‹ Chronologie égyptienneChapitre 84 sur 179 · Sendi — HeOsvyjç · texte numérisé non relu

Sendi — HeOsvyjç

1. Ainsi pour les noms 6 et 13. Par contre T et A écrivent Benc teren, S écrit faussement Benoterou = IltWipiç.

2. Ouznas signifie, d’après l’explication correcte d’Erman, « un doi la langue est puissante»; ns « langue » est devenue > a:, comme e

copte; t correspond au s comme dans Zoser, et la voyelle qi donne le son est tombée, ce qui arrive souvent.

• Ensuite apparaissent de nouvelles divergences. A passe les trois rois suivants de T S, puis il donne un roi I I ®

Zazai(A) qui devient par une faute decriture ou de lecture,-' dans S JJJjv(]Q Bebi, dans T JjJj Bebti. Manéthon,

par contre, donne d’abord un roi Xatpzjç (II, G) qu’aucune autre liste ne connaît. Ensuite viennent les deux premiers des trois rois de T S : n° 14 Neferkere' = Nerpep^épvjç (II, 7) ; n°15 Neferkesokar = üéffcoyjn' (II, 8)1 2. Le dernier roi de Manéthon Xevsprjç (II, 9) ne concorde ni avec le n° 16 Houzefa (T S) b ni avec le n° 17 Zazai. Ici encore se présentent des divergences qui indiquent des rivalités dynastiques et des listes -contradictoires de rois légitimes.

Quant au dernier roi Nebka T A (cette fois omis dans S) et à Necheroplies (III, 1) de Manéthon, il en a été question plus haut.

LES ROIS DES DEUX PREMIÈRES DYNASTIES, d’après LES MONUMENTS

Nous allons maintenant comparer avec ces données les faits révélés depuis dix ans par les monuments. Ici se présente une grosse difficulté. Les plus anciens rois de l’Egypte, comme on le sait, n’usent pas encore du protocole en usagé aux temps postérieurs, d’après lequel tout roi prend un nom de Roi ou nom d’avènement au trône, précédé du titre (l roi de la Haute et Basse Egypte », que suit son nom personnel précédé de l^t « fils de Itec ». Cet usage n’a commencé que sous la Ve dynastie, et il n’est pas encore rigoureusement suivi sous la VL. Plus tard le nom d’avènement est le nom officiel, qui, la plupart du temps, apparaît seul dans les listes T, S, A, tandis que Manéthon, et nous-

1. Pour NE?sp<r£o-toypt« ; l’échange de n — [j /ce est commun.

2. C’est d’après Erinan : hou -f-zefa « goût et nourriture ».

ANNALES DU MUSÉE GUIMIOJ

même, nous désignons le roi avec son nom personnel, le nom de Les premières dynasties ne connaissent pas encore ce système. Mais ici aussi le roi ne donne son nom personnel que rarement; il use plus ordinairement d'un nom précédé du signe VN Horus et encadré dans la porte du

palais royal

; c’est ce que nous appelons le nom d’ Ho-

rus. Leslistes’T, S, A, au contraire, de même queManéthon et Eratosthène, donnent généralement ici le nom personnel2. Aussi quand le nom d’Horus d’un roi est donné tout seul sur les monuments, la comparaison avec un nom des listes est toujours incertaine, souvent arbitraire, et sans valeur scientifique.

D’ailleurs en ce qui concerne la Ire dynastie, nous pouvons aller vite, car les explications ingénieuses et fondées sur les faits de Flinders Petrie ont été justifiées et corroborées parSethe3; les conclusions de Sethe peuvent être considérées comme acquises pour le présent. Les voici :

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