breasted (The temples of Loicer Nubia, ap. American Journal of Scmilic Languages, XXIII, 1906, p. 57) a découvert un nom royal sur un bas-relief rupestre à Molokab (Basse Nubie), au milieu de graffiti de la XIIe dynastie. Il lit le nom d’Horus

^ ■ : le nom de Roi, qui vient ensuite, est tout à fait étrange

(le nom personnel n’est pas écrit). L’assertion de Breasted que ce non gerg taouif est analogue à s'anch taoui f, nom de S'anchkere', et qu’i appartient à la XIe dynastie, serait fort vraisemblable; mais Steindorff

qui a copié le nom avec II.

qu’il n’y a nullement !

Schæfer ot Borchardt, me communique

sur le monument, mais peut-être \ =

g erg taoui, qui est le nom d’Horus de NeferhotepI de la XIIIe dynastie

Le nom de Roi est incertain aussi, d’après Steindorff. En attendant on ne peut tirer aucune déduction historique de ce nom. — [Le text donné ici, qui confirme au contraire la découverte de Breasted, est tir des Noue Nachtrâge ~nr àgj/ptischen Chronologie (ap. Acg. Zen schrift, XLI V, 1907, p. 115).]'

XIIe dynastie, un nom royal nouveau, dont la lecture d’abord mise en doute, fut reconnue absolument correcte après la publication photographique due à Weigall'. Ce roi s’appelle : i-L— Le même nom se rencontre plus loin à Abou-Hor, au sud de Kalabse (Weigall, pl. 32, 1 et p. 76); le nom de Roi s’y trouve écrit un peu autrement, mais d’une façon non moins incompréhensible ; en outre, son nom d’Horus, gerrj taoui f, apparaît à Toskeh (Weigall, pl. 65, 1).

Là on trouve encore un deuxième nom royal : 1

un autre « Antef » ; son nom serait ici abrégé en |\ , comme cela arrive fréquemment ailleurs (p. ex. au Papyrus Abbott;; le titre se Ré" est inclus dans le cartouche ; le nom de Roi est Kekere '2; le nom d’Horus Snefer-taoui-f. Ce même nom se trouve à Tomâs (pl. 54, 3, 4, 6) et à Ibrim (pl. 64, 4, 8) et, sans le nom de Roi, à Amâda (pl. 52, 2 phot.=54, 1) et enfin, le nom de Roi seul, à Gerf-Husên (pl. 34).

Il ressort de leurs noms, et spécialement de leurs noms d’Horus (formés comme celui de S‘anch-ke-re‘ = S'anchtaoui-f) que ces deux rois appartiennent certainement à la XIe dynastie; l’emploi de sans nom développé, se retrouve aussi pour Nebchroure' et S'anchkere'. On ne peut donc les placer qu’avant Nebtaouire " Mentouliotep IV , et peut-être avant Ncbhepctrë ' Mentouliotep III. Le nombre des rois de la XIe dynastie, connus de nous, s’élève donc maintenant à 13 noms : la situation historique de ces rois s’élargit aussi, par le fait de leur marche conquérante en Basse Nubie, jusqu’à la deuxième cataracte.

Nous ne connaissons pas jusqu’ici d’autres rois de la

1. Weigall, Antiquitics of Lowcr Nubia; il appelle la localité Meelik. 11 donne le monument en photographie pl. 49, 1, en dessin pl. 50, 1 (cf. text, p. 96).

2. C’est ce qu'a reconnu de son cété Weigall; mais il fait, de ce seul roi, deux souverains Knkarc' et Seanre'.

ANNALES DU MUSÉE GUIMET

XIe dynastie’. Voici la liste de ces rois, d’ailleurs incomplète et telle que nous pouvons la dresser jusqu’à ce jour :

~] r\ AAAAAA

J f\^ Karnak, n° 13, nomarque Antef Ier.

Karnak, n° 12, Mentouhotep Ier.

V AAAAAA

rai

ij Karnak, n° 11, Antef II.

J Karnak, n° 10, Antef III.

Horus Ouah-'anch Antef IV, 1<

plus souvent avec l’épithète « le grand », c’est-à-din l'« aîné » (elle manque sur la stèle de Teti).

Ilorus Necht-neb-tep

noter Antef V (Abydos lui donne aussi l’épithète « aîné »).

AAAAAA

Horus

S'anch-jeb-aoi

Mentouhotep II

Horus Gerg-taouif

I(?) jebcheiî

1. Dans les décombres de Der el-Bahari on a trouvé encore : un bb avec le nom de S-cha-....re' (pl. XIP), un autre (pl. XII*) avec le no de S....'-re' Mentouhotep, que Naville identifie avec le premier; serait alors un roi Mentouhotep Vil; un troisième bloc (p. 3) avec nom du roi Ded-nefer-re' Dadames, connu déjà par une stèle de Gebet (Daressy, Recueil, XIV, p. 26=Caire, n°20533), une inscription rupesl d'El-Kab (Fraser, PSBA., XV, p. 494, n“ 2; Sayce, PSBA., X* p. 111, pl. 2, nu 16) et par un scarabée (Newberry, Scarabs , p. 10, 2‘ Ces rois appartiennent sans doute à la XIII" où à la XVII” dynast comme le Mer- anch-re' Mentouhotep VIII retrouvé à Karnak da^ la faoissa (Legrain, Recueil, XXVI, p. 218 sq.) et comme les An postérieurs. Dadames est peut-être, comme l’a dit Pieper, le roi ....a; du fr. 94 au Papyrus de Turin.

2. J’ai intercalé ce roi et le suivant à cette place, d’après ce qui a é dit p. 234, n. 1, in fine. (Note du trad.)

Horus Snofer -taouif Kekere', fils de Re‘ An(tef).

Neb-hepet-

rec Mentouhotep III (voir les variantes, supra p. 230 sq.).

Neb-taoui-re' Mentouhotep IV.

Neb-chrou-re' Mentouhotep V (sous Shatt-er-Rigâl).

v ci Oy

equel vit l’Antef de

anch-kere' Mentouhotep VI.

Mais toutes les dilficultés sont loin d’être résolues. Pour vlentouhotep V, on connaît la mention de sa 46e année Tombeau de Merou, Turin n° 1447); pour Mentouhotep VI, •elle de sa 8e année (L., D., II, 150a); pour Mentouhotep IV, seulement celle de sa 2e année (cf. supra p. 26), où il a :élébré la fête Sed ; il n’a, dans tous les cas, régné que )eu de temps. Comme la dynastie finit vers l’an 2000-1997,

1 pourrait avoir régné vers 2060-55 av. J.-C., et Neb-hepet- ’e‘ Mentouhotep VI, au plus tard vers 2070 environ. D’un lutre côté, un certain Antef-ager (stèle de Leyde — ap. De Rougé, Reo. archéologique, Iro série, VII, 560), qui est nort l’an 33 de Sesostris I (vers 1948-45 av. J.-C-), nous j’apporte que son aïeul avait été installé dans le nome rhinite par l’ Horus Ouah-'anch Antef IV. Cela doit s’être passé au plus tôt vers 2090-2080 (si l’on compte 30 à 35 ans

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pour chacune des 4 générations). Même si l’installation tombe à la fin du règne d’Antef IV, il ne reste que l’espace de courts règnes pour ses deux successeurs Antef V et Mentouhotep II ; du moins rien ne s’oppose à ceci à cause de la rareté du cas. Les 50 années au minimum d’Antef IV tomberaient alors vers 2130-2080 av. J.-C., et le début de la dynastie remonterait jusque vers 2200.

D’autre part, le Papyrus de Turin a nommé dans la dynastie 6 rois avec 160 années ; nous sommes actuellement sûrs qu’il n’a pas compté tous les souverains, et la donnée de l’Epitoméde Manéthon, qui assigne à la dynastie 16 rois, mais 43 ans seulement, reprend une importante signification. Il n’est pas douteux que ces 6 rois du Papyrus doivent représenter une série continue. Mais quels sont ceux-là, parmi les rois dont nous avons dressé le tableau, et sur quoi le choix repose-t-il, nous ne le savons en aucune façon. Peut-être est-il possible, par exemple, que certains d’entre eux, comme Antef IV et Mentouhotep II, passaient pour illégitimes, ou que Neb-hepet-rec Mentouhotep III était un usurpateur qui comptait ses années depuis la fin d’Ouah-'anch Antef IV ? En tout cas, avant le dernier, il doit y avoir eu place, dans le Papyrus, au moins pour un souverain, dont les débuts remonteraient jusqu’au delà de 2160 av. J.-C. De nouvelles fouilles peuvent nous donner encore des éclaircissements et des certitudes, qui corrigeront certainement sur bien des points les hypothèses présentées ici.

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