L., D , II, 149 c-h. Golenischeff, Hammamât , pl
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nom se trouve aussi sur un fragment de Der el-Bahari. Il paraît n’avoir régné que peu de temps. Or le Papyrus de Turin (cf. plus haut p. 225) et tous les autres témoignages établissent que Neb-chrou-re' et S'anch-ke-re' ont été les derniers rois de la XIe dynastie ; nous avons donc la liste royale suivante :
Neb-hepet-re' Mentouhotep III.
Neb-taoui-re' Mentouhotep IV.
Neb-chrou-re' Mentouhotep V.
S'anch-ke-re' Mentouhotep VI.
Les trois derniers rois ont la titulature royale complète. Au contraire, les Antef cités plus haut et Mentouhotep II ne possèdent pas le nom de Roi complet ; à sa place, on trouve régulièrement cité, même dans les inscriptions de leurs fonctionnaires, le nom d’Horus; enfin, leurs noms personnels ne sont pas régulièrement inscrits dans le cartouche, et comprennent la désignation « fils de Re' ». Entre ces deux groupes se trouve Neb-hepet-re' Mentouhotep III.
Avant le premier groupe, il y a encore les souverains classés sous le n° 13-10 dans la table de Karnak1 * * *. Le pre-
1. Je cite la table de Karnak d’après les n°5 de l’édition de Lepsius
Zwôlfte Dynastie, t. I; si celle-ci semble s'accorder avec la liste de
Sethe (Urk. der 18 Dynastie, p. 608 sq . ), c’est que Sethe n’a pas numéroté les lignes. Dans son Ausœahl der wichtigstcn Urkundcn, pl. I,
Lepsius avait compté les noms des lignes à rebours. La confusion aussi extraordinaire de la table ne s’explique que par une faute d’un copiste transcrivant machinalement un modèle, où le classement était généra-
lement correct, et intervertissant l’ordre des noms. Car pour des groupes isolés, la suite redevient régulière, à condition qu’on lise tantôt de droite à gauche et tantôt de gauche à droite; mais, à la traverse, des noms égarés arrivent soudain. Ainsi, au début, les nos 1-5 donnent une suite de rois choisis très correctement dans l’ancien empire; les nos6-7 sont détruits; le n” 8 est le roi Thouti de la XI IIe dynastie placé ici d’une façon absurde. Ala ligne 2, les n"s 14-16 sont les premiers rois de la VIe dynastie tandis que les nos 13-10 (9 est détruit) donnent les premiers rois thébains de la XI' dynastie en ordre renversé; l’Antef qui est ici (n° 23) vient après, 1. 3; Neb chrou-re’, après, 1. 4 (n° 29) et peut-être aussi le n° 30 Snefer-
mier est le n° 13 rpcCti hatCa Antef (sans le cartouche). Ce nomarque est sans nul doute identique avec le personnage auquel Sesostris I a élevé une statue, comme à « son père, le prince ( rpa'ti ) Antef le grand (c’est-à-dire probablement « l’ainé »), fils de l’homme ou de la dame Ikwj » (Legrain, ap. Recueil, XXII, 64) ; Sesostris I l’a donc considéré comme l’ancêtre des rois thébains. C’est probablement à lui qu’appartient la stèle funéraire du nomarque Antef (Mariette, Monuments divers, pl. 50b; cf. Lange et Schæfer, Grabsteine des M. R. Caire, n° 20009). Cet Antef reconnaît encore comme suzerain un Pharaon qu’il ne nomme pas, car il dit de lui-même « qu’il remplit le cœur du roi » ; cependant les titres qu’il porte « directeur de la porte . . . du Sud (c’est-à-dire Eléphantine) » et « le grand pilier qui fait vivre ses deux terres' » montrent qu'il avait acquis une situation très particulière2. Nous l’appellerons Antef Ier. Vient ensuite un « Horus tep'a Menftouhotep ]», avec le nom personnel dans le cartouche; c’est donc Mentouhotep Ier, dont on n’a pas conservé de monuments, pas plus d’ailleurs que de son successeur « Horus ra Jj Antef » (avec cartouche) = Antef II. L’Antef suivant, dont le nom d’Horus est détruit, pourrait être naturellement Ouah-'anch ; cependant il semble plus prudent de le qualifier Antef III et de regarder comme Antef IV l’Horus Ouah-'anch puisque nous ne
ke-re' de la VIIIe dynastie (cf. p. 228, n. 1). De laXH” dynastie, il y a un choix de rois correct à, la 1. 3, n°" 17-22, mais Sesostris I (le n° 21) est renvoyé au début de la 1. 4. II en est de même pour la XIIIe et XVII” dynastie (cf. supra, p. 87, 92 sq.). — Sethe a corrigé plusieurs lectures d’après une collation du texte par G. Bénédite.
1. II. Schæfer m'a démontré que c’était la seule traduction possible; cf. les stèles du Caire n“" 20001 b, 1. 1 sq. « j'étais la grande colonne dans le nome Thébain » ; n“ 20538, I, 8; n" 20539, II, 3.
2. Le prince (rpa'ti) et comte ( hatia ) d’Hermonthis Antef, dont le tombeau a fourni deux stèles publiées par Lange ( Æ . Z., XXXIV, p. 25 sq., cf. Steindorlf, Æ. Z., XXXIII, p. 81), n’a de commun avec les rois de la XI' dynastie que le nom (très en usage à cette époque).
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possédons pas encore au complet tous les Thébains cle la XIe dynastie (la donnée de Manéthon qu’il y a 16 rois, peut être correcte en substance). Ouah-'anch doit donc être reculé le plus possible vers la fin de la dynastie.
Que faut-il faire maintenant de l’Antef de Satt el-Rigâl’, qui porte l’urœus et le nom de Roi ^ Jj ~j|
« le père du dieu, aimé (du dieu), fils de Re', Antef », mais qui rend riiommage au roi Neb-chrou-re' ? Ce point reste pour moi aussi obscur qu’auparavant. Ce roi n’a sûrement pas été un souverain indépendant ; est-ce un roi vassal local ? Cela n’est pas facile à admettre pour ce temps. Naville a supposé qu’il pourrait être le prince héritier, auquel son père aurait donné la corégence, mais qui serait mort avant celui-ci ; Borchardt’ a repris l’hypothèse peu vraisemblable qu’il serait le beau-père du roi. D’autres combinaisons sont encore possibles, mais aucune n'emporte la conviction.
Enfin, Breasted1 2 3' a découvert récemment sur un bas-relief rupestre à Molokab (Basse Nubie), au milieu de graffiti de la