roi Zoser-Ti régna 6 ans. Mois O j. O vacat
3 ] zefa ' régna 6 ans. Mois 1 + X O.
4 [fin du cartouche]... 24 ans [lacune]? ^ [le
reste manque] .
Dans Zoser, l’omission du nombre des mois et des jours semble due à une négligence du scribe, puisque le mot mois a été écrit. Pour son successeur, par contre, il avait aussi peu de donnée que pour Nebka ; peut-être pourrait-on avoir quelque éclaircissement par l’hypothèse d’une association au
trône (comp. p. 1Ô2). Pour le troisième roi, zefa, les mois
(et les jours) étaient donnés ; de même en ce qui concerne les rois suivants; mais pour nous tout est perdu. La colonne réservée à la durée de la vie, indiquée pour Zoser, mais perdue, n’a pas été remplie pour ses successeurs; pour le
1. Pour le signe Zafa , voyez la remarque sur le tableau annexé, note 3.
quatrième roi, on trouve à la place une note qui malheureusement ne signifie rien Quant aux 8-9 derniers rois de la colonne, un grand morceau du bord gauche a été conservé au fr. 46, mais il ne porte pas d’écriture (cf. p. 124) ; le Papyrus n’a pas non plus en cet endroit les années d’âge. C’est ce qui explique que dans les autres colonnes suivantes cette place est complètement supprimée ; les lignes se terminent avec les années de règne. Il paraît donc que Zoser fut le dernier roi pour lequel le Papyrus ait indiqué la durée de vie. La chose n’avait évidemment d'intérêt que pour les plus anciens rois, auréolés du nimbe romantique d’une antiquité reculée.
Comme pour le quatrième roi de cette dynastie, nous n’avons plus pour les quinze suivants que le nombre des années (dans cinq cas, ce nombre est détruit), et aussi, plusieurs fois, les traits derrière les noms, qui indiquent le cartouche et le déterminatif ^ (c.-à-d. |1). La ligne 20 con-
tient aussi la notice indiquant un changement de dynastie « irnf m stnjt ». Après, nous retrouvons des noms pour les trois derniers rois : ce sont les trois derniers rois de la Ve dynastie de Manéthon. En outre, le fr. 31 conserve le commencement des deux noms Houni et Snofrou. qui, d’après S et le Papyrus Prisse, se suivaient immédiatement. Cela peut nous servir pour trouver les noms des rois qui se rapportent aux nombres d’années. Il ne suffirait pas de remonter de bas en haut le long de la colonne, car le nombre et la succession des rois de la V" dynastie ne sont pas établis avec certitude par d’autres sources ; il y a encore plus d’incertitude pour le commencement, où sont les rois de la IIP dynastie. Voici quels sont les faits les plus certains :
1 . Pour la IV,! dynastie, la suite est bien établie : Choufou (Cheops), Dedefre', Cha'fre* (Chephren), Menkeoure' (Myke-
1- Si notre reconstruction de la col. 4 est exacte, cette remarque s'applique à la colonne voisine (voy. plus foin;.
ANNALES DU MUSÉE GUIMET
l'inos). Ensuite venait (vraisemblablement après un interrègne) Sepseskaf. De plus, d’après les monuments comme d’après le Papyrus Westcar, il est au moins très vraisemblable que Snofrou fut le prédécesseur immédiat de Cheops.:
: 2. Les grands bâtisseurs de pyramides, Snofrou, Cheops., Chephren, Mykerinos, doivent avoir régné assez longtemps; tandis qu’aux autres rois nous ne pouvons attribuer que des règnes plus courts.
: 3. Les fragments du Papyrus laissent reconnaître la longueur approximative des noms de rois perdus. De tous les noms de la IVe dynastie, le nom de Cheops est de beaucoup le plus court. Il appartient donc à une place, où le Papyrus laisse reconnaître un nom court.
4. Les trois premiers rois de la Ve dynastie furent Oih serkaf, Sahoure' et Nefererkere' Ixakai 1 (v. Papyrus Westcar). On pourrait supposer que la place d’Ouserkaf est dans la rubrique du changement de dynastie, à la ligne 20 du Papyrus; mais alors Newoserre'-Ini, comme quatrième et dernier roi de la dynastie, suivrait immédiatement Nefererkere', tandis que nous avons à intercaler entre eux au moins deux autres rois. Il faut donc que la rubrique du changement de dynastie ait été mise à une autre place du Papyrus, et Ouserkaf doit reculer au moins deux places plus loin, vers la ligne 18, où il y a bien réellement un nom finissant par LP- Le nom de Sahoure' qui tient peu déplacé, vient ensuite à la ligne 19, où se trouvait un nom court, puis Nefererkere' à la ligne 20, où était écrit un nom assez long. Ce serait là que le Papyrus indiquerait le changement
1. L'identité de Nefererkere' avec Kakai est démontrée par l’identité des noms de leur pyramide: cf. Borchardt, ap. Æijijfiliaca ( 1896),
p. 13, I. C’est le premier roi à qui l’on connaisse un double nom I I
2. L’/” final , que le Papyrus écrit très court, aurait alors été écrit au-dessous : ^ .
par la rubrique. Pour les chiffres, nous trouvons : Ouserkaf 7 ans, Sahoure' 12 ans, Nefererkere* x ans. Les reculer encore plus loin est impossible, puisque les chiffres des règnes précédents sont trop courts pour ces souverains.
Voici donc quelle restitution théorique on pourrait donner (Voir p. 194, le tableau).
Dans le système A, Cheops arrive à une place où se trouvait un nom assez long; Mykerinos et Sepseskaf ont des règnes beaucoup trop courts (4 et 2 ans). En B, Cheops a l’un des noms les plus longs de toute la colonne. En C, Cheops, le bâtisseur de la plus grande pyramide, n’obtient que 8 ans de règne. Reste donc comme seul admissible le système D; Cheops s’y trouve à la place où il y avait un des noms les plus courts de la colonne^ Dedefre' obtient alors 8 ans, ce qui convient très bién, et Chephren vient à une place où les signes conservés dans le Papyrus peuvent très bien être complétés ainsi o trou se placent aux lignes 8 et 9, chacun avec 24 ans, et, en fait, les commencements de leurs noms au fr. 31 se relient très bien avec les traits finaux du fr. 32 :•
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x . Alors Houni et Sno-
C’est ainsi que de Rougé a complété cette partie de la ’ colonne1 2, quoique avec grande hésitation, et je l’ai suivi dans mon Histoire, I, p. 79. Je croyais alors, en suivant de Rougé (p. 75), devoir repousser le début des rois delà Ve dynastie jusqu’à la ligne 15 (n° 11) 3 ; mais alors Sahoure*