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PUÉ FACE. VII

s«Ue, admirable récit , d'une éloquence entraînante, mémo sous la forme chronologique, avait pris pour base les années avant et après Jésus-Christ, et les années du monde. « Quant aux olympiades, il n'a pas voulu, dit-il à la fin de l'époque xn, en charger la mémoire du dauphin , quoique les Grecs qui s'en servent les rendent nécessaires à fixer les temps. » Nous, qui ne demandons à personne d'apprendre par cœur la série des olympiades, nous les avons gardées d'après Clinton, parce que la comparaison soit avec l'ère romaine, soit avec l'ère vulgaire, ne petit que faciliter les études et abréger les recherches. La date de la création du monde, que Bossuet empruntait à l'archevêque d'Armagh, le savant Ussérins (Usher), le père de la chronologie biblique , est trop conttWersée pour qu'on puisse en faire le point d'appui continu d'un travail qui embrasse tous les peuples. w%\ ,u? ^ f: „,om ^up^yp w , /:

L'Art de vérifier fes.(te^flfl^?^ia,unjjeu pour la partie ancienne avant Jésus-Chris^ 1^ de,^ièçe faite p^r D. Clément, publiée seulement vingt-cinq ans après sa mort, en 1 s 1 s, est un guide excellent pour toute .^^up^.^yen.âg^ et^pour une grande partie des temps modern^^ f Pqur peu flu'on jette les yeux sur l'ouvrage des bénédictins,, ^'imagination s'ejtfraye de l'idée du temps, dos travaux nécessaires pour rassembler, rédiger, coordonner tant de matériaux souvent incohérents et dont on n'a pu former un tout qu'à l'aide d'une rare sagacité et de la plus saine critique1. Il n'y a presque pas un détail dans leurs trois volumes in-folio (édition 4783-4787), dit M. Daunou, le meilleur juge en matière d'érudition2, qui n'ait été attentivement et presque minutieusement vérifié. » 11 ne faut cependant pas leur demander plus que

ne comportait l'esprit de leur temps: en général, toutes les questions qui intéressent la liberté des peuples sont ignorées ou omises à dessein; ils oublient pour l'Angleterre la pétition des droits do 4629, comme le grand mouvement insurrectionnel des cités de Castille et de Valence au commencement de Charles V, comme l'histoire si agitée de la démocratie flofentine. Pas un mot de William

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1. Discours préliminaire de YAr t de vérifier tes dates avant Jt sus -Christ, édition 1819 in-8°, I. I, p. vij.

2. Cours d'études historiques, t. !IÎ, |S« leçon, p. 442-413.

PRÈFACB.

Pitt , ni des grands partis de l'Angleterre : le ministre est cité pour la première fois quand il tombe à la lin de la guerre de Sept ans. De l'administration française sous Louis XV depuis la fin de la régence, on ne voit que la rivalité du clergé et du parlement, sans le duc de Bourbon, sans les favorites, sans le duc de Choiseul. En matière ecclésiastique, nous n'avons à désavouer ni à aggraver aucun de leurs jugements : leurs doctrines sont celles de Bossuet et de l'abbé Fleury qu'ils citent souvent.

Depuis les dernières années de l'époque de Louis XV, les bénédictins nous abandonnent; le point où ils s'arrêtent n'a guère été dépassé par l'historien Daunou dans les aperçus généraux qu'il consacre à chaque siècle. C'est à lui que nous avons emprunté la pensée de résumer chaque siècle en aperçus rapides : travail artificiel et à bien des égards insuffisant, parce que tous les peuples ne s'arrangent pas pour terminer leurs affaires juste à la dernière année d'un siècle et pour commencer une vie nouvelle avec une nouvelle période centenaire. Comme notre méthode chronologique ne nous donnait pas d'autre moyen de synthèse , nous nous sommes contenté de composer ainsi , tous les cent ans, un tissu des faits pour l'en* semble du monde : 4'occasion nous a paru bonne en outre pour ressaisir certains traits de mœurs, des coutumes, des découvertes , des événements de l'histoire littéraire, utiles au développement de la civilisation , qui n'ont pas de dates rigoureuses. Nous avons puisé largement dans le texte même de M. Daunou1 pour l'analyse des premiers siècles : plus nous nous éloignons des temps anciens , moins nous gardons son texte et ses idées. La haine toute républicaine qu'il a vouée aux rois et aux conquérants, et les attaques qu'il dirige contre l'Église l'entraînent, malgré son impartialité ordinaire, dans de singulières fautes de jugement. Il parle d'Alexandre 9 comme ferait un philosophe morose qui n'aurait pas étudié l'histoire , comme a fait le poëte qui l'envoie aux Petites-Maisons : on dirait qu'il ne frappe si fort sur le héros macédonien que pour atteindre Napoléon , son émule dans les temps modernes. Nous retournerons contre lui une de ses paroles; il

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