Nachtrügo sur Aegr/ptischcn Chronologie, 1908, p
ANNALES DU MUSÉE GUIMET
qui désignent les mois de l’année de Sinus. Au commencement, à côté du 9 Epiphi, c’est-à-dire du jour du lever de Sirius dans les années 1550-49 à 1547-46, là où on attendrait le commencement du premier mois (Thoth) do l’année de Sirius. il n’y a aucune désignation de ce genre, et au lieu de cela nous trouvons tje? a fête du nouvel an i), tandis que Tech i , qui coi res pond d’ordinaire à Thoth, est placé seulement auprès du mois suivant. J’avais noté brièvement (pie Brugsch1 a démontré qu’à l’époque' ptolémaïque, ce signe -^y ^57? est employé comme équivalent de Mesure, le dernier mois de l’année ; mais, dans l’impossibilité où j’étais de pousser plus loin l’explication, ■ il me fallait regarder cette énigme comme insoluble.
Depuis lors, des documents nouveaux, publiés par Alan H. Gardiner2, nous ont fait connaître une évolution tout à fait surprenante des noms de mois égyptiens. Non seulement ils apportent une solution à l’énigme du papyrus Ebers, mais ils nous ouvrent des horizons nouveaux et inattendus sur l’histoire de l’année égyptienne. Je vais, en premier lieu, donner les dates publiées par Gardiner, tout en indiquant la suite des mois égyptiens par des chiffres romains de I à XII1, car les noms dont nous nous servions, empruntés à l’époque postérieure, sont désormais complètement inutilisables pour l’ensemble des temps antérieurs.
1. La fête d’Epiphi, qui a plus tard donné son nom an XI1' mois, tombe l’an 3 du règne de Ramsès XI (dans iœ compte de travaux), sur le 1er ou 2e jour du X1I° mois et, dans le papyrus de Boulaq n° 19 (XXe dynastie ?), elle
1. Æ(j. Zeitschrift, 1870, p. 109, d’après le texte republié au 77ti* saurus, p. 260, 1. 16, comparé avec les textes de p. 255, 16, et du texte F, p. 271 sq. (cf. aussi p. 447).
2. Mcsorc as first inonth of the Egypticin yectr (ap. Æ. Z., XLIIIj 1907, p. 136 sq.).
3. 11 est très remarquable que cette façon de désigner les mois pa une simple numérotation de I à XII so retrouve aussi dans la cbroniqui de la pierre de Palerme.
CI1RONOLOGIK ÉGYPTIENNE
apparaît associée avec une date, qui vraisemblablement
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s’applique au 15" jour du XIIe mois (
2. Dans un journal des travaux d’une nécropole, de la 13“ année de Ramsès IX, le 1er jour du Ie1’ mois est désigné comme « jour de naissance de Re'-Hor-achouti »
a° £j m îM cttd m ’ en avant’ on a écrit le dernier jour du XIIe mois et ensuite les 5 épagomènes.
Mesout-Re' « naissance de Rec » est la fête d’où provient
le nom Mesore (Mesoure) et qui désigne plus tard le
XIIe mois. De là, le nom du dieu protecteur de ce mois, Rec-
Hor-acliouti, Au lieu de Mesoure, nous voyons dans
un ostrakon du Nouvel Empire (Erman, ÆZ., XXXIX,
p. 128; v. plus bas, p. 15, n. 3)
« la marche d’IIorus », comme nom du Ier mois.
3. Dans un papyrus de Kahun de l’an 35 d’Amenemhet III '(Griffith, Hierat. pap. from Kahun, pl. XXV, 1.32 sq., \text, p. 60), la « navigation d’Hathor », qui a donné plus tard son nom au IIIe mois (Athyr), est en relation avec le
IVe mois; et la fête d’Hathor tombe aussi le 1er jour du IVe mois au calendrier de Medinet-Habou, sous Ramsès III.