‹ Chronologie égyptienneChapitre 152 sur 179 · Ce que met eu doute Schæffer (p. 11 de son édition · texte numérisé non relu

Ce que met eu doute Schæffer (p. 11 de son édition

ANNALES DU MUSÉE GUIMET

Manéthon. Après les dynasties des Dieux, suivaient dans les deux textes, comme nous l’avons vu (p. 165 sq.), un grand nombre de souverains terrestres, et alors seulement les Semsou Hor. Parmi ces souverains mortels, le Papyrus en cite 19 de Memphis et 19 vénérables (souverains) du pays du Nord ; Manéthon donne 30 Memphites. Ces rois seront ceux énumérés dans le fragment conservé de la Pierre; à gauche de ceux-ci, venaient ensuite les Semsou Hor, desquels, malheureusement, rien n’a été conservé.

Dans le détail, on s’attend bien à ne pas trouver de concordance entre les données beaucoup plus tardives du Papyrus, et surtout de Manéthon, et celles delà Pierre; sur ce sujet, l’arbitraire et l’imagination ont de bonne heure exécuté de nombreuses variations. Il serait possible aussi que les premières des VII dynasties, comptées au Papyrus entre les Dieux et les Semsou Hor, ne fussent pas énumérées sur la Pierre nom par nom, mais seulement par dynasties. Tout ce que nous pouvons dire, c’est qu’environ 48 cases de grandeur égale, dont la bonne moitié doit avoir appartenu aux Dieux, ont précédé les 9 noms conservés et que 61 environ ont suivi.

Les noms conservés des rois de la Basse Egypte sont, pat l’écriture et la forme, presque aussi archaïques que ceux de. Thinites d'Abydos; aussi la lecture et la prononciation ei sont-elles très douteuses. Mais ils n’ont pas l’air d’avoir ét( inventés; et je croirais plutôt que nous avons réellement ; la base de ceci une source de valeur historique, quoique j( ne veuille en aucune façon discuter ni la liste des souverains, ni le temps oui ils sont placés, pas plus que le nombn d’années que le Papyrus a assignées à eux et à leurs succès seurs (ceux-ci, les Semsou Hor, on s’en souvient, reçoiven au Papyrus 13420 ans!).

Il est bien caractéristique qu’ici encore, comme pour 1 Calendrier, la Basse Égypte nous apparaisse dominant su

a plus ancienne histoire et sur la civilisation de la vallée du 's'il . L’idée admise par tous, et que j’avais aussi adoptée, ■tait que cette civilisation tirait son origine de la Haute Egypte, ce qui s’appuie sur le fait que le Sud seul, jusqu’ici, lious a conservé des monuments, et sur cet autre que la cou- ■onne de la Haute Égypte a la prééminence sur celle de la j3asse Égypte. Mais cette idée n’est plus guère soutenable. La prééminence du titre « Roi du Sud » et de la « couronne Planche» nous semblera bien plutôt le résultat d’un fait airement historique : la conquête du pays du Nord par les 'ois de la dynastie des Thinites, et la « réunion des deux -erres » par Mènes.

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