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est une corruption de
et celle de Sethe, que c’est une altération du nom d'Horus ^ n, ne s’expliquent que par les efforts faits pour placer à tout prix dans les listes les noms trouvés sur les monuments.
5. Ici on pourrait placer le roi |j Ka (Petrie, Tombs, II, 13; Abi/dos , I, 1-3), si toutefois c’est vraiment un nom de roi; cf. Sethe, /. r., p. 32 sq. Au temps qui précède Ménès appartient sûrement le roi d’IIiérakonpolis dont le nom s’écrit avec le scorpion Ou bien,
faut-il les identifier avec Kenkénès et Ounepbès, les rivaux d’Athothis II et Athotbis III ?
dos ' : Ménèsest enseveli à Negade, en face de Koptos1 2 ; pour N'rmr, sa tombe n’a pas encore été trouvée. En tout cas, ce roi a résidé avant tout à Hiérakon polis, emplacement de ses monuments les plus importants. Nous ne serons pas enclins à douter que cette dynastie soit originaire du nome thinite. qui est celui d’Abydos, mais les deux premiers rois ne paraissent pas avoir eu leur capitale en cette ville ; au contraire, celle de Ménès était peut-être Koptos et celle de son successeur peut-être la vieille capitale du royaume de la Haute Égypte, Hiérakonpolis. Ce n’est que le troisième roi qui est revenu dans le pays de sa race.
Avec Senmouse termine la série ininterrompue des tombeaux d’Abydos. Deux seuls des rois suivants ont ici leurs tombeaux ; or, ces deux rois nous apparaissent comme étroitement unis par ce fait que, seuls de tous les rois égyptiens que nous connaissions, ils portent le titre royal « Horus et Seth3 » ; et même le premier le fait de telle façon
1. l’etrie veut leur assigner quelques-uns des modestes tombeaux d’Abydos. Mais nous avons le grand tombeau de Negade, qui est du temps de Ménès, et on ne peut admettre avec Pétrie, qu’il l’ait bâti pour sa femme Neithotep ( Royal Tombs, 11, p. 4 sq.), et qu’il se serait contenté d’un tombeau en miniature pour lui-même. On a trouvé un assez grand nombre d’objets de Ménès (et aussi de Neithotep (Royal Tomba, II, 2, 11, 12; Ahydos, I, 4, 6), et quelques-uns de N’rmr dans les tombeaux d’Abydos; cela ne saurait surprendre, puisque les chefs d’Abydos devaient se trouver certainement sous leur suprématie.
2. Le tombeau de Negade est encore particulièrement instructif, en ce qu’il nous avertit de ne pas nous exagérer l’importance des monuments purement archéologiques et spécialement architectoniques. S’il n’était pas sûr, d’après les objets trouvés, que ce tombeau date du temps de Ménès, nous le placerions certes plus tard, au commencement de la IIP dynastie. Également à Abydos, il n’y a que le 5' roi, Ousaphais, qui ait un pavement de granit; ses successeurs n’usent à nouveau, par malheur, que de briques et de bois.
3. Je dois ici, comme jadis (v. mon S<‘t- Typhon, 1875, p. 31 sq.), soutenir avec Chabas, que le titre llorus et Seth désigne le roi comme possesseur de la puissance des deux Dieux, mais n’a aucun rapport
d’origine avec les deux royaumes; par analogie avec une signification secondaire du titre est : < possesseur de la portion
ANNALES DU MUSÉE GUIMET
qu’il joint les noms des deux divinités à ses deux noms de
roi : H or us (Shemjeb) Seth, ^
NAAAAA ( Perjebsen) ' , tandis que l’autre ins crit ses deux noms à l’intérieur du plan et place par-dessus le groupe de Horus et Seth (la fin peut se lire -
ou Hh )\ Au début est le nom d’Horus Cha'sechemoui, qui très fréquemment apparait seul.
Ensuite vient le nom personnel dont la première partie
(psst) d’Horus et de Seth » et ensuite, tantôt Horus, tantôt Seth, comme roi du royaume du Sud. Cette désignation du roi très ancienne, n’est en usage que
dans le titre habituel des reines sous la 1”' dynastie ( Rot/al Tombs, II, 27, 26 sous Zer, 30, 128 sq. sous
Ousaphais, et plusieurs fois sous la IVe dynastie) ; cela ne signifie pas ; « celle qui voit le roi de la Haute et de la Basse Egypte », a mais celle qui voit le Dieu Horus + Seth ». Comme tel, comme incarnation des deux frères ennemis, dont la puissance réunie forme la Toute-puissance, le Roi trône dans son palais; et c’est ainsi qu’il est dit dans les textes de la pyramide d’Ounas, 1. 214 : « tu vois les deux qui se trouvent dans le
palais, c’est-à-dire Horus et Seth »
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jNl • De même 1. 68 sq., il n’est pas dit que le Sud obéit
à Horus, et le Nord à Seth (ou inversement), mais : « les deux pays sont habitués à se courber devant Horus », et « les deux pays sont accoutumés à trembler devant Seth », c’est-à-dire, chacun des deux Dieux est maître de l’Empire entier et non pas seulement d’une moitié. Ceci résulte encore du fait que les deux noms de ces Dieux sont employés dans le protocole royal, sous Perjebsen et Cha’sechmoui, tandis qu’ailleurs le nom d’Horus apparaît toujours seul. Sur les sceaux de Cha’sechmoui, Seth porte tantôt la couronne rouge ( Royal Tombs, II, xxm, 193, 198), tantôt la couronne blanche (ibid., xxii, 179); mais d’autres fois chacun des deux Dieux a les deux couronnes (ibid., xxm, 197; Hicrakonp-, pl. II, III); et quand Perjebsen se désigne sur les deux stèles de sa tombe comme « Seth», cela ne veut pas dire qu’il n’aurait été que le roi de l’un des deux royaumes, mais tout aussi bien qu’il a été roi de l’Empire entier, comme s’il n’avait porté que le titre d'« Horus ».