A^Banrjî (Arm
Okhtovis)
X' dyn. 19 Hérakléopolitains 183 ans
XI" dyn. 16 Diospolitains 43 ans
MeO' o'jî '.\ 'î nsvÉ ur.E 16 ans
M i/pi toùos tov rsoj-ov xo '/.TZTilp/t 6 MxveOw
'Opoù SaaiXeTc 192, z-~fk 2300, fjpépai 79 s
A la suite, vient partout Shotepjebre* Amenemhct Ier
1. Ce roi apparaît peut-être clans le texte |de la XXII" dyn.), publié par Krman. XXXII, p. 127. - 2. Compte
faussement comme 100. — 3. St/nc. donne h var. 3. — 4. Ann. « Ans ». 5. Faute pour *•>; Arm. manque.
185 ans, n’a pas, non plus, de sens. En effet, si dans la Ire dynastie (v. plus haut, p. 171) et la VIe dynastie nous insérons le total des chiffres individuels, soit 263 et 197 (au lieu de 253 et 203), il en résulte la somme des Tomoi : 2300 ans 70 jours, qui a été conservée également par l’Africain et par Eusèbe . L’addition des rois, par contre, donne 201 rois! au lieu de 192. Ici, la faute peut bien se trouver à la VIIIe dynastie, où l’Africain donne 27 rois et Barbarus 14 ; si nous corrigeons XIIII en XVIII, nous obtenons 192 \
La faute pour la VIe dynastie s’explique très simplement. L’Africain (ou sa source) a mal compris la donnée sur Pliiops s^aÉTrjç àpHâpievoç [SaatXsûsiv ôteysvsTO pi'/piç éxcov È/aTÔv, c’est-à-dire « il arriva au trône à six ans et régna jusqu’à la centième année de sa vie ». Se méprenant, il a écrit : « il régna 100 ans » ; d’où une augmentation de 6 ans pour la somme de la dynastie. Même méprise ichez le rédacteur de la liste d’Eratosthène, lui qui reconnaissait justement (surtout pour Nitokris) que les rois ici nommés correspondaient à la VIe dynastie de Manéthon. A propos d’Apappus (transcription beaucoup plus proche de la véritable prononciation, probablement Apopi, que le Phios de Manéthon), il remarque : oOtoç; wç (pacii Tiapà copav (Lav eëa otXeuaev ivr\ èxaxôv, ce qui est encore plus curieux.
Il résulte de là que les totaux des dynasties dans l’Africain sont (ou doivent être) comptés d’après les chiffres individuels, mais qu’il a emprunté à sa source les totaux desTomoi, qui reposent eux-mêmes sur des totaux de dynasties un peu plus anciens, mais également sans valeur historique. — Nous sommes déjà arrivés à cette conclusion (p. 139) pour le
1. 263 + 302 + 214 + 277 + 248 + 197 4 146 + 409 + 185 + 43 + 16 = 2300, plus les 70 jours de la VII* dyn. — Dans les dyn. IV et V, ic’estdonc le total général 277 et 218 et non pas la somme des chiffres individuels 284 et 218, qui est correct.
2. Si nous comptons pour la V* dynastie neuf rois, d’après les chiffres individuels.
ANNALES DU MUSÉE GUIMET
2e Tomos. Naturellement, et comme le Papyrus, Manéthon aura donné aussi des totaux d’ensemble à la fin de ses principales divisions; seulement nous n’avons aucune garantie que les totaux transmis soient vraiment les siens, car, pour le deuxième Tomos, c’est plutôt le contraire qui est prouvé. Le fait que Manéthon ait séparé Amenemhet Ier de son successeur et l’ait encore attribué, à son premier Tomos, dans une place intermédiaire entre la XIe et la XIIe dynastie, ne laisse pas d’être singulier; mais il est à considérer qu’il a fait le récit de la restauration de l’Égypte sous ce roi dès le premier volume.
Comme on l’avait fait d’Apappus avec Phiops, l’auteur qui a remanié Eratosthène a identifié le nom énigmatique d’Echeskosokaras avec celui de Menthesouphis II, et lui a donné par conséquent un an. Ce nom aussi, dans sa partie initiale, est obscur; la graphie de la table d’Abydos Z efaemsaf est une altération de ...emsnj\ forme adoptée pour le nom de Merenre' Ier (1< Methousouphis Ier de Manéthon) dans sa pyramide ; mais ici, nous ne connaissons pas la prononciation du premie signe. MoaG^ç dans Eratosthène est, en fait, une altératio: de ’OOôïjç1, et Pammès répondra à Pepi Ier. Pour la conti nuation delà liste, v. p. 142.
La table de Sakkara ne nomme que les quatre plus im portants rois de la VIe dynastie2. Ensuite viennent, comm on l’a déjà soupçonné, les dynasties XI et XII, mais e ordre renversé3.
La table d’Abydos nomme avant Neferkere' = Pepi I
1. Gutschmidt corrige ce mot en ’OQo-^ç ; le changement est petit.