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DU XXV AU VIII* SIÈCLE AVANT J. C

zoni, donne une hnule idée de Part égyptien. Mais la date de re règne est très-incertaine : vers la fin du xvi* siècle, vers 1500, vers 1300; suivant M. Lesueur, en 1547. Cette dynastie , comme toutes celles qui précèdent, depuis la onzième, résidait à Tlièbes ; une seule, la quatorzième, se fixa à XoTs. Après Bhamsès Méiamoun, décadence de l'Egypte, l a vingtième dynastie, qui donne douze rois, dont le neuvième, Thouoris , est contemporain de la guerre de Troie , est aussi une dynastie thébaine. La vingt et unième qui monte sur le trône vers 1100 et la vingt-deuxième vers 970, sont de Bu bas te, au nord de l'rtgypte. Dans la vingt et unième, une fille du septième roi Psousennès fut épousée par Salomon. Le premier de la vingtdeuxième, Séhnehis I" ou Scheschonk , prit Jérusalem sur le fils de Salomon, Roboam, roi de Juda. Le fait, cité par la Bible, est confirmé par une inscription hiéroglyphique qui le place la vingt-deuxième année du règne de Scheschonk, en 974 avant J. C. Cette dynastie donna neuf rois en cent vingt ans : on a des inscriptions hiéroglyphiques pour la vingt-cinquième année du sixième roi ; pour la onzième année du septième; pour la vingt-neuvième année du huitième. La vingt - troisième , vers 850, et la vingt-quatrième, vers 7C2 , appartiennent aussi au nord de l'Egypte : la première, à Tanis, donne quatre rois en quatre-vingtneuf ans (875 à 78G, suivant M. Lesueur) : la seconde réside à Sais; ses trois rois sont cités par Hérodote; le premier Bocchoris fut un législateur.

Grèce*

En Grèce comme en Orient, il n'y a encore qu'incertitudes et ténèbres, et pour toute, histoire , les légendes des dieux, l'indication de quelques mouvements de tribus, de quelques fondations de villes, etc. Le nom même de Pélasges n'est pas placé par Éiatoslhène et CalUmaque , que

suit Clinton, avant le xv* siècle, ce qui parait une époque beaucoup trop récente. La fable de Prome- Ihée , le déluge d'Ogygcs qui couvre la Béolie et une partie de l'At.

tique, semblent antérieurs à Inachos, qui régna en Argolide, et se trouve en té te de toutes les généalogies de princes grecs. Son (ils Phoronée est placé 570 ans avant la guerre de Troie ; 1753 avant J. C. , d'après Ératosthène , 1697 d'après Callimaque.

C'est dans la première partie de l'âge qu'on a appelé héroïque qu'il faut placer les traditions sur les populations primitives et sur les prétendues colonies étrangères venues de l'Ëgyple , de la Phénicie ou de l'Asie Mineure. Les Grecs ont imaginé des généalogies de peuples comme des généalogies de dieux. Pélasgos, le père de la race des Pélasges, a d'abord régné en Arcadie , a conquis l'Hœmonie ou Th essai ie ; et ses descendants parcourent toute la terre grecque. Mais les chronologistes varient singulièrement à son é-;ard ; les uns le placent vers 1900, d'autres au xve siècle. L'époque probable de la prise de Troie, date fort incertaine elle-même, puisqu'il n'y a pas moins de cinquante ans de divergence entre Ératosthène et Callimaque, est comme le pivot de toute celte chronologie. Les anciens croyaient préciser les faits en disant qu'ils s'étaient accomplis tant d'années avant ou après ce grand événement; encore n'ont-ils guère appliqué cette méthode aux temps antérieurs que pour Hercule; l'échelle descendante est mieux remplie, depuis la prise de Troie jusqu'à l'olympiade de Corœbos. Clinton adopte, pour la prise de Troie, la date conforme aux données d'Éralosthène. U83 avant J. C.

4466. Pélas£os : d'après quelques traditions, fils de Phoronée, par conséquent petit-fils d'Inachos; il habile d'abord l'Arcadie, puis la Thessalic ; mais ce nom , qu'on trouve attribué à beaucoup de chefs des temps pri-

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venu, Uit-011 , vers ce temps d'Ë- ion i , , , . gypteen Argolidc. , 1 «4; «Pi chefs devant Thè..

4434. Deucalion , f.ls de Pro.né- nèrè fSîÎT*,". J" mcl1lrlrier de *•>"

thée, règne en Thessalie : il e t le m««^'.^\±J1 Jo" txVp d'HoUnn a* » • . 1 après s être crevé les veux a

, . de 1 AU'que. Lutte fratricide de ses 4j84. Erechlhée : il règne long- fils Ëléocle et Polynice. Inutile inu!lPr ire aPrès ,a P^tendue tervention de Thésée, roi de l'Altirolonisalion égyptienne de PAttique que, le compagnon d'Hercule parCecrops.CérèsetTriptoième,sui- jqja Mn . , vant la légende, enseignent aux peu- 0Fr, i 1 ? , lAû ^T'1?, au mo,u pies de PAttique l'agriculture 1 2fî? Y*, 1 enlréedc ,a Doridc. Les Dardanos règne* en Asifsu 'les Phry- tliï^' ^Tlrynthe, giens, appelés alors Dardaniens 7 Ar?0,,de ' Par so» fr*re Ennommés depuis Trôyens ' rySlhée ; i,S tr0Uvenl asi,° en Attiqun.

4344. Cadmos, venu peut-être n 1,208V ^«^«'Tst^e, tué par

d'Égypte ou de Phénicie en Béotie? ft^Y!'^ Hcrci,le; Lc fi,s dc ™"

la Cadmée sera la citadelle de Thè- Lp \. *c' succèd« a Eurysibéc

bes. da,,s Mycèue et dans Tirynthe.

4284. Pélops, venu peut-être de i204# .HyIJ?f est tuë cn vou,ant Pl^rygie dans la péninsule ( ui norte """T" lf I,éuraclides da»* le Péloson nom. Q P ponnèse. Les Héraclides promettent

JOfto v,iee,n i.u . », de ne Pas faire d'invasion dans la

4262. Naissance d'Hercule à Tliè- péninsule pendant cent ans

bes. La légende d'Hercule comprend JOfli AL " n i f

sans doute plusieurs légendes com fl, événement d'Agamemnon, posées sur d'es perJonï^^

imaginaires. Les allégories et les don- , L, " P *

nées astronomiques, mêlées au récit t l*"7' Sec<>nde guerre de Thèbes.

de ses exploits, les rendent encore };es Epines, fils des sept chefs,

plus invraisemblables. La Grèce est 1 cn,P°rteront sur la race d'Étéocle.

Leri!î,1ât,re dC la p]uW\ de ses d0U2e im- Commencement de la guerre Brands travaux, mais il n'y a pas une de Troie : entreprise par les Grecs con ée connue des anciens où, sut- en commun au nom de Ménélas, Venant les . mythologues, n'ait paru Her- poux d'Hélène, qui a été ravie par * alrV lafG1!Ïe.' i;EsPa«»e, Pâris, le fils du lieux roi de Troc La llTvi * , gyP 6\ As,e Mineure, et Priam. Les principaux chefs chantés Tri ^ a i1<ï,H°UJ 0n voulait ^l^mdeetdansl'Od^^^ passât C dre dW lraCCS dC 500 ,mèr^ qni ******* Particulièrement js£ ir x,. , l6S Gr*CS sous ,e nom d'Achéens, ViD* Expédition des Argonautes, som •* Agamemnon, Ménélas, Achille décidée peut-être par le conseil am- Patrocle, Diomède, les deux Ajax' pluctyonique, et partie avec Jason de Nestor, Ulysse, Philoctète. L'incila côte de Thessalie pour purger la dent H"* fait le sujet dc 17/tade la mer des pirates, ou aller ravir la colère d'Achille contre Agamemnon toison d'or, c'est-à-dire les tré- ,e c,,(* suprême, a lieu dans la neusors de la Colchide au fond du Pont- vième année du siège. Enxin. Traditions sur Médée la ma- 4484. Aorès dix ans, prise et des-

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t miction de Troie ; malheurs des héros grecs retournant vers leur patrie.

1476. Oreste, fils d'Agamemnon, qui a été tué par sa femme Clytemneslre et par Egisthc, règne à Argos.

4460. Naissance d'Homère, suivant une des dix-huit traditions que Clinton rapporte, et qui varient de vingt-quatre à cinq cents ans après la prise de Troie.

4424. Les Thessaliens ayant envahi l'Hœmonie , qu'ils appellent Thessalie, les Béotiens rentrent de lilœmonieen Béotie. Émigration des Éoliens de la Grèce centrale en Asie Mineure, sons Penthilos, fils de l'a- Inde Oreste. Ils y commencent la fondation de ces nombreuses cités au sein desquelles la civilisation grecque jettera son premier éclat.

4404. Retour des Héraclides et établissement des Doriens dans le Péloponnèse. La race conquérante occupe surtout la Laconie sous les deux fils d'Arlstodêmos, Proclès et Ëurysthénès qui commencent une double lignée royale à Sparte; l'Argolide, sousTéménos; la Messénie , sous Cresphontès. L'Élide reste en partie aux Étoliens, qui ont suivi les Doriens. Les Achécns émigrent dans l'Égialée, au nord du Péloponnèse, qu'on appellera de leur nom Achaïe ; les Éolicns de la Messénie et les Ioniens de l'Égialée fuient dans l'Attique.

4075. Alétès fonde à Corinthc une dynastie de rois héraclides.

404N. Les Doriens du Péloponnèse viennent par la Mégaride envahir l'Attique. Dévouement et mort de Codrus, dernier roi d'Athènes. Les Athéniens remplacent la royauté par l'archontat à vie.

4044. Émigration des Ioniens réfugiés en Atlique sur la côte occidentale de l'Asie Mineure; ils sont conduits par un fils de Codrus ; ils formeront, au sud du pays occupé par les Éolicns, sur le continent et dans les îles, une confédération de douze cités : Samos et Chios dans les îles de ce nom , Milet , Myonte , Priène ,

Éphèse, Colophon, Lébédos , Téos , Éry thrées , Clazomène et Phocée.

4033. Fondation de Cyme sur la côte éolienne d'Asie Mineure.

4048. Fondation de Smyrne sur la côte ionienne.

884. Les jeux olympiques, dont l'institution, en l'honneur de Jupiter, était attribuée à Herculo, à Pisos, ou à Pélops, sont renouvelés dans l'Élide, à Olympie, par Iphitos, d'Élée; Cléosthénès, de Pise, et Lycurgue, de Lacédémone. Iphitos est placé en effet par Ératosthène, cent huit ans avant l'olympiade de Corœbos qui est fixée à l'an 776 avant J. C. ; son nom est resté à la série des vingtsept olympiades qui précèdent 776.

Lycurgue, qu'Aristote et Ératosthène font contemporain d'Iphitos, est bien postérieur, d'après Thucydide, 822 avant J. C. — Les lois que Lycurgue a données à Sparte sont conformes à l'esprit dorien qu'il trouvait tout-puissant en Laconie et dans l'Ile de Crète qu'il visita : il maintient la royauté partagée, crée un sénat de vingt-huit vieillards , dont les résolutions sont approuvées ou rejetées par l'assemblée des citoyens; les descendants des conquérants, les Spartiates, sont seuls citoyens; les Laconicns partagent avec eux la possession de la terre que cultivent les Hilotes ou esclaves. Lois étranges sur l'éducation et sur les mœurs; exercices et repas en commun: vie toute militaire; tout doit concourir à la grandeur et à la force de la cité. Les affections de famille et la morale privée même sont sacrifiées à ce but.

776. L'Éléen Corœbos est couronné aux jeux olympiques. Cette année est le point de départ de l'ère grecque des olympiades.

La poésie grecque avait déjà jete* à cette époque le plus vif éclat , car elle avait produit Homère et Hésiode , l'un auteur de Y Iliade et peut-être aussi de Y Odyssée, l'autre de plusieurs ouvrages dont les principaux qui nous restent sont une Théogonie

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et le poCme des OEuvres et Jours, durait encore au moment où finit Ils vivaient tous deux au ixe siècle , notre seconde période, si l'on accepte le témoignage d'Hérodote : « J'estime qu'Homère et Phéntrlc. Hésiode, dit-il, ne vivaient que quatre Les rois de Tyr, Ahihal et Hiram, cents ans avant moi. ■ Il appartient sont contemporains de Salomon. Le :ui-raéme au v* siècle avant notre douzième roi de la même famille est ère. Pygmalion, frère de Didon, qui, s'il

Inde. en faut croire la tradition embellie

par Virgile, aurait emmené une co-

Quelques écrivains placent Téta- lonie phénicienne sur la côte d'A-

blissement des Aryas dans la pro- frique, à Cannage , qu'elle fonda ou

\ince de Dehli où ils constituent les agrandit vers 880.

castes des Brahmanes ou prêtres, des Les Phéniciens faisaient dès le

Xattryas ou guerriers, et des Vaîçyas xe siècle et probablement bien long-

ou laboureurs et marchands, vers temps auparavant un grand com-

l'an 1400 , ce qui est probablement merce, par la mer Rouge , avec le?

une date trop moderne. Une qua- pays de l'Orient désignés sous le nom

trième caste, celle des Çudras , ren- d'Ophir. Les Juifs sous Salomon fu-

fermait les vaincus, les étrangers, et rent associés à ce commerce, était tenue par les trois autres en

jrrand mépris. Déjà les Védas ou li- ftyrle. vres sacrés étaient écrits, ainsi que Hadadézcr, contemporain de Date Code de lois attribué à Manon vid, fonde le royaume de Syrie. Mais dont la tradition fait le fils de Bran- il y avait eu avant lui plusieurs pema ou le premier homme. La ré- tits États en Syrie dont nous ne poudactîon de ce code, véritable traité vous toujours retrouver la position de morale et de législation, est pla- géographique. Tels furent ceux de cée au xvie, au xi* ou au x* siècle Sobah, d'Hamath, d'Arpad, de Maaavant J. C. cha, de Gessur et de Kohob. Hadad-

Lydlc. ezer fi' en Syrie ce cwe *€S ro^s

juifs avaient fait en Palestine : il

Ce pays en était à sa seconde dy- réunit toutes les tribus éparses en nastie de rois : la première, celle des un seul État qui devint redoutable Atyades, commence à une époque aux Juifs, quand ceux-ci , après la inconnue ; la seconde , celle des Hé- mort de Salomon , se divisèrent et raclidcs , dont l'avènement est placé s'affaiblirent par de continuelles disvers le temps de la guerre de Troie, cordes.

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