Inscription de Chnemhotep
I I I I I INI
Il I
AAAAAA
A/WvAA
AAAAAA
mais le 30 Mesori’ ; et, dans le calendrier de Médinet-Habou, Ramsès II (et Ramsès III, qui le copie) calcule-t-il les
offrandes journalières à livrer au temple d’Amon ^ ^
en multipliant par 365 « pour l’année et les 5 jours » r ^ o \
in)1 2, — les 5 jours n’appartiennent donc pas à
AAAAAA I lll'
l’année, qui ne comprend que 12 mois. La chose apparaît encore plus clairement que je ne l’avais dit jadis3, dans la formule fréquente aux contrats de Iiapzefa: « or, un jour de
temple est — - de l’année ». Pour le calcul des rations journalières du temple, on ne considère ici que l’année, c’està-dire 12 mois sans les épagomènes.
On comprend combien il fut difficile aux Égyptiens de se faire à la pensée qu’il devait y avoir des jours en dehors des mois, et que, pour constituer l’année, la subdivision par mois, admise jusqu’alors, devait être dépassée. Pour introduire ces jours, on les a déclarés jours de fête et jours de naissance des cinq grands dieux, Osiris, Horus, Set, Isis et Nephthys. D’après la tradition conservée par Plutarque (de Is., 12), qui est certainement très ancienne, Ré (Hélios) aurait maudit Nout (Rhéa) qui s’était liée secrètement d’amour avec Geb (Kronos) : « elle ne pourrait enfanter dans aucun mois ni année » ; alors Thoth (Hermès), qui l’aimait, aurait gagné à la lune, en jouant au tric-trac, un soixantcdixième de sa lumière (twv (pcoxcov), en aurait formé 5 jours, qu’il aurait ajoutés aux 560 de l’année; c’est en ces jours-là que Nout aurait enfanté ses cinq enfants. Les textes des pyramides connaissent déjà cette tradi-