Roi/ul Tombs, II, pl. 24, 210, indiqué comme Cf. L
4. Garstang, Mahasna and Uct Kliallaf, pl. 10, 7 (comp. p. 11)
comme
avec la même addition.
ANNALES DU MUSÉE GUIMET
le Cheneres de Manéthon (II, 9) : d’où il suit que toute identification entre son nom ou ces noms (ou ceux des rois voisins) est véritablement impossible. A la place approximative assignée à ce roi, correspond le passage de la Pierre de Palerme où mention est faite de sa naissance. Un grand abîme le sépare de la Ire dynastie ; c’est ce que démontrent la situation et la disposition de son tombeau à Abydos, et surtout le fait que sa grande chambre funéraire est construite en pierres.
Quant à Perjebsen, dont le tombeau assez petit se trouve à côté du groupe de tombes de la I'e dynastie, mais qui s’en distingue notablement par un caveau construit en briques (et non pas en bois) et muni d’un couloir, il ne se trouvera pas chronologiquement trop loin de.. . . hotepwonef. Dans les listes, son nom n’apparaît pas1 2. Par contre',
son culte funéraire (sous le nom
cié à celui du roi Sendi
O P j)estasso;
AAAAAA^/|
clans le mastaba de Seheri
à Sakkarab Sendi, qui est nommé dans toutes les listes, par contre n’a pas encore réapparu à Abydos, ni sur aucun autre champ de fouilles de la Haute Egypte. On ne peut pas conclure avec certitude que Perjebsen ait été son prédécesseur, de ce que sur l’inscription de Seheri, Perjebsen est nommé avant lui3.
1. La supposition que le nom correct jj p Ouznas=TIas (II, 4), qui paraît correspondre à la place de Perjebsen, serait une altération de *'V"J P , est encore une preuve des efforts malheureux faits pour
\S AAA/VNA
retrouver à tout prix dans les listes les noms donnés par les monuments.
2. Mariette, Mastabas, p. 92 sq. ; Lepsius, Auswalil, 9. Le nom de Sendi (écrit , comme dans TS) se retrouve aussi, on lésait, au Papyrus médical, publié par Brugsch, Recueil, 99, comme un successeur d’Ousaphais.
3. Un sceau de Perjebsen, encore avec le titre « Seth », a été trouvé dans le tombeau de Zoserà Betchallaf (pl. 10, 8, comp. p. 11).
Du moins, cette inscription montre que Perjebsen^ qui se construisit un tombeau à Abydos, a régné aussi sur Je territoire de Memphis,. qu’il y a eu un culte funéraire et un tombeau'. A Memphis, d’ailleurs, nous trouvons aussi les traces de la. IIe dynastie. La statuette agenouillée de Dedetdhouti(?)au Musée du Caire1 2 3, une des plus anciennes statues qu’on ait conservées, porte sur l’épaule les noms d’Horus des trois rois 0 et 1 , Hotepsechemoui, Nebre'
{ 1 / A/WNAA
et Ntrn. Les deux premiers d’entre eux ont eu un tombeau à Sakkara, à l’est de la pyramide d’Ounas, dans lequel on a trouvé plusieurs sceaux de cruches à vin avec leurs noms3-. Le premier s’appelle, de son nom complet, =4
«Horus Hotepsechemoui, Roi Hotep»; du second, on n’a retrouvé que le nom d’Horus Nebre'. Des morceaux de vases en pierre des deux rois se trouvent aussi dans le tombeau de Perjebsen, à Abydos4 5. Sur le vase de Nebre- on a ajouté après coup le nom du troisième de ces rois, 1 Ntrn ;
un fragment appartenant à ce dernier s’est trouvé aussi dans le" tombeau de Perjebsen J, avec le nom écrit
\ Roi Neteren-oua, où d’ailleurs il n’est pas tout à
A/WW ^
certain que le dernier signe, la barque oua, appartienne au nom royal ; dans l’autre cas, son nom d’Horus serait identique à son nom personnel, ce qui ne se présente jamais. Le roi « Horus Ntrn » se trouve aussi sur la Pierre de Païenne, et, en dépit de la pensée que c’est un nom d’Horus,
1. Il n’est pas douteux que plusieurs des anciens rois ont eu deux tombeaux. Pour Snofrou, il est certain qu'il s’est bâti deux pyramides (celle de Medoum et la pyramide en pierre (du Sud) à Dahsour). Pour Zoser, il semble qu'il en a été de même. Ce fait peut s’expliquer par l’existence de la double royauté du Sud et du Nord.
2. Grébaut, Le Musée égyptien, pl. 13; De Morgan, Rech . , II, pl. IV, p. 25.3, etc.
3. Maspero, dans le Bulletin de l'Institut égyptien , \r Série, n" 3, .1902, v. 107 et suiv.